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Ma quoi ? Macron !

Ma quoi ? Macron !

La macron économie… oups… la macro économie c'est s'occuper d'économie pour les poissons ? Pour les gros ? Pourquoi au fait ? Dans tous les cas, la loi du ministre préféré du président repasse devant l'assemblée nationale, toujours prise en otage des députés dont vous trouverez les noms à la fin de cet article, inutile de leur faire trop de pub, n'est-ce pas ? La loi Macron, fortement amendée par les sénateurs de droite bien évidemment, après son passage en force qui faisait pousser des cris d'orfraie aux socialistes d'antan, revient pour se faire définitivement valider par des députés dont on ne compte plus les amoureux de l'entreprise, suivant en cela l'exemple du supporter de Barcelone qui va travailler avec ses deux enfants le week-end…

Pour moi, qui ne suis pas de gauche et qui ne vote plus depuis 2002, date du duel entre Le Pen père et Chirac (mon dernier bulletin fut pour lui), je considère que la loi Macron est bien une loi de droite. Aidée des autres lois « pacte de responsabilité », « compte de pénibilité », « loi Rebsamen », et autres allègements fiscaux et limitation des indemnités prud’homales, on se croirait sous Sarkozy et peut-être pire car le petit aurait certainement hésité à en faire autant en si peu de temps. Je m'imagine donc la frustration, le sentiment d'abandon des fans du discours du Bourget, trompés par les autres mensonges et promesses non tenues de notre autre pays du fromage, les cocus de « moi président ». En soi qu'une loi soit de droite ou de gauche peu me chaut, mais il est toujours plus difficile d'agréer à quelque chose lorsque cette chose justement vient de quelqu'un qui prêchait son opposé, que son opposé, rien que son opposé. Il y a duperie et c'est exactement cela qui me gêne et me perturbe. Je ne ferai donc pas, comme tous ces pseudos socialistes ou ces umpistes devenue lristes, de l'opposition de principe car les bonnes idées viennent de toutes parts, mais je ne peux accepter la trahison.

A entendre les bénéficiaires de la loi Macron, les patrons des grandes entreprises, les énormes concessions faites par les sans culottes au pouvoir, ne sont que des mesurettes. Ils défendent mieux l'emploi en tant que chefs d'entreprise que les tenants de la vertu populaire, les gens de gauche et les syndicats. A les entendre, les entreprises ne sont créées que pour défendre l'emploi et embaucher pour la plus grande satisfaction salariale, évidemment c'est faux. Il faut seulement se rappeler que les sociétés ne sont générées que pour fabriquer des profits, que des profits et seulement des profits. Les employés et tous les salariés ne sont que des moyens d'établir ces profits. D'ailleurs nous entendons parler aujourd'hui de « ressources humaines » et non plus de département du personnel. Dans le terme « ressource » on retrouve cette notion d'outil, d'élément, de chose mise là où elle doit être pour atteindre le but fixé, au contraire dans le mot « personnel » il y a une humanisation de l'outil qui inspire plus de respect, il s'agit d'êtres humains et non pas de simples ustensiles nécessaires à la production. Et c'est de ça que nous parlons ici, cette lente glissade vers une déshumanisation de l'être, de son existence limitée à ses facultés productives et économiques, et c'est un gouvernement de gauche qui le fait tout aussi bien que ses prédécesseurs de droite. Honte à eux.

Comme à l'accoutumée ce sont les vedettes du CAC40 et les grosses entreprises qui seront les réelles gagnantes de ce jeu de dupes où les dindons de la farce sont les outils, les pauvres bougres qui deviennent de plus en plus de la chair à produire, des accessoires générateurs de profits. Croyez-vous que si des machines pouvaient faire tout ce que font encore les hommes, nos « profit makers » ne seraient pas enclin à les acheter pour remplacer leurs salariés pourvoyeurs de soucis, potentiels ennemis et freins à l'ivresse de la recherche de la richesse ? Bien entendu qu'ils les achèteraient, qu'ils se débarrasseraient de tous ces gueux qui ne veulent que survivre en recevant leurs maigres salaires, qui n'ont pas fini de baisser, capables de couvrir uniquement leurs charges. Le problème vient du fait que les êtres humains étant devenus tous égocentriques, égoïstes et veules du fait de leur acceptation de cette société matérialiste qui les réduit en esclavage, ils ne peuvent se défendre car toute idée même de collectivisation de leurs intérêts leur échappe complètement. On le voit, les syndicats se meurent, les mobilisations des victimes de cette société productiviste et sans conscience ne se font plus et lorsqu'elles naissent c'est en opposition aux syndicats supposés les aider. Le monde tourne à l'envers, nous marchons sur la tête et donnons à nos maîtres le fouet pour nous battre, c'est là le comble.

Alors la loi Macron passera, quitte à passer en force une fois encore, tout comme la loi sur la sécurité, tout comme tous les pièges que nous tendent nos politiciens de tous les partis qui se succèdent au pouvoir. C'est grâce à nous ou plutôt à cause de nous et de notre lâche résignation, soyons heureux d'être ce que nous sommes, des instruments de la richesse d'une oligarchie qui nous mène en bateau, des esclaves qui embrassent leurs chaînes et ceux qui les leur mettent.

A quand une révolution ? Cela ne dépend que de nous !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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