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Coup dur sur les… Chine !

Coup dur sur les... Chine !

A entendre les dirigeants de notre Europe décatie et déliquescente, la Chine et ses soubresauts boursiers n'aura quasiment pas d'influence sur nos marchés et nos économies. Je vous traduis en Français « normal », c'est à dire absolument pas politiquement correct, « on n'a pas fini d'en baver ». Vous pardonnerez cette traduction triviale mais c'est le moins que j'aie pu trouver pour bien montrer mes opinions relatives à l'économie libérale et aux marchés financiers. Calmez-vous, mais non je ne suis pas un bolchevique, j'essaie de me tenir assez loin des prescriptions faites par des partis politiques aussi démagogues et électoralistes les uns que les autres, mais ce n'est pas un « péché » que de parler des casinos géants que sont devenus nos économies et nos bourses, non ?

L'économiste, l'un des rares que je respecte éminemment, Serge Latouche, nous dit : « Car, durant des siècles, les gains de productivité ont été systématiquement transformés en croissance du produit plutôt qu'en décroissance de l'effort ». C'est peut-être par ce type d'approche, moins conventionnelle et plus pragmatique tout en étant parfaitement vraie et concrète, que nous arriverons à trouver des solutions aux problèmes que nous avons créés volontairement. Si nous avions imaginé un monde moins tourné vers un capitalisme extravagant et décomplexé nous n'en serions pas là. C'est l'esprit de justice qui a toujours manqué aux idéologues de toutes les tendances, il était bien présent dans les théories mais jamais porté jusqu'à des applications pratiques et générales. Sans justice nous ne pouvons croire à un monde parfait, si tant est que la perfection puisse un jour exister. Ne serait-ce pas justice que de mettre en place une juste répartition des gains de productivité entre les profits réalisés par les entreprises et le temps de travail des salariés qui permettent de les générer ? La productivité a été améliorée sans aucune commune mesure avec les gains en temps de travail, le ratio est de plusieurs milliers de fois si l'on se réfère aux trois siècles précédents et de plusieurs centaines si nous nous intéressons qu'aux XXe et XXIe siècles. Or le gain en temps de travail n'a été comparativement, que de quelques unités. En clair, on améliore la productivité par centaines et les diminutions de temps de travail à l'unité. Est-ce logique ?

Ce le serait si effectivement les salariés avaient eu l'avantage de partager ces évolutions avec les actionnaires en gain financier ou au moins en diminution de leur temps de travail, mais ce n'est pas le cas, c'est même loin de l'être. Cela nous permet de retourner sur notre problème chinois. C'est justement parce que les salariés chinois, qui ne sont pas complètement lobotomisés, ont demandé à partager les marges faites par leurs entreprises que les charges salariales chinoises ont aussi augmenté. Et donc, devenant moins compétitive, la production chinoise est devenue plus chère que la vietnamienne et d'autres de la même région. Les ouvriers, qui se tuent au travail pour des salaires de misère encore en Chine, ont donc obtenu quelques maigres compensations de leurs patrons et se retrouvent aujourd'hui dans l'obligation de perdre ces avantages acquis s'ils veulent conserver ces emplois qui les détruisent à petit feu. C'est le cercle le plus vicieux que je connaisse et c'est celui que nos gouvernements européens nous demandent de créer chez nous. Est-ce juste ? Si au lieu de consommer des produits toujours moins chers et plus nombreux, nous accordions un peu plus de temps à nos enfants, à notre culture, à notre conjoint(e), à nos vies enfin, ne serions-nous pas plus heureux ? C'est ma question.

Donc, en résumé, les bourses vont chuter, les économies vont s'étioler d'abord et s'effondrer ensuite, à tel point que la crise de 1929 apparaîtra comme une promenade au bois de Boulogne un jour de printemps en comparaison. Et alors ? Alors, rien. Nos gouvernants vont trouver de vieux pansements à poser sur de nouvelles jambes de bois et nous raconter que ce n'est pas de leur faute, que c'est la crise, que c'est l'Europe, que ce sont les autres mais certes pas eux qui sont responsables. D'ailleurs savent-ils seulement que le mot responsabilité existe ? Sûrement pas, cela se saurait. Quand on imagine que nous sommes le pays des droits de l'homme et que nous avons inventé, des socialistes surtout, le concept de responsabilité sans culpabilité, il y a de quoi rêver. Nous ne pouvons avoir de droits sans avoir de devoirs et de responsabilité, et les droits de l'homme en sont le meilleur exemple me semble-t-il. Tout cela n'est pas grave, je commence à penser que tant que nous aurons de quoi manger nous continuerons à croire les boniments de nos gouvernements de droite, de gauche, du centre et des extrêmes qui sont finalement tous les mêmes depuis si longtemps.

Alors, la solution, qui semble vouloir s'imposer dans une Europe et un monde lobotomisés par un néolibéralisme destructeur, est de laisser-aller, de laisser-faire. Il sera temps de se réveiller dès que le mur nous aura fait une fracture ouverte de nos crânes vides… Enfin, vous si vous le voulez… Pas moi, c'est certain, l'avenir est entre nos mains, seulement nos propres mains.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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