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Vive la fête du cinéma

Vive la fête du cinéma

La fête du cinéma a cela de bon de mettre enfin au vrai prix un éventuel séjour devant un écran. En effet, on peut se demander comment les gens peuvent encore se rendre dans les salles obscures à des prix de place qui dépassent les dix euros, en tout cas dans la région parisienne. Il est vrai aussi qu'on ne peut pas payer des stars plusieurs millions d'euros par film et avoir des prix autorisant les moins favorisés à se détendre eux-aussi. Il est comme ça des métiers où non seulement vous faites ce que vous aimez, mais ce n'est ni éreintant, ni lassant, cela vous donne la reconnaissance que chacun souhaite, la renommée qui vous fait bénéficier de tant de passe-droits, et qui, en sus, vous rapporte énormément d'argent.

Vous avez remarqué comme moi que plus on monte dans la hiérarchie, plus le travail est intéressant et motivant et plus on est payé. Ceci signifie que plus vous êtes en bas de l'échelle sociale, plus vous travaillez dur, dans des boulots sans intérêt, sans reconnaissance aucune et peut-être des regards humiliant en prime, et moins vous êtes payés. Mais si les nettoyeurs des usines ne faisaient pas leur labeur, on oublie souvent que l'usine ne pourrait pas fonctionner non plus. D'où la question ; y a-t-il vraiment une différence de responsabilité dans le fonctionnement d'une entreprise ? Si un patron, par son travail alimente le carnet de commande, les livraisons ne se font que parce que chaque niveau de la fabrication fait son œuvre, il s'agit donc d'un travail collaboratif, associatif, d'équipe où chacun est aussi important que les autres, non ? Il en est de même pour les services puisque nous n'avons plus d'industrie ou si peu. Mais je m'égare, je voulais aujourd'hui vous parler de cinéma…

J'ai vu quatre films ces derniers jours, le premier avant la fête du cinéma à 10.90€ la place et les trois autres au tarif festif de quatre euros de nos exploitants, le mot est bien choisi, de salles. Soyons clair depuis le commencement, cela nous évitera des problèmes de compréhension. Il s'agit de mon avis, que je suis le seul à partager, et qui est la conséquence de qui je suis. Ne me prenez pas pour ces experts du cinéma que je ne suis pas. Je suis un spectateur qui donne son opinion un point c'est tout, ensuite si vous voyez le même film que moi, je ne doute pas que la vôtre soit différente, peu ou prou, mais différente. Et je dois vous avouer que je trouve cela très bien ainsi.

Le premier est « la loi du marché ». En fait, c'est plus un documentaire qu'un film et un documentaire-film français en plus… Alors vous avez ce côté intello que les réalisateurs français aiment bien adopter, faits de silences qui en disent long mais qui tuent le rythme du film. Le sujet est excellent mais à force de vouloir donner des leçons on en devient lassant. Même si une idée est bonne la manière de la traiter, la façon de tenir le spectateur en haleine et lui donner l'envie de regarder l'image suivante, pour moi, fait la réussite d'un film. Oui, Vincent Lindon est bon mais cela ne suffit pas, et encore il est bon parce qu'il est dans un rôle qu'il habite complètement car on sent qu'il pense ce qu'il dit. Mais cela ne suffit toujours pas. Cela étant, le sujet du documentaire est suffisamment motivant pour faire l'impasse sur la platitude du film qui se prend pour un outil de combat alors qu'il est juste lénifiant. Vous n'en sortirez pas révolutionnaire, je vous rassure, et c'est malheureux.

Ensuite j'ai vu le film « Spy ». Film américain où je dois avouer que j'ai ri comme une baleine, c'est une comédie réussie qui s'inspire de tous ces James Bond et autres espions pour nous amuser. Cette parodie est géniale et si vous allez au cinéma pour vous détendre ce sera le cas. Si vous faites partie des intellectuels qui sont heureux lorsqu'ils ne comprennent pas ce qu'ils voient, n'y aller pas. Ici, pas de message, pas de critique de la société, pas de… enfin rien que des situations rocambolesques et amusantes. Si vous êtes bon public comme moi, je vous promets un excellent moment et sans prise de tête.

Le suivant est « A la poursuite de demain ». Grand spectacle avec en fond l'avenir radieux d'une société technologique qui donne le bonheur. Que du mensonge mais c'est bien fait. Contrairement au film français dont je parlais ci-dessus, il y a un message, très fort, dans ce film mais il est traité de façon américaine, de façon subversive et avec une fin qui se termine en apothéose avec la victoire du bien sur le mal, à la façon très protestante des étasuniens. Le dernier film visionné, que je rangerai dans la même catégorie de film à grand spectacle avec message subliminal intégré, est « Gunman » où une fois encore nous sommes témoins d'une rédemption d'un méchant qui se transforme en super gentil. Ici ils font très fort, un ancien tueur professionnel devient en bout de course un travailleur humanitaire, grand écart ou je n'y connais rien, mais ça marche. Vous avez noté que j'ai rassemblé les deux derniers films en un seul paragraphe parce que ce sont les mêmes films, traitant de sujets différents mais identiques sur le fond. Ils servent à envoyer des messages clairs que les gens prennent ou pas comme tels. C'est la force des Américains, reconnaître leurs égarements, leurs erreurs, faire un mea culpa et passer à autre chose. A l'opposé des Français qui donnent des leçons, eux montrent leurs travers, se repentent et oublient. C'est tout à fait judéo-chrétien comme attitude. C'est encore plus vrai chez les catholiques qui ont la confession de laquelle on repart vierge de tous ses péchés pour peu qu'on effectue la pénitence ordonnée. Mais cela étant, c'est pour cela que le cinéma américain a le succès qu'on lui reconnaît, il ne nous saoule pas, il dit ce qu'il a dire sur la société dans laquelle il se développe et c'est au spectateur de tirer la leçon.

Conceptions opposées entre le libéralisme débridé, responsabilisateur, sous couvert de fausse démocratie des Américains contre la centralisation et la dictature des idées, déresponsabilisatrices, de la fausse démocratie des Français.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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