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Editôt ou éditard… (154)

Editôt ou éditard... (154)

Pendant que les Turcs, toujours pris en otages par leur président Erdogan, brute qui privilégie le meurtre des seuls alliés locaux et les plus efficaces contre l'état islamique au combat contre les ennemis de la coalition, en l'occurrence le même état islamique, leurs voisins grecs signent un accord qui leur destine un nouveau prêt de plus de 85 milliards d'euros qu'ils ne rembourseront jamais comme de bien entendu. Durant le même temps, les Japonais, majoritairement contre la reprise du nucléaire dan leur pays se font flouer par leur gouvernement qui remet en fonctionnement un des deux réacteurs de la centrale Sendai. Quel point commun se cache entre ces faits apparemment différents ?

En fait, je reviens toujours au peuple dont les gouvernement se moquent hardiment. Certains en France appellent cela de l'audace, personnellement le mot d'irrespect me semble plus adéquat à la situation. Que les Turcs profitent de la fausse naïveté des membres de la coalition qui tente de lutter contre un état islamique, que certains des membres de cette même coalition financent et aident subrepticement, pour détruire la résistance au génocide programmé du peuple kurde par ceux-là mêmes qui font la plus grande part du travail contre l'ennemi commun ou supposé comme tel, n'est-ce pas le comble de la duperie. Nous sommes encore une fois complices de manœuvres politiciennes dont les peuples des états participant à cette coalition, qui n'est qu'une association de malfaiteurs, payeront les pots cassés. Qui s'intéresse à l'avis des peuples ? Personne ! Et parfois, le peuple lui-même ne comprend même plus la réalité de la situation, pris en étau entre la désinformation turque et celle en provenance des états occidentaux qui jouent un jeu à multiple facettes. Ici, la preuve est faite que les turcs pensent que leur gouvernement se bat pour une cause alors qu'il fait le contraire. Tromperie factuelle !

La troïka, pendant que les Kurdes meurent à la pelle et qu'ils ne peuvent récupérer les corps de leurs combattants bloqués aux postes frontières tenus par les forces loyalistes au président, les Grecs signent l'accord magique qui les sortira d'une ornière pour les faire tomber en enfer. C'est ce qui s'appelle aller de Charybde en Scylla. Mon père me disait souvent, à tort ou à raison, qu'il valait mieux mauvais connu que pire à connaître, dans ce cas là, il aurait eu totalement raison. Mais le pire est que, dans la société civile dans laquelle nous baignons avec tant d'allégresse, si une personne ou une entreprise faisait de même, elle serait taxée d'escroquerie et d'abus de confiance. En terme trivial et chez les voyous cela s'appelle de la cavalerie. Emprunter de l'argent pour payer des dettes sans espoir de les rembourser jamais s'apparente effectivement à de l'escroquerie. Mais lorsque ces manigances stupides sont organisées par des banquiers cela s'appelle un sauvetage… sauvetage pour qui je vous le demande, pour les banquiers bien sûr. Les Grecs, majoritairement opposés par référendum à une reprise des restrictions et des privatisations au profit de leurs maîtres-chanteurs, sont, là encore, oubliés. Mais là n'est pas le pire, on demande, une fois de plus, aux représentants du peuple ou supposés tels, d'acquiescer à ce nouveau racket. Il y a bien longtemps que les élus ne représentent qu'eux-mêmes et leurs privilèges. Tromperie factuelle !

Au Japon maintenant, à la suite du funeste tsunami qui déclencha la plus grande catastrophe nucléaire civile connue à ce jour, au lendemain de l'anniversaire du bombardement par les Américains de la ville de Nagasaki, le gouvernement japonais néolibéral-capitalo-américanophile déclenche la reprise des activités de l'une de ses centrales nucléaires, et ceci contre l'avis absolument négatif de son peuple. Dans ce cas la duperie est d'autant plus grave qu'il s'agit d'un gouvernement qui joue avec la santé de son peuple, alors même que celui-ci est le mieux placé au monde pour douter de l'intérêt du nucléaire, riche des expériences de la guerre et des luttes toujours inutiles contre la nature qui était, est et sera certainement toujours plus forte que nous. Une fois de plus, le peuple n'est que le jouet, sans autonomie et sans liberté de choix, déposé entre les mains de gamins capricieux et égoïstes déguisés en personnels politiques qui se disent son représentant. Tromperie factuelle !

Alors maintenant la question qui se pose est relativement intéressante et certainement grave. Quel est le type de régime qui ignore son peuple, voire qui le trompe sans répit ? Est-ce la définition de ce que nous appelons, un peu trop hâtivement, la démocratie ? Ma réponse est non ! Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple étant la meilleure interprétation du terme tant répété par ceux qui l'usurpent et le méconnaisse ; nous pouvons affirmer sans gêne (pour ma part, c'est fait) que la démocratie n'existe plus nulle part sur la surface du globe terrestre.

C'est excessif me disent certains mais si vous ouvriez les yeux sur la réalité de notre environnement mondial, je ne doute absolument pas de votre adhésion à mon point de vue, incorrect mais vrai.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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