Log In

Toujours plus ?

Toujours plus ?

Isabelle Prime est de retour, j'en suis enchanté pour elle d'abord, ensuite pour toute sa famille et enfin pour tous ceux qu'elle aime et dont elle reçoit l'affection que tout être humain mérite. La fête est de rigueur et je ne voudrais pas la gâcher pour tous ces gens liés, de près ou de loin, à la dernière otage française sur notre petite boule bleue. Cependant, il est trop facile de se limiter à quelques cas d'espèce qui nous touchent, parce qu'elle concerne une compatriote, mais il apparaît nécessaire de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés à ce point précis de notre histoire. Oui, je sais, je suis grave alors que tout le monde se réjouit, mais ne vous y trompez pas, nous n'en avons pas fini. C'est triste mais c'est comme ça !

Tout d'abord de quelle liberté retrouvée parlons-nous ? Oui, cette jeune femme est retournée chez les siens, mais encore faut-il comprendre les motivations de ses ravisseurs, pas pour les excuser, certes non, mais simplement pour que cela ne se reproduise plus. Le chaos règne au Yémen mais aussi dans tout le Proche et Moyen Orient, en Afrique, en Amérique latine, en Asie et même en Europe si nous pensons à l'Ukraine. Les guerres qui règnent dans ces pays ne sont que des luttes d'influence de riches entre eux mais sur des territoires de pauvres ou de défavorisés oubliés de tous les peuples du monde. Ces guerres ne sont possibles que dans l'ambiance délétère de nos compétitions incessantes entre pays, entre régions, entre communes et surtout entre les ego démesurés de nos dictateurs, petits et grands, dissimulés ou apparents. Car comment pouvons-nous qualifier, par exemple, le chantage, la force qui ont été employés contre la Grèce de Tsipras par notre Europe, n'est-ce pas de la dictature, de la tyrannie ? Pour ma part, c'est évident que la réponse est oui ! Tout ce qui nous déplaît ne peut exister, nous détenons LA VÉRITÉ et ceux qui n'y croient doivent être mâtés, par tous les moyens.

Quand nous voyons notre président assister à l'inauguration du Canal de Suez, être l'invité d'honneur d'un dictateur – pire que son prédécesseur, et également d'un autre militaire Moubarak, avant Morsi sorti par la force de son siège de président par l'actuel – tout ça pour avoir vendu des armes d'une capacité dévastatrice sans égale parmi le matériel volant des armées du globe. Devons-nous continuer de fabriquer et de vendre des armes qui se retourneront, tôt ou tard, contre nous ? Devons-nous privatiser une plage, en défiant la mémoire de nos ancêtres qui se sont battus pour une République dont la devise est Liberté, Égalité, Fraternité, alors que le bénéficiaire de cette faveur, antirépublicaine et contraire à nos lois, n'est que le roi qui a décapité plus de cent personnes depuis le début de cette année ? Comment éviter de voir nos ressortissants victimes des ennemis de nos faux-amis ? Tout cela pour de l'argent, tout cela pour répondre par la résignation à la dichotomie qui oppose emploi et affaires qui détruisent la planète et l'humanité, c'est triste, c'est lamentable.

Quand nous voyons les sociétés pétrolières, gazières et autres charbonnières polluer la planète pour gagner, elles-aussi, toujours plus de profits, tenter de trouver le moindre recoin de la terre pour y excaver toutes les énergies fossiles possibles, depuis la banquise, les sables bitumineux et jusqu'aux eaux les plus profondes. Elles détruisent la nature au nez et à la barbe de ses enfants, nous, sans que ceux-ci n'y trouvent à redire et même parfois pour leur permettre de jouir encore plus de leurs moyens de polluer à leur tour tout en sapant leur air de ses qualités nécessaires à leur survie. Que nous ferions-nous pas pour de l'argent ? Pour du plaisir, de la jouissance sans que l'on considère l'éventualité de conséquences négatives de nos caprices de consommateurs sans cerveaux ? Quand nous voyons avec quelle célérité nos écolos de pacotille sont prêts à avaler des couleuvres contre un maroquin, le plus petit soit-il, sont-ils prêts aussi à sacrifier au bonheur des bétonneurs à Notre dame des Landes ou à Sivens ? Nous le saurons bientôt.

Je me pose souvent la question qui consiste à me demander jusqu'où l'être humain peut-il aller à l'encontre de ses intérêts à long terme contre des joies éphémères ? Et jusqu'où nos industriels, aidés par nos politiques, peuvent-ils aller pour multiplier leurs bénéfices ? Une autre question me brûle les lèvres ; qu'est-ce que ça fait aux politiciens, répondant aux ordres de leurs mandants transnationaux, d'envoyer des forces de l'ordre, armées comme s'ils partaient contre des guerriers ennemis, tirant force grenades défensives et balles en caoutchouc sur des gens désarmés ? Mais n'y a-t-il pas un enfant de flic dans les manifestants pour rappeler à son père que la guerre n'est pas déclarée ? Qu'est-ce qu'on a pu mettre dans la tête de ces CRS et autres gendarmes mobiles pour qu'ils soient capables de taper comme des sourds sur des gens que leurs donneurs d'ordre n'ont pas voulu écouter ? Vous trouvez mes propos décousus ? Peut-être… Mais c'est pour mieux expliquer que la base de nos soucis, de tous nos soucis, c'est de vouloir toujours plus, sans cesse plus, éternellement plus…

Mais ce n'est pas possible, nous habitons un monde fini et ses limites vont nous le remémorer très vite…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com