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Où allons-nous ?

Où allons-nous ?

La peur est la plus mauvaise conseillère que nous puissions imaginer. C'est ce qui va certainement adoucir la technique assez « dure » jusqu'ici de Tsipras et son orchestre. Je pense que nous sommes bien partis pour une nouvelle trahison de ce premier ministre grec, qui, pourtant, m'avait donné tant d'espoir. Mais ne sommes-nous pas trahis que par les chiens… oups… les siens. Et là c'est bien le cas, Tsipras est finalement un politicien du sérail, avec, bien sûr, sa petite touche rouge vif, mais ce n'est pas un révolutionnaire. Or c'est bien de cela que nous avons besoin, d'un Homme, d'un vrai, qui aurait aussi peur que les autres, mais qui aurait le courage d'essayer autre chose. La peur est bienfaitrice, mais seulement lorsqu'elle génère le courage, pas autrement.

Vous trouvez que je parle un peu trop de la Grèce en ce moment, je pense… Mais ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres où nous suivons sans cesse les mêmes voies tracées depuis des lustres et qui ne mènent nulle part. Remplacer le mot Grèce par ce que vous voulez et vous obtiendrez le même résultat, la reculade générale devant le courage nécessaire à la recherche de solutions inédites, nouvelles, fraîches, qui pourraient tenter de nous sortir de cette société consumériste à mourir. Pendant que l'explosion des marchés boursiers chinois se prépare gentiment (baisse de 32 % en trois semaines), pendant que les marchés financiers occidentaux croient encore au père Noël, en pensant échapper au cataclysme à venir si la bulle chinoise explose à la figure du monde, nous jouons à nous faire peur sur un grexit qui serait une bénédiction pour notre petite planète, planète où nous serions obligés de faire fonctionner nos imaginations et mettre en place une véritable solidarité humaine pour notre plus grand bien.

La Grèce n'est que la partie immergée de l'iceberg de notre inconséquence, de l'incompétence de nos gouvernants aveuglés par leurs prébendes et la corruption dont ils sont les bénéficiaires. Il n'y a pas un seul champ d'activité de nos édiles et autres corrompus qui ne soit pas touché par leur vilenie. Vous croyez que j'exagère mais vous savez aux tréfonds de vous-même que j'ai raison, prenons un autre exemple, le paiement des parkings au quart d'heure. Cela devait générer une baisse pour les utilisateurs, bien au contraire, mis à part la ville de Toulouse me semble-t-il, tous les parkings ont des coûts qui augmentent drastiquement pour les vulgum pecus que nous sommes, et avec la bénédiction des maires et conseils municipaux, c'est là que c'est dramatique. Ces gens supposés nous représenter pour gérer les villes dans l'intérêt des citoyens se sont vendus à Vinci et autres malhonnêtes multinationales… Achetez le Canard Enchaîné et vous verrez la quantité de scandales qui touche nos élus et autres hauts fonctionnaires qui se gavent à nos frais et demeurent sans aucune responsabilité dans les postes qui les enrichissent par la corruption.

Acheter la presse sans publicité est un acte révolutionnaire. Le Canard Enchaîné, La Décroissance, et d'autres, fort nombreux au regard de ce qu'il va en rester avec toutes les lois qui vont limiter la démocratie et la liberté d'écrire, avant de faire de nouvelles lois qui nous empêcheront de penser. Encore une fois, vous croyez que j'exagère mais regardez, même Élise Lucet a été obligée de faire une pétition pour défendre le droit à l'information neutre, c'est à dire une information libre et qui n'appartienne pas à des vendeurs de publicité et des banquiers ou des multinationales véreuses et dangereuses pour les êtres humains. Via la Communauté Européenne les pays membres font des règles liberticides qui ne passeraient pas aussi facilement si elles se défendaient devant les assemblées populaires de chaque état membre. Pour me remettre dans le bain je relis « Le meilleur des mondes » d'Aldous Huxley. Cela avait été un livre « travaillé » à l'école, au collège ou au lycée je ne sais plus. Mais jamais, ô grand jamais, mon professeur de l'époque avait employé le mot de consommation.

Je me souviens bien des propos dithyrambiques sur les progrès de la science, sur lesquels il fallait rester tout de même prudent nous disait-il, mais à aucun moment il ne lui vint à l'esprit de réfléchir sur les raisons de l'exploitation effrénée de la science mise au service du commerce pour asservir l'être. Vous pensez que je m'éloigne de mon propos du début de cet article et là encore vous faites fausse route. Le seul vrai problème que nous avons est que notre système n'est pas bon, toute notre société a été bâtie sur un concept qui nous a fait croire un temps que le bonheur venait par l'avoir alors que c'est dramatiquement faux. L'Homme est un roseau mais un roseau pensant et l'avoir n'est qu'un pis aller qui permet la jouissance mais jamais le bonheur, qui autorise le plaisir immédiat mais empêche la joie durable et profonde. Nous ne pouvons être heureux selon ces principes car ils créent l'insatisfaction permanente et c'est de cela que le bonheur s'effraie et part loin de nous. Comment, dans des pays aussi civilisés que le nôtre, paraît-il (pour ma part je n'y crois pas), alors même que nous avons plus que le nécessaire et même plus que le superflu, comment se fait-il que les dépressions, les suicides, les drogues et les boissons, tous ces moyens d'oublier sa vie pour entrer dans des rêves, touchent de plus en plus d'individus et de façon égalitaire dans tous les milieux sociaux ?

Tsipras va certainement trahir sa parole mais nous sommes habitués, en Grèce aussi, qu'attendons-nous pour prendre les choses en mains ? Fainéants et lâches que nous sommes…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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