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« LA » Chronique du week-end… (154)

"LA" Chronique du week-end... (154)

Pendant que la messe est dite, des extrémistes de toutes les religions font tout ce qu'il faut pour que le monde aille de mal en pis. On ne jure que par nos chers catholiques, qui ont l'esprit de charité et la tolérance induits au message de leur Dieu Jésus, qui s'opposent par la violence à ceux qui ne croient pas que l'amour à la sauce catho soit la solution, y compris d'autres chrétiens, bizarre… pour des gens tolérants et aimants. Des orthodoxes juifs brûlent des maisons, tuent un enfant, blessent gravement sa famille, d'autres envahissent des lieux de prière musulmans à des fins provocatrices et font que les forces de l'ordre israéliennes entrent dans une mosquée les armes à la main et font violence aux fidèles qui priaient. Des musulmans, orthodoxes aussi, tuent et effraient les bonnes consciences du monde par leurs outrances et leurs décapitations… Les religions ne sont-elles faites que pour asservir et martyriser les êtres ?

Ma réponse est oui ! Les religions, n'en déplaisent aux religieux de toutes les confessions, sont exactement l'opposé de ce qu'elles sont censées représenter. Ce n'est pas compliqué, dès que l'une d'entre elles parlent d'amour et de générosité, elle agit de façon diamétralement opposée. Des immeubles appartiennent à l'église, ils sont vides, des gens vivent dans la rue, la charité de base supposerait que les uns, bien pourvus voire nantis, aident ceux dans le besoin, non, ou je me trompe peut-être ? Les arguments apportés par les organes caritatifs religieux, toutes obédiences confondues, reposent sur le sectarisme, le chauvinisme stérile qui fait que les chrétiens aident les chrétiens, les juifs leurs semblables et les musulmans itou. Imaginez-vous que nous tous, les adeptes de ces trois religions abâtardies, nous avons foi en un même Dieu. Qu'est-ce que ce serait si c'était trois Dieux différents ? Les religions ne sont que des outils, comme les partis politiques, qui utilisent la foi des gens pour leur imposer des modes de pensée et d'action dont ils ne sont pas les véritables décisionnaires. Il est plus facile de manipuler des êtres qui cultivent une foi totale en un système, qui les broie sans qu'ils ne s'en rendent compte, système qui, par ailleurs, les prive de leur libre arbitre et de toute autonomie de réflexion.

Il est, d'un certain aspect, très difficile voire douloureux, de garder sa liberté personnelle. Cela impose à la fois un contrôle sur soi absolu et une constante attention au double sens des choses, des événements, des paroles entendues ; la recherche de la vérité, cachée volontairement ou non, est une tâche sans relâche qui demande une parfaite cohésion de tous ses sens et leur maintien en une alerte quasi permanente. C'est pour éviter ces efforts, qui font de nous de véritables êtres humains et non pas des robots consuméristes à souhait, que nous nous abandonnons à la résignation. Nous préférons l'asservissement, roboratif, mais ô combien moins « stressant », que la veille à laquelle notre raison devrait nous mener. Le doute est, sans aucun doute, une situation dans laquelle nous progressons. Il établit une nécessité de rechercher son effacement, sa disparition, en l'échange d'une paisible certitude, qui n'en sont que par l'entremise de nos limites infimes, et finalement n'en sont pas. Rien n'est sûr que la mort, le reste demande à être vécu pour en attester et chacun aura de la même expérience des conclusions complètement différentes de celles des autres de ses frères et sœurs humains.

La lecture de nos classiques, riche d'une compréhension beaucoup plus complète que celle qu'il nous a été donné de bénéficier lors de nos études au collège ou au lycée grâce à l'apprentissage que nous a offert notre propre existence, nous remet en perspective les analyses des faits qui garnissent nos vies. Nous voyons que déjà, des siècles avant nous, les mêmes problèmes hantaient nos aïeux, qu'ils soient Grecs antiques, ou du Moyen Age ou encore de la Renaissance, ils avaient les mêmes soucis, les mêmes incohérences générés par notre humanité et notre humanisme et leurs travers petits et minables. L'homme n'a pas changé, depuis la nuit des temps, il est le même et c'est tout son problème, il refuse de tirer les leçons de son passé et recommence sans arrêt, telle une Pénélope qui ne reverra jamais son Ulysse, un tissage qui ne connaîtra jamais de fin. Des amis se moquent de moi en regardant les lectures que, parfois voire souvent, je fais. J'aime à me remettre dans les lignes écrites par des Rousseau, La Boétie dont je vous ai parlé récemment, Pascal ou ce nul de Descartes qui imposa aux Français le culte d'une raison qui n'est que l'ombre de ce qu'elle croit être. La lecture de ces auteurs qu'on appelle des Lumières et qui ne sont que des bougies, dont nous n'avons absolument pas compris le message, limité par leurs connaissances limitées. Ils pensaient, avec leurs moyens d'alors et naïvement, que la science allait répondre à toutes nos questions et connaîtrait jamais de limites ni de fin. Ils se trompaient et c'est tant mieux. L'Homme n'est pas que chose, il est aussi esprit. La science répond au « comment », la spiritualité au « pourquoi », rien ne peut se faire de correct si leur association n'est pas égalitaire.

Mais l'égalité n'est-elle pas la chose qui est la moins développée par l'espèce humaine dans la société que nous avons bâtie ? Hélas, oui !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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