Log In

C’est pas moi qui ai commencé…

C'est pas moi qui ai commencé...

Quand un être humain commet une faute il se retrouve devant une alternative. Soit il se repent et s'excuse pour sa ou ses fautes. Soit il tente de mettre la responsabilité de cette erreur sur les épaules de quelqu'un d'autre que les siennes propres. Malgré des apparences parfois trompeuses, je peux vous confirmer que nos hommes et femmes politiques sont bien des êtres humains, et non pas des extraterrestres qui ne connaissent rien de la vie réelle sur notre planète. D'ailleurs, ils prouvent tous les jours qu'ils peuvent être à la fois humains et complètement étrangers à nos vies quotidiennes concrètes. Depuis quelques jours nous voyons des candidats à l'expiation, Hollande, Valls, Sarkozy. Et en face de ceux-là se trouve un Cambadélis qui rejette ses propres fautes et celles du parti qu'il dirige sur un journal fait pour les cheminées, donc à grand tirage, Le Monde pour ne pas le nommer.

Les regrets, les excuses des uns

Si un chef d'état et un chef de gouvernement en exercice, allié à un ex président de la République, se repentent publiquement, il doit y avoir une raison. Au moins une, je n'ose pas croire qu'un élu, quel qu'il soit, puisse faire une telle chose, quelque peu humiliante, sans essayer par ce moyen d'atteindre un objectif connus de lui-seul ou presque. En fait, comme le disait une chroniqueuse de France Inter ce matin, ils essaient par cette nouvelle technique de communication de retrouver un statut humain, de renouer avec le peuple qu'ils ont trahi et continuent de trahir jour après jour. Ce n'est finalement qu'une argutie de plus dans leurs bouches déformées par un rictus de mépris lorsqu'ils sont hors du champ des caméras et qu'ils parlent de leurs électeurs. Les « casse-toi pauvre con », et autres « sans dents » sont des expressions qui en disent plus long sur la teneur des amours qui nous sont portés par ceux que l'on désigne pour nous représenter que des excuses calculées pour des enjeux électoraux hypocrites. En fait, ces gens m'inspirent de la pitié. Et pour tout vous dire, la pitié est, à mes yeux, le pire des sentiments, le plus humiliant pour ceux qui en bénéficient et le plus repoussant pour ceux qui en font preuve. En lieu et place de la pitié je préfère l'amour, le vrai, le pur, le désintéressé, celui qui accepte l'autre et tolère qu'il pense autrement et le prend comme un complément en excluant toute comparaison et compétition. Ces gens n'ont d'amour que pour eux-mêmes, malgré la honte qu'ils ressentent de façon inconsciente dans leur tréfonds.

Les rejets de responsabilité des autres

Quand Cambadélis accuse le journal de vouloir tuer le PS pour faire naître une France faite d'un mélange de LR et de FN, il renie ses propres responsabilités, ses propres bévues et égarements comme ceux de ses amis des deux gouvernements depuis 2012. Le jeu électoraliste du PS est stupide, son front républicain va lui faire perdre une fois de plus les élections et c'est ce qu'il mérite. Le choix de son ennemi prioritaire n'est pas clair car il veut à la fois mettre au pilori le FN, qui lui a pris une partie de son électorat, et LR, qui emboîte le pas des frontistes sur bon nombre de points, tout en ayant une politique de droite tant économique que migratoire et sociale. Le Monde n'a pas la capacité de tuer le PS. Tout d'abord parce que cet agrégat de publicités pour des produits de luxe n'est lu que par des bobos de la gauche caviar qui ont oublié depuis belle lurette leurs rêves de mai 1968. Or il n'y a rien de moins révolutionnaire que les petits bourgeois. Ceux-ci profitent des révolutions mais ne les font jamais. Ils laissent le peuple et les étudiants se commettre et en cas de succès arrivent au galop pour prendre en mains la gestion des résultats. C'est le PS qui a creusé sa tombe, et qui en a fait une piscine où se baigne les requins d'un autre âge qui se battent pour protéger leurs territoires et leurs prébendes. Personne d'autre que nos gouvernants socialistes, pour ceux qui savent encore ce que ce mot signifie, ne porte la responsabilité de l'échec du quinquennat de Hollande. Ils sont les traîtres à leur cause et ils méritent le châtiment électoral qui les attend.

Irresponsabilité de nos dirigeants

On arrive, après tout ce cirque médiatico-médiatique, au vrai problème. Notre Constitution déresponsabilise nos représentants. La direction monarchique de notre pays se fait sans possibilité pour le peuple qui choisit ceux qui doivent le représenter de les réprimander, de les chasser, de les juger. Car, à bien y réfléchir, ces gens nous représentent-ils vraiment ? Sont-ils ce que nous sommes ? S'emparent-ils de nos nécessités et de nos souhaits pour ensuite nous les offrir ou au moins essayer ? Non ! Que non ! Tant que notre Constitution protégera ces responsables sans responsabilité alors que ce sont eux qui les demandent, nous n'y arriverons pas, nous serons toujours grugés. C'est pour cela qu'il faut changer de Constitution et recommencer à penser notre République. C'est le 8e chapitre de mon livre, une nouvelle Constitution. Elle n'est pas mélenchoniste et ce n'est pas celle demandée par des politiciens professionnels, non. C'est une Constitution comme celle d'un nouveau type de République, à la façon de Platon mais avec moins de talent bien entendu.

Ces gens sont responsables de ce qu'ils font en notre nom comme nous sommes responsables de les avoir choisis. Ils doivent accomplir ce qu'ils nous ont promis et nous rendre des comptes. Ils seront ensuite honorés ou châtiés en fonction de leur ardeur à la tâche que nous leur avons confiée.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com