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Editôt ou éditard… (160)

Editôt ou éditard... (160)

Vous connaissez Christophe Barbier, un journaliste, qu'on connaît plus pour sa longue écharpe rouge que pour ses jugements de valeurs malheureusement parfaitement inutiles à notre entendement des affaires qui se déroulent dans notre pays comme ailleurs. Directeur de la rédaction de l'Express, cet hebdomadaire brosse à reluire des partis politiques dits traditionnels pour mieux défendre les intérêts de ses actionnaires. Avec une nette préférence pour la droite bien évidemment, mais qui n'est pas de droite aujourd'hui dans la politique française, ou chez les journalistes à la botte, je vous le demande. Ce journaliste, donc, a dit ce matin qu'il incombait au président de la république d'aller participer aux événements qui touchent les Français. Il dit : « Après avoir été le président de tous les Français, le président d'aujourd'hui est devenu le président de chaque Français ». Quel talent ! Ça, c'est du journalisme…

Monsieur Loyal qui parle du cirque

Panem et circenses, du pain et des jeux, voilà ce que nous vend ce brave monsieur avec sa cohorte de mercenaires de l'écriture lénifiante et creuse, ce « lanista » d'un autre temps qui nous gave de ses propos insipides et colériques. On peut avoir chacun nos avis sur la conduite et le comportement que doit, ou devrait, avoir un représentant de tout un peuple. Il est vrai que la compassion, la commisération, peuvent et doivent inspirer les points de vue de celui à qui une majorité d'électeurs ont confié les rênes de notre pays. Les catastrophes du sud-est de la France sont monstrueuses, même si elles étaient prévisibles, cela ne retire en rien leur horreur pour tous ces gens qui ont perdu beaucoup et sont choqués émotionnellement et nerveusement. Il est bon que celui qui devrait les protéger, anticiper les problèmes pour les éviter, et les secourir lorsque l'adversité prend le dessus, soit là lorsque cette adversité va au-delà du supportable. Bien sûr il y a toujours pire mais cela ne change pas les catastrophes, si grosses ou petites soient-elles, en bénédictions. Mais tout cela justifie-t-il cette profusion de caresses dans le sens du poil pour un comportement somme toute « normal » d'un président « normal » qui ne tient pas beaucoup de ses promesses qui étaient « normales » aussi au moment où il les faisait ? Ce monsieur Loyal en fait beaucoup trop…

Tous ou chaque, là est la question

Pour ma part, un président doit s'occuper des gens dont il a la charge, les citoyens et les habitants du pays qu'il dirige par délégation, mais vraiment, pas uniquement pour préparer sa campagne électorale qui lui fera garder, il l'espère, un pouvoir qu'il ne mérite pas. Par ailleurs, je réponds à Barbier que Hollande n'est pas le président de chaque Français mais bien le président de tous les Français. Il y a une différence monumentale que ce petit homme ne peut voir car elle lui passe au-dessus de la tête. Nous parlons d'une Nation, d'un peuple. La réduction du poste de président à des dimensions personnelles relatives à chacun des citoyens est inadmissible et inepte. Il a la charge d'une collectivité, d'une communauté, dans le sens le plus large et généreux de ce mot. En aucun cas, il ne doit répondre par l'affirmative aux moindres sollicitations, aux caprices d'une personne, voire d'une communauté minoritaire de personnes à qui il accordera des faveurs ou des largesses dont tous ne pourraient bénéficier. Il est président de tous les Français et au titre de la devise de notre république, fut-elle bananière comme c'est le cas, il doit au moins faire mine de la respecter un tant soit peu. C'est justement parce que les politiciens veulent avoir ce rapprochement avec chaque citoyen, qu'ils sont toujours devant les caméras à nous jouer des comédies infâmes et qui caricaturent la politique en la réduisant à des jeux de rôles.

Président, oui mais sait-il de quoi ?

La précipitation des ministres sur tous les fronts, face à tous les malheurs qui touchent telle ou telle partie de la population n'est pas une preuve de leur intérêt à l'égard des populations concernées. Aujourd'hui, le fond a laissé la place à la forme, il faut montrer qu'on s'occupe de tout, partout et en même temps. Il ne s'agit pas de régler les problèmes mais seulement de démontrer par sa présence qu'on participe, qu'on partage, qu'on communie avec les gens qui souffrent sans pour autant réfléchir aux fondements des événements, à leurs raisons profondes afin d'en éviter le renouvellement puisque nous avons été incapables de les empêcher. Avez-vous remarqué que nous manquons d'argent, mais qu'à chaque déplacement d'un ministre ou du président dans le cadre d'une catastrophe plus ou moins dévastatrice, ils promettent tous des aides, des fonds qui viendraient d'on ne sait où mais qui sont promis à la volée pour atténuer la peine et les souffrances d'électeurs putatifs ? La souffrance ne diminue pas avec de l'argent monsieur le président, elle disparaît lorsque l'on voit dans les yeux de ceux qui veulent nous aider de véritables sentiments, des émotions qui n'ont d'autre raison d'exister que la véritable communion dans le désespoir pour mieux l'annihiler, le dissoudre, et le remplacer par de l'amour. Mais là je m'écarte de la politique, l'amour est mal vu dans ce domaine, comme la probité et la franchise.

Rendons à Barbier son clown triste et laissons-le lui donner de rôle de père Noël auquel il le cantonne, cela fera rire la populace dans l'arène.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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