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Editôt ou éditard… (158)

Editôt ou éditard... (158)

Un des plus beaux coups politiques vient d'être réalisé sous nos yeux ébahis par tant de génie. Tsipras aurait pu être Français ou Italien voire Espagnol ou Allemand. Son dernier coup de boutoir pour enfoncer définitivement la Grèce dans le « réalisme » béat des amis des banquiers vient de réduire à zéro tous les espoirs qu'il avait fait naître en janvier dernier chez bon nombre de ses compatriotes. Bien évidemment les Hollande, Merkel et autres Cameron se félicitent de ce retour dans les rangs d'un confrère ou d'un collègue, professionnel de la politique, dans le sérail du pouvoir de ceux qui le détiennent pour mieux en profiter. Hollande avec son salut au réalisme concret dont Tsipras fait preuve dorénavant ne fait qu'attester de sa volonté de positionnement à droite d'un échiquier politique qui a perdu la tête.

Election ou escroquerie ?

Je sais que cela va déplaire à certains, voire à beaucoup, mais comment peut-on faire confiance à un homme ou une femme politique ? De droite comme de gauche, une fois le pouvoir conquis, ils ne pensent qu'à le garder sans avoir pour autant d'objectif à proposer à la masse informe et résignée de leurs électeurs. Mais je dois avouer que je suis impressionné par le talent de notre Grec de service en la personne du traître à sa cause d'Alexis Tsipras. Si les Grecs n'étaient pas aussi stupides que les Français, ils n'auraient pas manqué cette occasion rêvée de remettre tout le monde à niveau. Les deux seuls partis qui gagnent des sièges aux élections d'hier sont l'Aube Dorée des fascistes et le Pasok des socialistes, tous les autres perdent quelques plumes dans ce nouveau théâtre de Guignol qui voit disparaître le groupuscule des dissidents de Syriza avec leur porte-drapeau Varoufakis. Cela étant, malgré un vote obligatoire, environ 40 % des électeurs sont allés à la pêche, ce qui fait que toutes les statistiques bidonnées faites par les voyous du pouvoir ne sont que du vent. Le premier parti grec est bien toujours les abstentionnistes, comme ça l'est dans bon nombre de pays où les électeurs ont finalement pris conscience de l'inutilité de leur civisme. Je ne parle même pas du mariage de l'eau et du feu entre les souverainistes et Syriza, il y a de quoi rire à gorge déployée comme les moutons de l'Eïd de nos frères musulmans.

L'abstention, le plus grand des partis

Cela me rappelle la dernière émission de Laurent Ruquier, « on n'est pas couché », de samedi dernier. Michel Onfray a proprement démoli les deux Cerbères payés pour apporter le débat devant les yeux mi-clos des téléspectateurs ensommeillés de France 2. Il est d'ailleurs intéressant de noter que ces deux adeptes de la doxa en place, du politiquement correct absurde et du carriérisme achevé n'ont même pas attaqué Onfray lorsqu'il a affirmé qu'il ne votera pas aux prochaines élections. A force de vouloir lui faire dire qu'il était un thuriféraire de Marine Le Pen, ce qu'ils ne parvinrent pas à faire vu leur peu de talent à comprendre les choses que leur « invité » leur disait, ils en laissèrent échapper d'autres voies qui les auraient sans doute mieux servies. Seule une auteur parut gênée par cette attitude anti-électorale et donc incivique. Mais, à bien y réfléchir, moi qui n'exprime plus mon vote depuis 2002, la fameuse élection qui vit un fasciste s'opposer à un énarque, deux maladies qui tuent notre société, pourquoi devrait-on voter ? S'il est vrai que je considère que le droit de vote est non seulement un droit mais surtout un devoir, comment puis-je me contenter, à l'instar de Michel Onfray et de millions d'abstentionnistes européens, de cette position inconfortable d'électeur sans voix ?

Pourquoi cet abandon ?

La réponse nous est donnée par les Grecs dans leur législatives d'hier. Les voix des électeurs, les attentes populaires, les désirs de ceux qui font le pays ne représentent plus rien. Une fois les élections achevées, les élus ne font que ce qu'ils veulent sans aucun égard aux promesses faites qui ne seront jamais tenues, ni à la confiance dont le peuple les a gratifiés et pour laquelle celui-ci ne sera jamais ni respecté ni écouté. Il s'agit d'un rapt, d'un enlèvement. Le corps électoral est détourné de sa propre volonté et anesthésié par ceux qui sont censés le défendre et le représenter. Tsipras n'est pas plus à blâmer que Hollande ou bien d'autres qui les ont précédés, ces gens ne font que reproduire à l'envi un schéma qui est devenu comme ces ritournelles qui vous entrent dans la tête le matin et qui ne vous quittent plus de la journée. Leur métier est le pouvoir et ils l'exercent à merveille, sans aucun intérêt pour leurs mandataires, nous, mais à merveille pour eux et leur caste. Cet abandon du peuple par ceux qui sont élus pour le représenter n'est-il pas une raison majeure pour se détourner du système électoral ? Pour s'arracher de cette corruption de la démocratie ? Pour faire face à cette trahison institutionnalisée et sans cesse répétée ? Quelles sont les autres moyens de révolte des citoyens mis à part l'abstention ? Aucun qui ne soit pas violent ! Seule une révolution pourrait nous rendre notre dignité de citoyens… Mais…

Pour cela il faudrait que nous soyons dotés d'appareils génitaux masculins qui, malheureusement moins prolifiques et riches en semence grâce aux amis chimistes du pouvoir, ne sont même plus visibles tant ils ont été ensevelis dans nos corps obèses. La révolution ? Ce n'est pas gagné !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas.

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