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Editôt ou éditard… (151)

Editôt ou éditard... (151)

Chassez le naturel il revient au galop… Dicton ô combien applicable à l'espèce humaine, cette race animale capable du meilleur comme du pire. L'affaire grecque nous amène à constater une fois de plus que la force comme la faiblesse de l'homme tiennent à sa vision de lui-même, à l'appréciation de sa propre valeur, qu'elle soit morale, spirituelle, ou encore physique, à l'image qu'il croit montrer, à celle qu'il sait vraie, et pour finir, à celle qui le fait rêver. C'est pour cela que beaucoup des soucis que se créent les hommes reposent sur ce que nous nommons rapidement et grossièrement l'amour propre, l'orgueil, la surévaluation de soi ou de ses compétences. Or il en est ainsi de cette triste série, comme on dit chez les jeunes, qui nous est déroulée quotidiennement sur nos écrans avec force débats et négociations helleno-européennes…

En résumé, ce que reprochent les pays du nord de l'Europe, et bien sûr l'Allemagne, à la Grèce est la trahison que leur premier ministre a réalisée en consultant sa base populaire, en faisant participer le peuple au débat dont il sera la victime. Tous les pays d'Europe se sont faits prendre en flagrant délit de mensonge. Les parlements disent représenter les peuples, mais comment le peuvent-ils puisque chacun de leurs membres ne sera jamais touché par les conditions draconiennes qui sont imposées justement aux peuples qui ne sont pas consultés. Nos élus croient détenir un blanc-seing ou un chèque en blanc, comme certains le disent des souhaits de la Grèce, de la part de leurs électeurs, alors que la démocratie n'est pas cela du tout. Il n'est pas question d'élire quelqu'un sur un programme qu'il ne réalisera pas, mais, bien au contraire, de la mettre en place et en situation de pouvoir afin de le réaliser. Or ce n'est pas ce que font les pays, la France en tout premier lieu puisque, malgré le refus populaire de 2005, les partis de droite et de gauche ont imposé au peuple leur désir européen deux ans plus tard. C'est ce qui insupporte les dictatures parlementaires qui garnissent les temples du pouvoir européen à Bruxelles comme à Strasbourg.

Le règlement de la situation économique grecque passe donc par une répression à la fois morale ou psychologique et économique. Les traîtres à leurs peuples, pris les mains dans le pot de confiture, veulent faire payer à la Grèce son besoin de démocratie, même si cela correspondait à une stratégie de défense Tsiprasienne. Chacun des membres de la Communauté Européenne a quelque chose sur la conscience et, en particulier, son propre endettement, non maîtrisé et non maîtrisable. En effet, comment maîtriser un endettement qui augmente chaque année de 3 % de déficit autorisé par les banquiers du système, et ceci étant accordé à tous les états membres. En fait, c'est la peau de ce gouvernement atypique, de ces anarcho-gauchistes, que les autres états, lâches et veules, veulent avoir en trophée. Comme je le disais récemment, ce n'est pas parce que nous parlons de tolérance que nous la pratiquons, je disais même et je le confirme, plus on en parle et moins on la pratique. La ligne que doivent suivre tous les états de notre petite terre est celle imposée par l'American Way of Death. C'est d'ailleurs pour cela que les étasuniens ont demandé à l'Europe de trouver une solution pour sauver la Grèce du « Grexit ». C'est un manière habile de les conserver sous contrôle et de les convertir rapidement.

Il s'agit donc d'un règlement de compte, en bonne et due forme, sans violence apparente mais avec une terrible agressivité sous-jacente et contenue. Les pays du nord sont vexés et se sentent trahis par d'autres pauvres qui n'acceptent pas les sacrifices qu'eux ont agréés. Ils ont fait des efforts, sur le dos de leurs peuples respectifs et sans les concerter, et donc imposent aux autres membres étant dans des situations identiques à faire de même, toujours en demandant de ne pas consulter leurs propres peuples, soumis aux tortures financières réclamées par les banquiers, et qu'eux ont appliquées à leurs peuples trahis et abandonnés par leurs élus. C'est effectivement à force de pression sur les salaires, sur les pensions, que des états comme la Lettonie se sont rangés parmi ceux qui atteignaient le succès, en particulier parce que ce pays est devenue un paradis fiscal qui engrange les profits monstrueux des mafias des pays de l'est. Mais quand il y a de l'argent en jeu, les banquiers de l'Europe sont contents, n'est-ce pas ? Mais il faut aussi dire que tous les états qui s'opposent à la Grèce sont de droite, voire d'extrême droite avec des ministres de cette tendance nauséabonde dans leurs gouvernements, Finlande, Lettonie, Autriche, etc. Ce ne sont pas des parangons de démocratie mais ils sont plus riches que les Grecs, alors on pardonne tout lorsqu'on aime l'Europe et surtout l'argent.

C'est notre seul vrai souci, l'économie a bouché l'horizon et personne ne veut réagir à cette oblitération de tout autre mode de pensée. On ne supporte plus quiconque ne correspondant pas à la doctrine majoritaire qui est basée sur le profit à outrance, même et surtout sur les dos de ceux qui le produisent et qui constituent les peuples. Jusqu'à quand ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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