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« LA » Chronique du week-end… (150)

"LA" Chronique du week-end... (150)

Finalement la démocratie est la seule victime de la victoire de Tsipras au référendum qui demandait aux citoyens grecs s’ils acceptaient la proposition de la troïka, qui ne porte plus son nom mais qui continue de faire des dommages. Près de 40 % des électeurs n’ont pas voté parce qu’ils ont constaté, comme beaucoup le font aussi partout, que cette votation est une ruse politicienne pour permettre au gouvernement grec de renégocier tout ou partie de sa dette. Alors vous m’excuserez mais, 61.45 % de non issus de 61 % de suffrages exprimés, cela ne donne aucune raison de pavoiser. En fait environ 37 % des votants ont dit non et environ 25 % ont dit oui sur le nombre des électeurs inscrits. Pas de quoi être fier ni de se prendre pour un Dieu…

Bien évidemment, je considère l’usine à gaz européenne complètement inutile et dont sa seule fonction est d’imposer par la force le néolibéralisme partout où son influence est présente, et comme nous pouvons le voir, celle-ci se fait exclusivement en Europe et surtout chez ceux qui gagnent à y participer pour sortir de leurs ornières. Mais reprenons le cours des événements depuis le début pour tenter de comprendre cette tragédie grecque. La Grèce, avant son adhésion à l’Europe ne s’en sortait pas mieux mais pas moins bien que beaucoup de petits pays européens. Pour ouvrir son marché encore plus grand au monde, elle choisit d’entre dans la communauté alors qu’elle n’en avait pas les moyens. Mais cela arrangeait les technocrates de Bruxelles d’avoir un nouveau venu qui venait gonfler, artificiellement, les rangs des européistes distingués. C’est ainsi qu’avec la bénédiction des autorités européennes de fausses données, établies par des financiers de renommée internationale et choisis par ces mêmes autorités, de faux comptes, de fausses prévisions, enfin tout ce qu’on peut imaginer de tricherie comptable ont pu faire entrer la Grèce dans le panier de crabes européens. Ceci fut le premier faux pas de l’Europe administrative et politique, coupable d’escroquerie, de faux, d’usage de faux, d’abus de confiance et de gestion déloyale vis-à-vis de ses peuples. Bravo ! Quel talent !

Croyant que les Grecs allaient rentrer dans le système avec entrain, certains naïfs qui gouvernent notre continent à la dérive, ont pensé que les nouveaux venus, très bien placés au palmarès des tricheurs fiscaux, des dissimulateurs et des fraudeurs européens, dont les popes et leur église qui sont les plus riches de leur pays ne paient pas d’impôts, se précipiteraient sur leurs feuilles d’impôts sur le revenus, auraient payé leurs excédents de TVA et autres plaisanteries fiscales qui ne convient à aucun Grec. Mais ce n’était pas de la naïveté, les dirigeants européens savent depuis longtemps qu’on ne change pas un système si rapidement. Et donc, ils ont laissé faire les Grecs, leur prêtant même autant d’argent que de besoin pour pouvoir continuer à mener grand train aux frais de leurs « voisins et amis » européens. Tout l’argent qui arrivait dans les caisses de cet état dispendieux et complètement corrompu provenait d’un réseau de banques privées qui étaient convaincues que tous ces sous leur reviendraient avec intérêts et bénéfices. C’était sans compter avec la générale Merkel et le caporal Sarkozy… Ils eurent, entre autres idées, celle de refiler les dettes que les Grecs avaient contractées vis-à-vis de banquiers privés à la BCE et aux états membres. Pourquoi ? Tout simplement pour ne pas nuire aux banques privées que les états auraient dû renflouer au vu et au su de tous en cas de problème de remboursement de la part des Grecs. Or ces deux larrons savaient qu’il allait y avoir « un » problème grec et c’est donc en toute connaissance de cause qu’ils ont transféré le risque financier des banques privées aux budgets des états membres et donc à nos impôts. L’intention dolosive, même si elle n’est pas clairement prouvée, est telle que ces deux escrocs de bas étages devraient finir leurs vies derrière les barreaux. Deuxième faux pas. Bravo ! Quel talent !

Non contents de cela, l’Europe continua à prêter de l’argent à la Grèce qui devenait une réplique du tonneau des Danaïdes pour les fiscalisés européens. Tant et si bien que nous en sommes arrivés à des montants tels que, même si le père Noël existait, la Grèce ne pourrait pas rembourser. C’est à ce moment-là que Tsipras fit son apparition dans le monde politique grec et finit par prendre le pouvoir. Mais ses intentions ne sont pas plus honnêtes que ceux qui ont jeté son pays dans cet enfer. Il veut annuler tout ou partie de la dette et continuer comme bon lui semble à distribuer l’argent qui lui passe entre les mains. Cela ne convient pas à l’administration européenne qui a fait de la finance son cheval de bataille. Qui dit finance dit automatiquement austérité pour les pauvres et profits pour les riches, je ne mens pas, ouvrez les yeux, les inégalités n’ont jamais été aussi flagrantes. De plus ce gaillard d’une vraie gauche est insupportable sur les photos de néolibéraux pur jus. Le but de l’Europe est d’être capitaliste et libérale, avec force compétitivité faite sur le dos du bas de l’échelle sociale, force diminution des services publics des états, et hausses d’impôts généralisées. C’est ainsi que la haine de Tsipras, ennemi gauchiste, venait enfler le souci financier, déjà gros.

Nous avons pu constater que les propos élégants réalisés par les esclavagistes libéraux sur Tsipras étaient passés d’insultes polies à des jurons de charretiers, que ces derniers me pardonnent de les comparer à des politiciens qui ne valent rien. C’est ainsi que Lagarde, vous savez celle qui donne des centaines de millions à Tapie et rackette tous les pays pauvres de la planète au FMI, parle de Tsipras comme d’un enfant, le traitant presque de benêt. Tout le monde libéral et exploiteur des pauvres s’est donc mis d’une seule voix à vociférer contre un Tsipras qui ne méritait pas autant d’attention. Alors me direz-vous, pourquoi ai-je dit que la démocratie était la principale victime de cette lamentable situation ? Tout simplement parce Tsipras ne fera rien de différent par rapport aux autres pays membres. Il veut juste redistribuer différemment mais ses moyens d’action seront les mêmes que ceux d’un Hollande ou d’un Cameron ou d’une Merkel. Sa société ne va pas changer alors que c’était sa promesse, celle qui fut génératrice de son élection. Mais en fait, les Grecs ne veulent rien d’autre que de l’argent, tout comme nous tous les Européens, ils ne souhaitent pas changer la société, ils veulent juste faire grossir leur part du gâteau, même si celui-ci est empoisonné. En conclusion de ce rapide tour d’horizon, que les dettes soient ou non effacées, pour la Grèce comme pour tous les états endettés, on s’en moque. Si la société que nous faisons continue sur la voie qu’elle parcourt, cela se fera sans moi.

Avec les escrocs, les profiteurs et les libéraux sauvages, nous n’avons pas d’avenir. Si la démocratie est la victime de cet enfer-là, c’est juste parce que nous sommes ceux qui ont donné leur pouvoir à tous ces mécréants qui en usent et abusent contre nos intérêts et en faveur des leurs.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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