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Le Pirée… à venir

Le Pirée... à venir

Bon, ben je crois que ce sera la dernière fois cette semaine que je vous parlerai de la Grèce, avant demain peut-être… Comme je l'écrivais déjà hier, le Parlement grec a donc accepté la voie de la soumission aux diktats allemands, de la finance internationale et aux multinationales industrielles. C'était une des solutions possibles et les élus grecs en ont fait leur choix au nom du peuple grec mais sans en souffrir des conséquences. C'est souvent ainsi, pour ne pas dire toujours, dans les dites « démocraties » qui garnissent et couvrent la petite boule bleue que nous habitons. Mais finalement ces gens ne représentent plus le peuple depuis le lendemain de leur élection, ils sont les ambassadeurs d'autres intérêts mais certainement pas de ceux des gens qui les ont mis en place…

Pour récompenser son esclave aux tentations d'évasion, la troïka, la BCE, le FMI et la CE, ont décidé d'allouer un peu plus de sous à la Grèce pour ne pas qu'elle revienne tous les dimanches faire l’aumône à la sortie du temple de l'argent. C'était peut-être ça l'arrangement entre Tsipras et les tortionnaires de la finance européenne, des sous contre l'acceptation des chaînes aux pieds, bon accord pour le premier sinistre grec mais pas pour ceux qui vont porter les chaînes en question. Nous ne saurons que dans très longtemps, si nous le savons un jour, quelles étaient exactement les conditions de ce « deal » à l'américaine où tout est évalué, tous est achetable, tout n'est qu'une question de prix. Et c'est là que je m'insurge. Cela ne me dérange pas de faire des compromis, d'arrondir les angles, de lâcher du lest comme nous disons. Ce qui m'horripile repose sur le fait que ceux qui font, qui signent ces compromissions, car ce ne sont plus des compromis mais des abandons, ne paient jamais comme ceux qu'ils assujettissent à leurs décisions, ils échappent définitivement à toute responsabilité sans jamais rendre de comptes. Ceci n'est plus acceptable !

Comme le dit Michel Collon, les peuples n'ont plus la liberté de disposer d'eux-mêmes et pour officialiser cela, nos chers élus devraient la supprimer des Constitutions et des Droits accordés aux états. Nous le voyons partout, dès que la suprématie des techniques de gestion néolibérales est remise en question, les élus aidés par ceux qui les corrompent, manipulent la communication, falsifient les rapports ou taisent ceux qui leur sont défavorables, afin de protéger leurs bienfaiteurs, les faiseurs de profits à tout crin, les adorateurs de l'argent Dieu sans scrupule. Si c'est cela le monde que je laisse à mes enfants, je regrette d'avoir vécu, j'ai honte et ne peux les regarder dans les yeux. Et cela peut encore être pire si vous êtes citoyen d'un pays pauvre, non seulement la démocratie n'y existe pas mais si vos représentants quittent la route qui leur a été imposée par les pays riches, c'est la guerre, l'invasion, les putschs, les révolutions générées et financées par les états industrialisés afin de remettre en place des marionnettes aux ordres dont ils ont besoin pour cacher leurs méfaits. Donc la Grèce a eu peur, très peur de s'opposer à la finance mondiale et se lance dans une nouvelle campagne d'austérité.

Mais au fait que veut dire exactement ce mot qui fait tant hurler les peuples européens qui y sont soumis depuis des années ?

Larousse : Caractère de quelqu'un ou de quelque chose qui est austère ; sévérité, rigorisme : L'austérité de la vie monacale. Politique économique visant à réduire l'ensemble des revenus disponibles pour la consommation, par le recours à l'impôt, au blocage des salaires, à l'emprunt forcé, aux restrictions de crédit et au contrôle des investissements. (Le but recherché est le retour aux grands équilibres, le carré magique.)

Comme vous pouvez le constater il n'est nulle question de philosophie et encore moins des créateurs de cette rigueur, de cette sévérité, de ce dépouillement que génère la véritable austérité, celle de Socrate à Gandhi et de nos plus grands philosophes antiques, Grecs justement. L'austérité était jadis quelque chose qui s'apparentait plus à la frugalité, à la limitation à ce qui était nécessaire et à l'abandon du superflu. Or de cela il n'y a pas l'ombre d'un mot, ce ne sont guère que les significations économiques qui apparaissent et ne laissent aucune place à autre chose. La guerre est déclarée depuis longtemps entre la philosophie, mère de la politique, et l'économie qui veut la submerger, l’avaler, la détruire car c'est elle qui donne vie à la spiritualité et donc à l'humanité. L'homme n'est pas qu'argent, travail, consommation et pouvoir, il est aussi doué pour les arts, le lien familial, amical, social, je ne crois pas que la finalité de l'humanité puisse être uniquement d'avoir, de posséder. J'ose espérer que le combat, bien qu'inégal et en faveur des matérialistes qui nous gouvernent, entre l'humain « humain » et l'humain outil, sera gagné par l'humain qui est en lieu et place de l'humain qui a.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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