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Banqueroute en vue ?

Banqueroute en vue ?

Ce ne sont pas les explosions de sites de stockage de produits inflammables qui vont faire le plus de victimes, malgré les regrettés 44 personnes décédées sur le site en question, non, ce sont les explosions économiques à retardement que la Chine va connaître dans les temps qui viennent. Les bourses qui décrochent il y a quelques semaines, leur fermeture autoritaire par un gouvernement dont la démocratie est assez similaire à celles des USA ou de notre chère Europe, une troisième journée consécutive de dévaluation qui mène le total d'effritement sur 48 heures à 4 % d'une monnaie comme toutes les monnaies, du papier pour les singes que nous sommes. Je participe de ces gens, je vous rassure peu nombreux, qui ne voient aucune difficulté dans la situation économique actuelle… Pourquoi ? Suis-je le roi des lobotomisés ?

Rien n'est plus simple à résoudre que la traversée du désert que nous avons commencée, non pas en 2008 comme le disent les tricheurs qui nous gouvernent, mais dès la fin des années quatre-vingt. La principale loi des marchés financiers est d'obtenir, pour ceux qui l'organisent, les plus grands et rapides profits possibles, et, pour ceux qui en sont les victimes, de générer sans coup férir les montants d'intérêts colossaux qui se retrouvent dans les profits des organisateurs. Notre économie, qui a pris la place de toutes les autres sciences dans l'esprit de nos gouvernants, vit à crédit. Pour l'exemple, la France a prévu, dans son programme d'emprunts de 2015, un accroissement de l'endettement de 187 milliards d'euros. Malgré des taux, annoncés à grands renforts de presse néolibérale, relativement bas, ces montants colossaux devront, théoriquement, être remboursés un jour. Comment imaginer que l'endettement de notre pays, qui va dépasser les 2100 milliards d'euros cette année, alors même que la croissance tant espérée ne vient pas et ne reviendra certainement jamais, puisse un jour diminuer voire disparaître ? Il s'agit donc bien d'un marché de dupes où seuls les contribuables seront victimes, à des termes court, moyen et long, d'une nouvelle pression fiscale.

Mais ce n'est pas tout ! Si les bourses, comme je le pense, nous préparent un nouveau krach pas piqué des hannetons dès cette fin d'année, entraîné par un marché chinois en perdition et incapable de survivre sans une croissance à deux chiffres au moins, comment nos économies occidentales pourront-elles sortir du terrible effondrement que cela risque de produire ? Sachant que les Chinois sont les prêteurs sans lesquels l'occident tout entier ne pourrait continuer sur son train de vie d'enfer, comment ne pas s'inquiéter des soubresauts imprévisibles des investisseurs particuliers chinois qui sont la base des marchés de l'Empire du Milieu ? Dans nos bourses européennes et plus globalement occidentales les investisseurs les plus importants sont des institutionnels, donc facilement manipulables grâce à leur cupidité intrinsèque, le marché réservé aux investisseurs privés est ridiculement bas voire inexistant – au regard des risques encourus, je peux le comprendre. Alors, malgré la facilité de forcer les grands investisseurs et autres fonds de pension à opter pour une solidarité entre riches, qu'adviendra-t-il si les petits porteurs qui soutiennent les bourses-casinos d'extrême orient décident de fuir ce piège à lobotomisés ?

Cela, en langage parlé par le vulgum pecus, déclenchera une perte en capital énorme pour la Chine dans son ensemble. Que fait un organisme de crédit qui n'a plus le sou ? Premièrement il cesse de prêter, secondairement il réclame à ses débiteurs tout ce qu'ils doivent en temps et en heure, solutions qu'un benêt tel que moi peut envisager logiquement. Mais, si par malheur, des intérêts et des remboursements en capital ne se font pas au moment où ils ont été prévus, que se passera-t-il ? Et si nous avions besoin de nouveaux crédits pour rembourser les capitaux ou payer les intérêts, comme c'est le cas de la Grèce depuis plusieurs années, nos prêteurs habituels étant en panne de liquidités, en particulier la Chine, nous serions nous-aussi en banqueroute putative… Comme j'aime ça, je rigole rien qu'à y penser. Je vous laisse y songer vous-aussi, peut-être qu'une ménagère de moins de cinquante ans trouvera la solution que nos énarques ne trouvent pas depuis un demi siècle. Ces grands argentiers du monde civilisé, formés dans les plus grandes, et les plus chères, écoles occidentales, sont incapables de prédire ce qui arrivera sur nos têtes. Mais je ne doute pas qu'un simple citoyen découvrira les voies qui nous mèneront à une sortie par le haut d'un problème que ces gens brillants, tellement imbus de leurs compétences factices et de leurs pouvoirs incommensurables, sont à mille lieues de trouver eux-mêmes.

C'est de sens commun dont nous avons besoin, pas de grandes théories économiques fumeuses accompagnées de tableaux et de courbes tous aussi magnifiques qu'inutiles. Pendant nous détruisons la planète avec grands renforts de pollution et de décisions sans queue ni tête, la finance va-t-elle enfin s'auto-désintégrer ? C'est ce que nous dira l'avenir, et peut-être plus vite qu'on ne le croit… J'attends cela avec une réelle impatience, on va certainement moins rigoler si cela survient, mais c'est de ce genre de situation que l'homme redevient ce qu'il est ; un être capable de générosité et de solidarité. Qui vivra verra ! L'espoir me fait vivre…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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