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Tout ça pour rien !

Tout ça pour rien !

Si je ne vous disais que le feuilleton sur la Grèce n'a fait que commencer et après une première « saison » assez éprouvante pour le… public que nous sommes, attendez-vous à en avoir une seconde avant la fin de cette année. Et vous vous demandez encore pourquoi nos politiciens n'ont aucun crédit aux yeux du peu de citoyens qui réfléchissent toujours ? Les 80 milliards d'aide alloués à la Grèce ne serviront qu'à rembourser les intérêts des précédents crédits qui leur avaient été consentis. Ce qui fait que nous devons entamer une procédure de sauvetage en liquidités à hauteur de 7 milliards d'euros pour rouvrir les banques grecques sans trop de soucis. Donc, on a tout fait pour ne rien changer…

Maintenant, ils veulent tous, Lagarde, Draghi, baisser l'endettement de la Grèce… Mais c'est ce que demandait Tsipras, rien de plus. Pour ma part une sortie de la Grèce de l'euro est souhaitable pour eux comme pour nous en fonction de ce que les Grecs inventeront comme système subsidiaire et de remplacement des politiques stériles du capitalisme néolibéral comme du collectivisme stérile. Le problème est bien plus profond, il est structurel et c'est de fond en comble que nos mentalités, nos modes de fonctionnement, nos cultures doivent évoluer pour solutionner durablement les problèmes que nous avons créés. Je vous donne un exemple flagrant et indubitable. Vous êtes d'accord avec moi que tout le monde est satisfait du progrès et que celui-ci est supposé nous apporter toutes les satisfactions, les joies et le bonheur qu'on en attend tous ? Eh bien c'est faux et en voici la preuve. Entre 1949 et 1959 le PNB par tête en France a progressé en moyenne de 3.5 %. Ceci correspond à un multiplicateur de 31 en un siècle et de 961 en deux siècles… Sommes-nous 961 fois plus heureux qu'il y a deux siècles, sommes-nous 31 fois plus heureux qu'il y en a un ? Et même sans parler de bonheur, sommes-nous au moins satisfaits ? Il est clair que non, puisque la société de consommation trouve son énergie de fonctionnement dans notre insatisfaction permanente. Si tôt nous avons ce que nous souhaitions qu'un autre produit vient générer un nouveau désir…

Dans ce cadre, si nous vivions sur notre planète tous comme des Américains il faudrait 6 terres identiques à celle-ci pour combler les demandes des terriens. Si nous vivions tous comme des Français, il en faudrait 3… Vous voyez bien qu'il y a un problème, nous n'avons qu'une seule terre et elle est déjà un peu fatiguée de nos exactions et extractions diverses et variées. Alors la solution qui saute aux yeux immédiatement repose sur la surpopulation de notre boule bleue. Solution : éliminons ceux qui nous gênent ! Mais là petit souci, qui va décider de ceux qu'on éliminent ? Henry Kissinger disait il n'y a pas si longtemps : « Pour perpétuer l'hégémonie américaine du monde et assurer aux Américains un libre accès aux minéraux stratégiques de l'ensemble de la planète, il est nécessaire de contenir, voire de réduire, la population des treize pays du tiers monde (Inde, Bangladesh, Nigéria…) dont le poids démographique à lui seul les condamne, pour ainsi dire, à jouer un rôle de premier plan en politique internationales ». Non seulement l'arrogance mais aussi le manque de sens humain sont les caractéristiques principales de celui qui est apparu souvent comme un fin négociateur mais qui n'était rien d'autre qu'un impérialiste nauséabond. Lui avait choisi de limiter la démographie d'états pauvres, mais à aucun moment il ne s'est posé la question de diminuer les besoins de ses concitoyens qui dépensaient, et encore plus aujourd'hui, à eux-seuls bien plus que les 13 pays auxquels il faisait allusion.

Le phénomène est cumulatif, oui l'explosion démographique n'aide pas, mais la terre pourrait tous nous nourrir si son exploitation était moins dirigée sur les futilités de notre monde habitué au superflu. L'idéal serait une diminution des naissances dans certains pays et une augmentation légère dans d'autres. Mais cela n'est pas possible dans l'état actuel de notre petit univers. Si les pauvres font beaucoup d'enfants ce n'est que le reflet de leur instinct de survie. Les enfants sont l'avenir de leurs familles et peu auront la chance d'arriver au stade adulte dans des conditions suffisantes pour satisfaire la survie de leurs propres familles. Comment voulez-vous annoncer à ces pauvres gens, que nous avons réduits à la misère, qu'il faut cesser de penser à l'avenir, ce sont des humains, de quel droit pouvons-nous les forcer à cela ? Avant toute chose c'est nous que nous devons changer, nos habitudes de penser, de consommer, de réfléchir, tout cela va nous prendre à la fois du temps mais aussi générer beaucoup de sacrifices, auxquels nous ne sommes pas préparés, pour lesquels il va falloir bâtir de nouveaux scenarii dont on ne connaît pas encore le premier mot. Pour prendre un exemple, la Grèce peut se sortir de son mauvais pas en retournant à ses vraies valeurs, l'entraide, les liens, la malignité pour ne pas dire la roublardise dont on les accable va leur servir pour s'adapter à un monde auquel ils ne participeront plus de la même manière, mais cela ne signifie pas qu'elle sera moins bonne, au contraire. Le troc, les monnaies locales, la réduction des entités de décision, le retour à une démocratie locale et directe, tout cela est possible dans les crânes d'hommes libres, pas dans ceux des économistes et des politiciens attachés à leur trains de vie de corrompus.

Nous devons avoir peur de l'inconnu mais le courage est de vaincre ses craintes et de commencer un nouveau monde en arrêtant de dire « Ce n'est pas ma faute, c'est la faute des autres… ». A nous de jouer !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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