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« LA » Chronique du week-end… (157)

"LA" Chronique du week-end... (157)

Une tempête dans un verre d’eau, une crotte de mouche dans la fosse septique de la politique estivale finissante… Voilà, en peu de mots ce que je pense de notre semaine ô combien intéressante d’un point de vue socio-politique. Que les Placé et de Rugy fassent leurs bagages de EELV pour tenter désespérément d’attirer l’attention d’un distributeur de prébendes comme Hollande, quoi de plus naturel chez ces faiseurs d’embrouilles sans intérêt. Que Macron, sans vin blanc, nous mettent sur le trottoir comme de vulgaires péripatéticiennes, ne fait que prouver qu’il n’y connait rien en morue. Que nos avantages sociaux, chèrement acquis jadis, soient bradés sur l’autel des profits des transnationales par un ministre socialiste non encarté, quoi de plus « normal » ? Quand je vous dis que cette semaine est comme les autres, vous voyez bien que c’est vrai…

Le bruyant silence de notre résignation

Et tout ce cirque se fait dans le silence assourdissant de notre léthargie coupable, de notre laisser-faire apathique et résigné. Bonjour tristesse ! Je reviens sur la dernière phrase de mon article précédent. La servitude n'existe QUE parce qu'elle est volontaire ! La Boétie. Cet auteur, malgré son jeune âge au moment de la rédaction de son « discours sur la servitude volontaire », 17 ou 18 ans, avait tout compris avant même d’avoir tout vécu. Il voyait et voit encore absolument juste. Comment un seul homme peut maintenir un régime tyrannique et liberticide ? Il décompose la méthode employée par tous les tyrans, de tous les temps, qui ont utilisé les mêmes techniques sadiques contre leurs propres peuples. Ces mêmes techniques sont aujourd’hui appliquées, non sans un certain brio, par les dirigeants de notre planète, tous régimes et toutes localisations confondus. Même si des aménagements ont été réalisés en fonction de notre technologie nouvelle, les grands principes sont les mêmes. Voulez-vous que je vous les résume, il n’y en a pas pour longtemps.

Diabolisation du diable lui-même

Vous prenez un chef, qu’il soit élu, ou héréditaire comme les rois de droit divin, un vrai chef, capable de tout pour prendre et garder le pouvoir par tous les moyens. Vous l’entourez de gens qu’il corrompt avec force prébendes et avantages pour les utiliser comme relais entre lui et le bas peuple dont nous sommes. Ceux-là mêmes qui l’entourent enrôlent des quantités de petites mains pour faire le boulot sur le terrain. Vous avez là l’organisation de toute petite association de malfaiteurs comme de politiciens. Vous croyez que je plaisante, eh bien voici un exemple. L’URSS comptait, admettons 250 millions d’habitants. Le parti communiste comptait 10 % de cette population dans ses rangs. Dans ces 10 %, 2% étaient les preneurs de décision, les donneurs d’ordre. Le reste, soit 8 %, étaient les relais qui étaient en charge de l’application de ces décisions au peuple soumis et résigné. Cela signifie que le chef, aidé de ses 2 % de corrompus, et de ses 8 % de lobotomisés armés jusqu’aux dents, menaient à l’abattoir 90 % d’une population manipulée, peureuse, apathique et résignée. Faites le compte sur 250 millions de personnes et vous constaterez, non sans surprise, qu’il ne faut pas être forcément nombreux pour prendre et conserver un pouvoir mal employé. Pourquoi ?

Veulerie, couardise ou… les deux ?

Parce que nous sommes des veaux, parce que nous ne sommes pas prêts à dire NON ! Seulement cela, rien que cela. Et pourquoi ? Tout simplement parce que nous avons mis nos priorités sur la matérialité de nos vies en en perdant l’esprit. Nous ne savons plus pourquoi nous vivons, pourquoi nous sommes sur cette petite terre. Nous ne sommes rattachés qu’à nos biens matériels, qu’à nos possessions, qu’à nos petits avantages acquis. Nous sommes prêts à les abandonner partiellement si nos bourreaux nous promettent de nous en laisser un peu. Il nous suffit de dire NON, rien que cela. On me rétorque que les gens ont des engagements financiers pour payer leurs maisons, les études de leurs enfants, leurs automobiles, leurs impôts… Mais vous rigolez mes frères humains. Sans savoir pourquoi vous vivez, toutes ces choses n’ont pas de sens, comme votre propre vie. Comment peut-on imaginer être venu sur cette boule bleue, juste pour acheter un appartement ou faire fortune ? Pour payer des impôts ou rouler dans une grosse boite en fer sur des autoroutes bondés ? Vous ne voulez pas donner d’autre signification à votre passage dans l’humanité ? Notre seul pouvoir est celui de dire NON et nous ne l’employons pas. Lâches que nous sommes.

Les voyous ont le haut du pavé

Voilà comment une bande voyous rançonne de pauvres gens, ça c’est nous, les voyous sont ceux qui jouent de nos vies et de celles de nos enfants. Mais heureusement, le monde est bien fait. Le chef de cette bande maintient son pouvoir en corrompant sa garde rapprochée, mais comme il a réussi à prendre le pouvoir par maintes traîtrises et coups bas, il craint qu’on ne lui rende la pareille. Il a peur et se retrouve seul, de crainte de se confier au Brutus qui le tuera. Et d’ailleurs, celui qui lui succèdera n’y réussira que par les mêmes stratagèmes et filouteries, les chefs corrompus et corrupteurs sont seuls et peureux. Malgré cela, nous avons, à notre tour, peur d’eux et de la perte de nos propres avantages. Des couards qui ont peur les uns des autres, n’est-ce pas étrange ? Alors qu’il nous suffit de dire NON !

Prophétie

Vous verrez avant longtemps, que vous n’aurez plus rien à défendre car pour défendre quelque chose il faut avoir conscience de sa perte potentielle, et, de conscience, nous n’avons point !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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