Log In

A quoi cela sert-il ?

A quoi cela sert-il ?

« Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l'on sait déjà », George Orwell (in 1984). C'est un peu le résumé de ce que j'ai pensé à la suite d'une appréciation d'une lectrice après qu'elle ait lu mon dernier article. Elle a trouvé mon texte creux ou transparent, sans réel intérêt disons, mais marrant. Tout n'est donc pas perdu. Loin de lui en vouloir, je dirai même plein de gratitude, je me suis posé la question fatidique : « pourquoi écris-je ? ». Après avoir avoir passé en revue mon ego, mon envie de reconnaissance, mon désir d'être aimé, mon pédantisme et ma volonté plus ou moins affirmée de donner des leçons et de penser que je détiens LA Vérité, mon souhait de richesse et de vedettariat, je ne suis pas plus avancé…

Bien entendu, les actualités, toujours majoritairement négatives et tristes, sont une source intarissable d'inspiration. Pour peu que nous n'adhérions pas aux propos lénifiant des journalistes qui ne font que répéter, comme les complices qu'ils sont, les paroles vides des politiciens qui nous gouvernent à tour de rôle, il y a beaucoup à dire. Mais pour cela, encore faut-il réfléchir et se poser des questions, bonnes ou mauvaises. C'est cela le vrai souci, peu de gens doutent, peu de gens se posent des questions, peu de gens se préoccupent réellement de leur propre avenir et de ceux de leurs enfants. Non pas qu'ils s'en désintéressent, non, ils n'en ont pas le temps, ils n'en ont plus l'envie, ils ne sont pas formés pour penser mais pour autre chose. C'est pour cela que, lorsque je reçois une critique positive ou négative de mes écrits, je suis heureux. Le principal n'est pas de plaire, on ne peut plaire à tous, il est de faciliter, d'aider, de réveiller ceux qui dorment, de pousser les uns et les autres à se mettre à penser. Mon intention est celle-là, c'est la majeure, les autres ne sont rien à côté de cette motivation profonde et sincère. Je suis atterré de voir que mes frères humains refusent de réfléchir et se laissent mener comme des bœufs qu'on livre à l'abattoir.

Je ne souhaite pas organiser une secte ou une organisation quelle qu'elle soit aujourd'hui, j'espère simplement inspirer, à mon tour, une quantité infime mais ô combien importante, de lecteurs afin de les voir ensuite, même s'ils ne partagent pas mes opinions et mes points de vue, décider de ce que leurs opinions personnelles peuvent et doivent être. Si je parviens à changer une personne, mon temps ne sera pas perdu. Non, ce n'est pas un comportement messianique et sacrificiel, je ne me prends ni pour un messie, ni pour un meneur de troupes lobotomisées. C'est la voie que j'ai choisie pour démontrer, à moi et à personne d'autre, l'intensité de l'amour et du respect que j'ai pour l'espèce humaine. C'est ma façon de montrer que je suis humain et que je partage les affres de tous mes frères humains. J'ai adopté un point de vue original mais pas nouveau, tant qu'un être sera malheureux sur cette planète, je ne peux être heureux. Ce n'est pas gagné me direz-vous ? Peut-être, mais est-il nécessaire d'être sûr de la victoire pour aller au combat si celui-ci est juste et non-violent ? Ma réponse est catégoriquement ; non !

Une des raisons qui font de moi un décroissant potentiel, avec un désir de la semaine de travail de deux ou trois jours par exemple, ou encore un retour sur la définition et l'intérêt de la vitesse dans la vie des humains, repose sur le temps. Celui-ci n'est pas de l'argent comme le dit un dicton stupide repris en chœur par les chercheurs avides de profits. Le temps, c'est de la vie. Posez-vous, regardez votre vie et évaluez-la à l'aune de vos objectifs refoulés, de vos envies inassouvies, pas celles faites de gadgets ou de nombreuses propriétés d'accessoires divers, mais de vos attentes profondes, de vos besoins réels sans qu'ils soient matériels. Êtes-vous heureux ? Quels que soient votre rang social, vos richesses personnelles, en votre for intérieur, consciemment, inconsciemment, subconsciemment, vous savez si vous êtes heureux ou pas. Que vous l'admettiez concrètement ou publiquement est un autre problème, mais rien que pour vous, répondez à cette terrible question, suis-je heureux ? Et ne vous réfugiez pas derrière les différents types de bonheurs possibles, ne vous cachez pas sous le lit des généralités qui font que le bonheur reste indéfinissable pour vous empêcher de voir que vous ne l'atteindrez jamais. Soyez sincère, soyez honnête, soyez éthique.

J'ai vécu plus qu'il ne me reste à vivre et je ne rêve plus de devenir le roi du monde depuis très longtemps. Mais, en me posant cette question étrange, mais inévitable, si l'on veut donner un sens à sa vie et à sa mort, j'en suis arrivé à une conclusion qui me satisfait pleinement. J'aime mon univers, les minéraux, les végétaux et les animaux dont nous sommes la seule espèce capable de détruire toutes les autres. Je suis heureux de bénéficier de cette affection pour tout et tous, même si je suis triste de ce que je vois, oui, je suis le bénéficiaire de l'affection que je porte aux autres et cela me comble. Ma façon de montrer et partager mon bonheur, relatif mais existant, est de vous écrire. Même si personne ne me lit, ce qui compte n'est pas seulement l'objectif que je souhaite atteindre mais aussi l'itinéraire qui est sensé m'y mener.

Nous n'existons que si nous faisons quelque chose pour les autres !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com