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Flagornerie et moquerie

Flagornerie et moquerie

J'ai eu quelques messages en réponse à mon article d'hier concernant la « noblesse » que j'accorde à la politique et dont les politiciens n'ont pas encore pris conscience, voire la tourne en dérision. Je ne retire rien à ce que j'ai écrit, il est noble de consacrer de son temps au bonheur des autres car la politique est bien cela. N'oublions pas que le bonheur est un mot qui fait partie intégrante de la Déclaration des Droits de l'Homme. Il y est bien annoncé que la République est missionnée pour cela entre autres choses. Or, force est de constater que ce mot magique, aux près de sept milliards de définitions, ne fait pas partie du vocabulaire usuel de nos gouvernants, loin de là. L'économie, la gestion, oui, le bonheur, non !

Flagornerie journalistique

Cela me permet de revenir sur des propos auxquels je ne voulais pas faire écho. Mais, à la demande générale de moi-même et de celles de quelques uns de mes lecteurs, je vais tirer, une fois de plus, sur l'ambulance qui contient la profession journalistique en coma dépassé qui se dépêche d'aller à l'asile de fou duquel elle s'était échappée. Léa Salamé, l'un des deux Cerbères à la disposition de Laurent Ruquier pour appliquer une recette télévisuelle qui a beaucoup de succès, a dit une grosse bêtise. Je vous rassure, ce n'est pas la première et certainement pas la dernière. Elle parlait de l'intervention de Marine Le Pen lors de la présence de notre président, Hollande, accompagné par sa coach politique, Angela Merkel. Cette journaliste qui officie sur l'antenne de France Inter chaque matin trouvait irrespectueux de la fonction présidentielle qu'un député européen puisse parler ainsi à un président d'une république membre de la communauté. Je traduis en Français trivial. « T'as pas à parler au président ça comme si t'es pas président toi-même, yo ! Ta mère ! »

Un Dieu président

Un président serait donc au-dessus de nous, il nous regarderait avec des yeux empreints d'une bienveillance digne d'une déité à laquelle nous serions asservis. Elle rigole Madame Salamé, qu'elle soit la plus grande flagorneuse de tous les temps ne l'autorise pas à dire qu'un élu est au-dessus de ceux qui lui donnent mandat, je crois rêver, pincez-moi je vous prie. Nos élus ne sont rien d'autre que cela, ce n'est pas parce qu'ils s'attribuent des rôles que nous ne leur avons pas donnés que nous devons accepter une telle trahison ad vitam æternam. Il est vrai que la frontiste a fait très fort en ridiculisant notre petit président en disant tout haut ce que beaucoup pensent silencieusement, mais c'est son droit. Il n'y avait aucune insulte, il n'y avait que de l'humour, de la moquerie, de la rouerie, mais pas d'insulte. Cela a permis à Hollande de réciter sa litanie habituelle, lénifiante et surannée. Ce qui a bien évidemment donné l'occasion à tous les auditeurs de constater que les propos de la Le Pen étaient proches de la réalité. Cette tendance à la sacralisation de gens qui sont loin de la mériter est générale.

Dieu est mort en accouchant de petits Dieux

Vous poussez la chansonnette, vous gagnez le Goncourt, vous êtes un politicien qui fait de l'audience et vous devenez un Dieu. On vous attribue la Légion d'Honneur, on vous invite partout, on vous voit sur toutes les chaînes et vous êtes, tant que vous restez sur le devant de la scène, un Dieu, un être au-dessus de tous les autres. Pourquoi ? Parce que vous faites vendre de la publicité… Dans les magazines comme dans tous les médias, vous faites vendre de la pub lorsque vous êtes le Dieu du jour, de la semaine, du mois ou de l'année… Parce qu'en fait, l'importance est mise sur des personnages qui sont les vecteurs du commerce, du marketing qui doit jouer de tous les accessoires mis à sa disposition par une société servile et lâche, toute juste bonne à gober les mensonges des Volkswagen et ses confrères. Chaque mode et chacun des modèles qu'elle utilise ne sont finalement que des miroirs aux alouettes auxquels nous répondons comme… des alouettes, pour devenir ce que nous sommes, de futurs moineaux sans tête.Et le pire est que les présentateurs, comme les journalistes, qui ne faisaient que passer les plats jadis, veulent eux-aussi, devenir des Dieux et en rajoutent pour réaliser leur rêve le plus fou, être écouté plus et mieux que ceux qu'ils interrogent. Ils ont d'ailleurs gagné, ils parlent plus longtemps, interrompent sans cesse leurs interlocuteurs qui ne peuvent jamais répondre complètement, et cela Madame Salamé, est-ce du respect des êtres humains ? Car ne nous y trompons pas, un président n'est rien qu'un être humain auquel NOUS avons donné la charge temporaire de nous rendre heureux. Et qui, depuis des décennies n'y arrivent absolument pas, honte à lui.

En conclusion, pourquoi un élu ne pourrait pas parler comme il l'entend, tout en restant respectueux des grands principes, à un autre élu, leur fonction est la même, nous mener au bonheur, dommage qu'ils l'aient oublié. Pas nous !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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