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Editôt ou éditard… (150)

Editôt ou éditard... (150)

Je ne suis pas le seul à l’avoir remarqué, nous vivons une époque formidable. Tous les pays du monde sont des démocraties ou peu s’en faut, nous baignons dans une ambiance on ne peut plus fraternelle, nous sommes tous Charlie, et Tunisiens, l’unanimité est la règle absolue, quant à la générosité je n’ose en parler tellement elle déborde de toutes parts. Seuls les Grecs et les migrants viennent perturber nos vies bien organisées avec leur misère répugnante et leur désir de venir manger à notre table pour les plus affamés. Par ailleurs, nous constatons tous avec bonheur que la dissension n’existe pas dans notre « meilleur des mondes », un seul avis, une seule tête, on se croirait revenu au bon vieux temps des chemises noires, des jeunesses fascistes italiennes ou allemandes, du bon vieux temps de l’autorité reine, c’est l’avancée vers « 1984 ».

Je suis quelqu’un de simple, peut-être simpliste même en matière politique, je ne sais pour ainsi dire ni lire ni écrire juste épeler, mais j’ai une technique simple pour prendre conscience que mon ou mes interlocuteurs me mentent ou me disent la vérité. Vous pouvez essayer aussi, cela fonctionne à tous les coups, je n’ai jamais connu d’erreur depuis que j’utilise cette technique. Dans un échange sur la politique, avant de parler, écoutez vos partenaires de conversation, écoutez-les avec attention et respect. Ensuite regardez dans leur langage exprimé s’il y a des répétitions, des mots qui se retrouvent souvent mis en avant, mis en exergue par ceux-ci, ce sont souvent ces mots qui caractérisent, qui synthétisent leur propos. Mais dans quel sens me direz-vous ? Dans un seul, celui du manque que représente ce dont ils répètent sans cesse. Prenons un exemple ce sera plus facile. Si vous écoutez Hollande, vous entendez souvent les mots de démocratie, de liberté, de social et que constatons-nous avec effroi ? Que depuis qu’il a rempli les fonctions de président, et c’est bien le mot à la vue de l’embonpoint que cela lui a procuré, il n’a eu de cesse que de les faire disparaître ou au moins les réduire telle une peau de chagrin. En conclusion, plus quelqu’un parle d’une chose plus vous pouvez être sûr qu’il ne la pratique pas et qu’il le regrette éventuellement.

Mettons en pratique le raisonnement ci-dessus. La Grèce a commis quelques bévues au regard de ce que la pratique politique consensuelle habituelle tolère. Lisez cet article qui sera clair comme je ne pourrais l’être. Premièrement, elle a voté à gauche, pas la gauche bobo à la française qui fricote avec les banquiers qui garnissent ses ministères et ses bureaux de conseillers, la vraie gauche, celle qui veut plus de solidarité, plus de lien, plus d’équité, plus d’égalité, une vraie gauche quoi comme on n’en a plus vu en France depuis le Front Populaire. Deuxièmement, Elle a décidé souverainement, par l’entremise de son gouvernement qui a retranscris les attentes de la majorité des Grecs. Elle a fait fi de la doxa européenne qui prête le flanc à toutes les attaques des oligarchies en place dans tous les pays d’Europe et je dis bien tous. Troisièmement, elle a demandé au peuple son avis, elle l’a consulté et lui a obéi, en tout cas jusqu’à maintenant. En quoi ces trois « bévues » servent-elles d’exemple à ma théorie ? Tout simplement parce que les bouches aux haleines fétides de nos politiciens n’arrêtent pas de parler de démocratie, de liberté, de solidarité entre les pays membres alors qu’ils pratiquent exactement l’inverse de ce qu’ils disent.

Les gouvernants européens ne peuvent se satisfaire d’avoir dans leurs rangs des gens qui ne pensent pas comme eux, des personnes qui n’ont pas « l’esprit libéral », des quidams dont l’orthodoxie financière n’est pas prouvée, voire même inexistante, dans le sens du bien-être de la finance sur le dos des peuples. Et moi, qui ne suis pas de gauche, je me souviens des discours, entendus dans ma jeunesse, pleins d’utopie sur le bonheur de la gauche prolétarienne après son accession au pouvoir, c’était beau comme du Tsipras pour les Grecs d’aujourd’hui. Et même si je sais que le bonheur désiré par Alexis Tsipras n’est pas la solution, elle a le mérite d’exister et de montre qu’il n’y a pas de voie unique, que d’autres solutions sont envisageables, sont imaginables. Comment pouvons-nous vivre, nous, le peuple qui fit la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, dans un pays soumis à l’intolérance la plus scandaleuse, les inégalités les plus flagrantes, le rejet de l’autre ? Nous parlons de tolérance, ça oui, mais dès que vous dites un mot contre Israël vous êtes taxé de nazisme, dès que vous faites une réflexion sur la GPA vous êtes homophobes, dès que vous parlez de terrorisme vous êtes islamophobes, dès que vous adhéré à une vraie gauche vous êtes immatures et incapables de penser intelligemment par vous-mêmes… j’en passe et des pires. Et nous sommes tolérants ? Laissez-moi rire !

La Grèce a été acculée à la situation qu’elle connait par les financiers qui sont les seuls gagnants de toute cette lamentable affaire dont nous sommes les complices résignés. Quand j’entends les Eric Brunet et autre Ruth Elkrief, journalistes de leur état parait-il, quand j’écoute nos personnalités politiques, j’en frémis ; ce sont de petits dictateurs en puissance. Or leur paroles point de salut, ils détiennent LA VÉRITÉ ABSOLUE. Ils ne doutent de rien malgré leurs échecs incessants depuis plus de quarante années longues et dures pour les peuples du monde entier. Ils nous mènent à la catastrophe et refusent à d’autres qu’eux de proposer de nouvelles voies, d’autres raisonnements, d’autres approches des problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés et développés. Le pire est que nous avons un gouvernement supposé de gauche… Une fois encore, laissez-moi rire, j’en ai mal au ventre qui est la partie du corps la plus croissante chez bon nombre de nos socialistes au pouvoir.

Et tout ce fatras, cet agrégat de bêtise déguisé en costumes et cravates, qui se retrouvent tous les quatre matins pour des réunions de la dernière chance qui durent depuis des années, à nos frais, sans jamais avancer de véritables « sorties de crise »… Mais à quoi servent-ils exactement ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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