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Editôt ou éditard… (147)

Editôt ou éditard... (147)

A qui peut-on se confier ? A qui pouvons-nous faire confiance ? Qui croire ? Voilà des questions fortes et intéressantes dans le pays des droits de l’homme et du citoyen. Quand nous voyons dans cet article de Daniel Schneidermann ce que peut faire la presse anglo-saxonne, aux ordres des USA et des conservateurs qui se cachent derrière le voile déposé pudiquement par Obama sur la démocratie américaine, ne pouvons-nous pas nous poser des questions sur la presse française aux ordres de milliardaires qui n’ont d’autres intérêts que les leurs ? Non seulement nous le pouvons mais nous le devons. Non contents de vendre au plus offrant des annonceurs des colonnes de mensonges qui ne tarissent pas d’éloge sur leurs compagnies, ils ont leurs propres opinions politiques et les laissent filtrer via leurs journalistes qui s’empressent de faire plaisir à leurs patrons.

Il en va de même partout sur la planète, l’argent s’intéresse toujours aux médias car ce sont eux qui manipulent le plus facilement et sans qu’ils ne s’en aperçoivent les veaux que nous sommes. Nous beuglons mais cela ne va guère plus loin, tant que nous avons notre quantité de foin dans la panse, nous continuons de ruminer, le regard vide et sans espoir vers un avenir qui se veut plus incertain que jamais, tout en cultivant la nostalgie du « c’était mieux avant ». Nous nous couchons devant nos maîtres, nous rampons devant leurs pieds que nous léchons afin de les rendre plus propres que l’âme de leurs propriétaires. Notre résignation et notre abandon à l’état d’esclave fait peine à voir et fait pleurer de rire le plus scélérat des maîtres qui nous enchaînent. Pays des droits de l’homme qui n’a même pas voulu accorder l’asile au lanceur d’alerte Snowden, la France n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fût. Honte à ceux qui nous ont menés là où nous sommes et honte à nous de nous être laissés faire.

Le pire dans tout cela repose sur l’absence total d’éthique dans les comportements des rédacteurs en chef et journalistes du Sunday Times qui retira les mots gênants de son article en ligne mais ne fit rien d’autre concernant les articles sur papier journal ayant été distribués à ses lecteurs, pas un article correctif, pas un mot d’excuse, rien. Non seulement ils mentent, mais même s’ils sont surpris la main dans le pot de confiture, ils ne s’excusent pas, ils ne cherchent même pas à présenter une argumentation qui justifierait leurs mensonges, non, ils se taisent et continuent de mépriser leurs propres lecteurs donc leurs clients dans un silence coupable. La liberté de la presse est toute relative et proportionnelle à la fortune des propriétaires des médias en question. Plus vous êtes riches et plus vous êtes autorisés à dire tout et n’importe quoi. Les lenteurs de la justice et la fortune sur les comptes bancaires font que les informations tronquées ou mensongères auront fait leur office et tromper tout le monde avant qu’une éventuelle sanction soit même imaginée.

La presse qui vit en se vendant pour éviter de se vendre pour vivre est la seule qui vous garantisse la liberté de parole de ceux qui y travaillent. Ils ont bien leurs opinions et les claironnent sur leurs colonnes ou leurs ondes mais au moins ne sont-elles pas à d’autre service que celui des choix politiques de leur rédaction. Elles ne nous vendent que leurs options, sans nous obliger à lire et regarder toutes ces publicités, qui prouvent par leur volume que les supports qui en sont couverts ne sont plus indépendants. Le Figaro, Le Monde, Libération, et tant d’autres supports ne sont que les bibles publicitaires des multinationales et des banques qui occupent leurs pages à foison. Avez-vous compté les périodiques et autres magazines qui garnissent les rayons des marchands de journaux ? C’est à perdre la tête, ils sont tellement nombreux que vous ne savez lesquels prendre, les quotidiens sont évidemment moins nombreux mais encore trop compte tenu de leur piètre intérêt et de leur manque certain d’objectivité. Je ne lis plus de quotidiens depuis des décennies, les magazines non plus, mes lectures concernant les informations générales et internationales ne me proviennent que par le truchement de sites internet d’opinions diverses dont je croise les informations pour me faire ma propre opinion.

Chaque semaine j’achète Le Canard Enchaîné, et Courrier International (couvert de pub aussi mais…), chaque mois j’achète La Décroissance, ce sont les seuls supports papier qui entrent chez moi, le reste m’est complètement insupportable. Des trois périodiques que j’achète deux sont vierges de toute publicité et seul Courrier International est un annuaire de toutes les voitures, banques et autres fournisseurs de produits dont je n’ai aucun besoin. Je l’achète tout de même car les articles internationaux appréhendent mieux que la presse nationale les problèmes que notre terre connait et encore mieux s’ils ont lieu en France. Mais globalement, la seule presse qui m’intéresse vraiment est celle qui ne se prostitue pas aux marchands du temple de l’argent.

Faites comme vous le souhaitez, mais sachez simplement que plus il y a de pubs dans votre journal ou magazine moins il vous dira la vérité, il en est ainsi des divergences d’intérêts entre ceux qui font les supports et ceux qui les lisent.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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