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Soigner les symptômes ou guérir de leurs causes ?

Major energy sources and percent share
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Vous connaissez certainement l'expression « mettre un pansement sur une jambe de bois » ? Revenue à la mode avec le règlement nul et non avenu du problème agricole réalisé par Stéphane Le Foll et son ami président, cette fameuse expression n'a pas l’exclusivité de son application dans le domaine paysan. Par exemple, notre audacieux qui félicite le courage de son homologue américain, alors que celui-ci ne fait que ce qu'il aurait dû faire dès son arrivée à la maison blanche, finalement il n'a que sept ans de retard et encore, c'est drôle non ? L'audace qui congratule le courage… Ce qu'il propose est certes une avancée énorme vis-à-vis de la position habituellement très égoïste des étasuniens, mais on est encore en train de soigner le symptôme au lieu de s'en prendre à la racine du mal…

Il ne faut jamais nier l'évidence, Obama n'a fait que le minimum mais il l'a fait, c'est déjà extraordinaire et les opposants à sa politique écologique vont certainement lui mettre des millions de bâtons dans les roues, voire lui voler les roues en question, donc ce n'est pas encore gagné. Alors quand je vois les quémandeurs de maroquins que sont nos faux écologistes de EELV, je rigole doucement, ils connaissent autant l'écologie que moi la manière de faire une messe… Ils sont tellement nuls que cela m'effraie parfois. Se féliciter d'entendre Obama faire de la réclame pour sa candidate préférée à sa succession, ce n'est que de la mise en scène. Il est presque trop tard, et c'est justement à cause des amis de la famille Bush et des tergiversations inutiles et néfastes des démocrates américains, qui ne le sont absolument pas, que nous en sommes là. Notre addition n'est pas encore établie par la nature à qui nous avons asséné les coups les plus durs depuis deux siècles avec des records extrêmes depuis le retour en première ligne du néo-libéralisme, dès les années 80-90. Mais quand cette addition sera prête, il va falloir payer, cher, très cher, peut-être trop cher pour les moyens que les humains ont.

Mais encore une fois, le fond du problème n'est pas le climat qui n'est que le révélateur de notre ignominie vis-à-vis de la nature qui nous a donné la vie et continue de nous la dispenser, elle n'est pas rancunière. Oui, je le répète, le climat n'est que le symptôme majeur, facile à voir, à comprendre, qui nous apporte des conséquences que nous ne pouvons réfuter et mettre sur le dos d'autre chose que notre irrespect de notre mère nourricière. Ce n'est pas le climat ou les émissions de CO² que nous devons uniquement résoudre, non, cela va bien au-delà, ce sont les fondements-mêmes de nos mœurs, de nos comportements, de nos habitudes de consommation et de vie. Ce n'est même pas un changement de société, c'est une remise en question de nos mentalités, de nos raisonnements et de notre foi intangible en une science qui nous a projeté dans l'enfer où nous sommes pendant que l'extrême orient, la Californie, les inondations et les cyclones s'en donnent à cœur joie. Ce sont nos positionnements moraux, spirituels et matériels que nous devons revoir de fond en comble.

La véritable écologie est celle politique, qui demande à chaque être humain de la planète de ne pas consommer stupidement, de savoir mesurer l'impact de chacune de nos actions sur l'univers qui est le nôtre mais pas seulement le nôtre, celui de tous les minéraux, végétaux, animaux et êtres qui font partie d'un réseau autrement plus grand, plus beau et plus riche que tous les réseaux que nous avons créés pour faire croire que nous nous aimons les uns les autres. Un réseau n'est social qu'à partir du moment où il préserve les intérêts de toutes les composantes de notre petite boule bleue, je dis bien toute et pas seulement les humains. C'est en cela que les ingénuités de nos écolos-bobos-soixantuitards ne sont que des bruits de fond, des gesticulations, des bavardages pompeux, des nuisances auxquelles ils nous ont habitués. Félicitons Obama de n'avoir que quelques décennies de retard dans son analyse de la société américaine, pollueuse, impérialiste, dominatrice et violente, et surtout guerrière et criminelle contre l'humanité. Non, je ne suis pas tendre envers le premier pollueur du monde, devancé depuis peu par son ami-ennemi chinois à qui il doit des milliers de milliards de dollars, monnaie de singe par excellence puisque sans aucune valeur réelle.

C'est bien monsieur (avec une minuscule, n'est-ce pas) Obama, mais si nous ne changeons pas notre façon de consommer, les énergies renouvelables ne suffiront pas à nous permettre de continuer à surfer sur un net qui demande des capacités énormes d'énergie, de matières premières qui coûtent la vie tous les jours aux pauvres africains ou du sud-est asiatique. Nous ne pourrons pas satisfaire nos besoins de fausse communication avec des téléphones qui vont bientôt être fins comme des feuilles de papier et dont l’obsolescence programmée nous oblige à les changer tous les 18 mois au maximum. Il faut changer en profondeur notre mode de vie, redevenir des animaux sociaux au lieu de rester des égoïstes connectés à d'autres égoïstes. Non, monsieur Obama, vous n'y arriverez pas, les lobbyistes sont déjà au travail, à Washington comme à Bruxelles, et ils mobilisent toutes les attentions des corrompus qui nous gouvernent, c'est trop tard pour vous, mon petit monsieur, mais vous nous avez bien fait rire avec « there is no plan B » ? C'est tout de même ce que les vrais écologistes disent depuis « Halte à la croissance ? : Rapport sur les limites de la croissance (The Limits To Growth en anglais, littéralement « Les limites à la croissance »), également connu sous le nom de rapport Meadows, est le titre en français d'un rapport demandé à une équipe du Massachusetts Institute of Technology par le Club de Rome en 1970.

Je vous rappelle monsieur Obama que le Massachusetts Institute of Technology est situé dans votre pays et que vous n'avez utilisé ce document, fait par vos compatriotes, qu'en guise de papier hygiénique depuis lors…

En conclusion, c'est bien de parler… C'est encore mieux d'agir ! C'est sur nos actes que les générations futures nous jugeront, pas sur nos pieuses intentions !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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