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Jeu de dupe ?

Jeu de dupe ?

Vous avez entendu parler de la conférence COP21 qui s'organise à Paris en fin de cette année. Si vous n'êtes pas au courant je vous félicite mais vous êtes le seul ou la seule. Eh oui, notre président, grand écologiste devant les différents éternels disponibles, a décidé de donner le ton au monde entier et veut marquer l'histoire du monde, quel prétentieux, par son intervention. Il la souhaite aussi magistrale que possible par les résultats qu'il escompte obtenir lors de ce superbe gala qui va polluer les yeux et les oreilles français pendant un trop long moment. Mais ses actes actuels et les décisions de son gouvernement vont juste à l'opposé du schéma qu'il veut imposer. Comment ne pas froisser voire éclater son périnée quand on fait un si grand écart à froid, Monsieur le président ?

Il n'y a pas de jour qui se passe sans que les adeptes du laisser-faire, dans les affaires qui traitent des énergies fossiles, ne nous donne des signes négatifs eu égard à l'extrême urgence de nos changements d'habitude de consommation. Je vous laisse le soin de décrypter toutes les dernières décisions gouvernementales et les abandons que celui-ci réalise presque quotidiennement vis-à-vis de l'écologie. Je n'aime pas Sarkozy, vous le saviez déjà, mais au moins nous ne pouvions attendre autre chose de ce monsieur que ce qu'il a fait, du vent. Mais pouvions-nous attendre de Hollande qu'il trahisse, une fois de plus, un de ses engagements ? Oui, car il en a pris l'habitude depuis trois ans. Comment peut-on vouloir laisser son empreinte, dans un domaine qui ne traite que de la survie de la planète, excusez du peu, et accomplir cette énième trahison avec le cœur léger et une équipe qui passe plus de temps à se battre dans ses propres rangs qu'à préparer cette grande fête à venir ? On peut vouloir tout et son contraire, comme on l'apprend à l'éna, mais on prend des risques…

S'il est vrai que Areva, Total et bien d'autres pollueurs et pêcheurs en eaux profondes ruinent notre petite terre, doit-on tout leur pardonner, peut-on leur laisser faire ce qu'ils veulent sous le prétexte fallacieux qu'ils donnent du travail à des milliers de personnes, dont ils pourrissent la vie par ailleurs ? C'est une question importante à laquelle nos gouvernements successifs de droite et de gauche ont toujours répondu par l'affirmative. Ces gens-là sont des intouchables sous prétexte qu'ils sont de grands employeurs, de moins en moins tout de même si l'on compte les futurs plans sociaux des uns et des autres, 4000 emplois chez Areva, etc. C'est là que la question qui est sur les lèvres de tous les électeurs de Hollande se pose ; est-il de gauche ? Non ! Et son gouvernement ? Non plus ! Et ce n'est pas un reproche, en fait, je m'en moque. Que ces gens soient de droite ou de gauche n'est pas vraiment mon problème. Mon vrai souci est que les uns comme les autres emploient les mêmes techniques, les mêmes outils, pour nous manipuler et que les qualificatifs droite et gauche n'ont absolument plus aucune signification, si tant est qu'ils en aient une dans l'histoire. Raymond Aron disait justement que de s'avouer de droite ou de gauche consistait en un aveu de l'utilisation que d'une moitié de nos capacités. Il avait raison et c'est ce qu'ont en commun nos politiciens.

Dans le cadre de l'écologie, ce qui est le moins rassurant repose sur l'absence totale de vrais écologistes dans la paysage politique français et peut-être même mondial. Mis à part les décroissants qui se réclament de la seule vraie écologie politique mais qui n'ont jamais, mais vraiment jamais la parole, le reste est composé d'opportunistes politiques qui se sont mis à l'écologie par manque de postes disponibles ailleurs sur l'échiquier politique. Les Cosse, Placé, de Rugy, Duflot ne défendent pas l'écologie, ils défendent leur avenir et leurs situations professionnelles qui, malheureusement, leur fait occulter ce pourquoi ils ont été élus. Les largesses dont bénéficient les pollueurs grâce à la corruption des élus qui les protègent ne sont d'ailleurs pas compréhensibles. Leur profit à court terme les a tellement marqué qu'ils en oublient qu'en détruisant le globe terrestre c'est leur profit à long terme qu'ils sacrifient. Mais dans l'univers matériel dans lequel la consommation est la reine, où les divinités sont le dollar, le progrès et la science, il n'y a pas de place pour l'avenir, seul le moment présent existe et la politique du « ce qui est pris n'est plus à prendre » est la seule autorisée.

Mais le plus troublant est que le peuple ne prend pas conscience du drame qui se prépare et pour lequel, parce qu'il est en moyenne plus pauvre que ceux qui polluent, il ne sera pas prêt à résister mais prêt à être sacrifié. Cette volonté exacerbée de défendre son emploi, même si c'est celui-ci qui fera que nos enfants n'en auront pas, me semble étrange et manque d'une certaine vision sur l'avenir de notre progéniture. Les syndicats eux-mêmes jouent les dupes mais savent que leur itinéraire ne mène nulle part, ils ont conscience de leur impéritie et de leur veulerie, raisons pour lesquelles ils n'ont plus d'adhérents et qu'ils se font doubler par leurs troupes à chaque durcissement de conflit.

Alors COP21 ou pas, on n'est pas sorti de nos problèmes et ne comptez pas sur ce gouvernement comme sur les suivants, quels qu'ils soient, pour vous aider. Vous tenez votre avenir et celui de vos enfants entre vos mains, vous êtes responsables…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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