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Emotions forcées…

Emotions forcées...

Il est assez déprimant de constater que nous ne sommes que des « réactifs » aux situations que nous générons par bêtise et cupidité. En fait, je veux dire que nous n'agissons jamais consciemment, que nous ne faisons que réagir aux différents événements qui parsèment nos vies sans intérêt. Sans aucun intérêt puisque nous sommes capables de manger nos frites et nos steaks saignants devant des écrans de télévision pleins des morts de nos frasques de par le monde. Or pour que nos vies aient un quelconque intérêt, il faudrait que nous soyons capables de comprendre ce qui se passe autour de nous et de bien mettre face à cela les vrais responsables. Que nous ayons un tout petit peu de compassion, réelle pas télégénique ou marketing politique, une vraie compassion, pas de la sensiblerie à zéro euro. Mais en sommes-nous encore capables ? Là est la question.

A qui la faute ?

Des décisions politiques sont prises devant les caméras de télévision parce qu'un enfant s'est noyé en tentant de rejoindre ce que ses parents croient être le paradis sur terre. Tout le monde est ému devant ce spectacle affligeant, pas moi. Je ne suis pas ému et ne le serai jamais, je suis horrifié, dégoûté, en colère voire révolté, écœuré, ce n'est pas de l'émotion factice dont nous avons besoin, c'est d'amour. J'aime cet enfant que nous avons assassiné avec préméditation. Nous méritons tous d'être pendus haut et court pour ce crime abject qui ne nous empêche même pas de continuer à vaquer à nos petites occupations de riches sans cœur et sans cervelle. Je vous rappelle, pour ceux qui l'auraient oublié mais il y en a peu parmi mes lecteurs, que nous sommes la cause de cet exode massif de populations de tous les pays pauvres du monde. Ceux où nous faisons régner la guerre et la détresse. Ceux où nous pillons les matières premières pour pas grand-chose. Ceux où nous essayons d'imposer nos points de vues, nos cultures, nos méthodes de gestion, nos politiques et même parfois nos histoires. Ne pourra-t-on jamais accepter nos différences et vivre ensemble sans être obligé à tous penser comme le plus fort ? Nous sommes les complices de cette organisation du monde parce que nous en tirons notre confort sans aucune pitié pour ceux que nous martyrisons, sauf quelques larmes de crocodile devant le cadavre d'un enfant qui ne demandait qu'à vivre comme les nôtres.

Y a-t-il une solution ?

Bien sûr qu'il y en a une, je dirais même que, si nous le désirions vraiment, il y en aurait plusieurs. La plus évidente est que nous devons cesser de prendre les pauvres pour nos esclaves asservis et ne plus les piller à loisir. Nous devons arrêter de consommer toujours plus pour consommer mieux et partager avec ceux qui n'ont rien. Nos gaspillages insensés pourraient nourrir la majeure partie des populations en manques alimentaires, nos poubelles regorgent de produits même pas ouverts, même pas en péremption. Cessons d'exploiter ces mendiants que nous fabriquons pour toujours payer moins cher nos outils de confort qui nous plongent dans une paresse infinie. Payons nos matières premières au prix qu'elles doivent être payées et trouvons des solutions pour en extraire le moins possible, afin de ne pas détruire notre terre ou ce qu'il en reste. Tous ces migrants seraient bien mieux chez eux, ils le disent eux-mêmes, à la condition que nous ne les exploitions pas sauvagement, à condition de ne plus accepter de traiter avec des dictateurs corrompus que nous avons mis en place pour protéger nos affaires et qui prennent tout l'argent que rapportent leurs trafics sans rien laisser à personne. En réalité nos besoins ont fait leur misère et leurs souffrances. Et comme nous sommes prêts à tout sacrifier, chez les pauvres, pour continuer sur la voie mortifère que nous avons choisie, les solutions existent bien mais nous tournons la tête pour ne rien à voir.

Qu'ils apprennent à nager

C'est l'ultime solution, qu'ils nagent en attendant les secours. Les blagues stupides sur les raisons qui font que les noirs courent plus vite que les blancs parce qu'ils sont entraînés par la police pourraient trouver leur équivalent avec les migrants tentés par une baignade dans la chaude Méditerranée. Avec ce type d’entraînement chez les migrants, nous risquons d'avoir moins de médailles lors des JO ou des championnats du monde en natation… Pour les migrants qui s'intéressent à la frontière hongroise, je leur suggère de prendre notre perchiste, Renaud Lavillenie, comme consultant. Il leur apprendrait à sauter par dessus le mur érigé par le dictateur hongrois pour protéger son peuple ou pour l'enfermer, nous ne savons pas encore très bien. Notre médiocrité dans cette triste affaire de migration incontrôlée et incontrôlable est sans borne. Je devrais dire nos médiocrités, car chaque pays d'Europe a la sienne, avec son humour et ses mauvaises manières, vous voyez bien que nous sommes différents mais que nous faisons les mêmes choses malgré tout. Nous sommes des monstres d'égoïsme, nous méritons ce qui nous arrive et encore, je pense que nous avons de la chance. Personnellement, il apparaît incroyable que ces gens qui se font bombarder chez eux et repousser chez nous sont bien bons de ne pas nous appliquer la violence que nous générons chez eux…

Vous rendez-vous compte ? Si ces gens venaient armés jusqu'aux dents, s'établir de force sur nos territoires européens, manger dans nos assiettes, et piller nos armoires pleines de ces beaux textiles dont ils sont les manufacturiers… On trouverait une solution plus rapidement sans aucun doute. Non, ou je me trompe ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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