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J’ai vu la mort de prêt… oups… de près !

J'ai vu la mort de prêt... oups... de près !

Je suis vraiment désolé de vous avoir abandonnés durant ces deux derniers jours, j'ai été gravement malade et j'ai bien cru que j'allais y passer, d'ailleurs mourir en automne n'est pas pour me déplaire, mais pas forcément celui-ci… Je vous entends d'ici,mais que lui est-il arrivé, quel miracle de le savoir toujours en vie (enfin, j'espère que vous pensez cela)… Eh bien voilà, je ne vais rien vous cacher. Je n'ai pas pour habitude de regarder la télévision pour autre chose que la politique ou des films intéressants. Mal m'en prit mardi soir, je décidais, suite aux campagnes incessantes des comédiens d'une série de la regarder le lendemain soir, soit le mercredi en « prime time »… Du coup, dès mardi soir, j'ai commencé une dépression éclair et carabinée…

La mort en face… Oui, mais en face de qui ?

Mais ce n'était que le début, dès la fin du premier épisode de ce feuilleton, comme on dit en Français, la dépression devint absolument intense, je pleurais, je riais, je me tapais la tête contre les murs et voulais me suicider… C'était affreux, surtout pour mes proches qui assistaient médusés à ma mue, à cette espèce de possession dont sont victimes tous les téléphiles obsédés. Je devenais un autre, un peu comme la métamorphose de Kafka je me changeais en un animal étrange pour ne pas dire surréaliste. Vous me connaissez, je suis heureusement d'un tempérament assez solide et cet état convulsif et déstructurant ne dura pas. Je passai de ma super dépression à une compression avant d'atteindre avec bonheur, enfin, la surpression qui précéda de peu l'hyper pression. Quelle aventure ! Vous rendez-vous compte, passer de la dépression à l’hyper-pression en quelques courtes étapes, je mérite d'entrer au livre des records parmi les plus tristes preuves de notre lobotomisation générale. En fait, je n'ai pas été souffrant, vous vous en doutez bien, mais il s'en fallut de peu que je ne le sois…

Feuilleton lamentable

10 %, c'est le titre de cet abominable feuilleton. Comme beaucoup d'émissions de télévision, la population qui garnit les plateaux ainsi que les personnalités présentes, comme les marrons garnissent les dindes, sont là pour faire de la promotion, en d'autres termes de la vente. Ils vantent les programmes auxquels ils participent pour en gonfler l'audience, qui elle-même gonflera les recettes publicitaires en nous gonflant les amygdales. En écoutant toutes ces « vedettes », je me suis cru obligé de me torturer à regarder leur œuvre aussi bête que méchante. Comme je disais, mal m'en prit. Durant les deux épisodes que je m'infligeai, en guise de pénitence pour tous mes péchés de cette vie et des précédentes, cela a été une suite (heureusement avec une fin) de lâchetés, de mensonges, de trahisons entre ces gens de bonne compagnie qui se sourient devant et se dénigrent derrière. Aucun bon sentiment ou si peu, du père qui renie presque sa fille au vol d'un client entre deux associés, tout était bon pour pousser à l’écœurement. Bien évidemment, comme le corbeau de la fable, je décidai mais un peu tard qu'on ne m'y prendrait plus.

Pourquoi cette expérience incroyable ?

Je me pose souvent la question ; pourquoi les jeunes sont-ils tous, ou beaucoup d'entre eux seulement, attirés par le monde du show-business ? Pourquoi croient-ils que cet univers leur permettra de toucher au nirvana de notre société mercantile et déshumanisée ? Sauf qu'eux ne savent pas qu'elle est mercantile et déshumanisée. Ces feux de la rampe qui attirent les hommes et femmes en mal de reconnaissance, de regard de l'autre, des autres, ces feux donc permettent-ils vraiment d'accéder au bonheur ? Non, pas le vrai bonheur, celui qui n'a ni prix, ni marché. En revanche, la réussite professionnelle dans la télévision, les arts mineurs, majeurs et les médias assurent à ceux qui en bénéficient, en plus de cette reconnaissance, une richesse matérielle réelle, ou fictive, tout dépend de la durée de la carrière en question. Et cela représente le bonheur dans notre société mercantile et déshumanisée, le vrai bonheur de changer de téléphone portable touts les mois, de rouler en grosse voiture et de voyager en première pour aller passer un week-end à Los Angeles. Nous laissons vendre à nos enfants des rêves qui ne se réaliseront que pour une poignée d'entre eux, pendant que les autres se morfondront d'envie, peut-être même de jalousie et de milliards de frustrations dans des vies absolument banales parce qu'ils n'en voient pas les intérêts réels.

Oubliez la télévision

Ne regardez plus la télévision qui vous lobotomise, ne participez pas à votre propre oblitération du monde dans lequel chacun a sa place et a de l'importance. Nous sommes tous des êtres à la fois matériels mais aussi émotifs et spirituels (dans le sens de la spiritualité). Ce ne sont certes pas les choses, qui ne créent que l'insatisfaction permanente, qui nous donneront joie et bonheur, mais bien la richesse de nos relations humaines avec nos congénères, avec nos frères et sœurs de toute cette petite planète, avec nos diversités de langues, de cultures, d'us et de coutumes. C'est cela qui nous donnera la satisfaction qu'aucun marchand ne pourra nous vendre, même à prix exorbitant ou à pas cher. Comme le disait Pierre Rabhi ce matin sur justement BFM, la chaîne qui vous détruit les méninges, pour la première invitation dont il était l'invité au milieu des journalistes plus habitués à mentir ou à passer la brosse à reluire, "l'avenir est dans la nature qui nous a donné vie et nous qui sommes là pour la défendre au lieu de la tuer". L'avenir du monde est « la prise de conscience de notre inconscience », c'était joliment dit.

Regardez vos enfants, jouez avec eux à de vrais jeux de société, parlez-leur, faites de même avec les gens que vous aimez et que vous avez négligés depuis trop longtemps, pardonnez à vos ennemis, vous devrez partager votre vie avec eux jusqu'à la fin de la vôtre ou de la leur. Posez-vous la question : est-ce que ce que je fais a du sens ? Ma vie a-t-elle du sens ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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