Log In

« La » Chronique du week-end… (160)

"La" Chronique du week-end... (160)

Semaine sombre encore… D'abord parce que le soleil, ce gros fainéant, se lève de plus en plus tard et se couche de plus en plus tôt, ensuite parce que l'humanité a prouvé une fois de plus sa pusillanimité. La réserve excessive de nos frères humains lorsque des faits qui les horrifient se perpètrent devant leurs yeux fait froid dans le dos. Quand nous prendrons-nous vraiment en charge, quand comprendrons-nous que la responsabilité d'être un être humain est réelle et nous incombe ? Pourquoi ? Parce que nous sommes supposés avoir des cerveaux et des cœurs et de nous en servir dans notre condition d'êtres humains partageant un même petit univers, minuscule monde où nous sommes des voisins d'un même palier dans un immeuble antédiluvien. Je suis surpris de voir les mêmes réactions aux inondations de la côte d'azur qu'au bombardement par les Américains d'un hôpital à Kunduz… Étrange humanité !

Toutes choses étant égales

Pendant que les chaînes d'information en continu se repaissent des images de voitures ayant navigué une partie de la nuit à Cannes ou dans ses environs, que les journalistes essaient déjà de créer le scandale en demandant aux victimes de cet accident climatique si les autorités n'auraient pas pu éviter cela, les téléspectateurs regardent hébétés des images surréalistes. Pendant que Médecins Sans Frontières se plaint, devant ces mêmes caméras, d'un bombardement contre lequel ils avaient tout fait pour faire savoir qu'un centre de soins était là, aussi bien aux Talibans qu'aux Américains, le même regard impavide du lobotomisé gavé et corrompu par le confort se pose sur les mêmes écrans. Pendant que Poutine, dictateur aux mains d'acier dans des gants de velours, présente sa méthode pour lutter contre l'état islamique à Obama, dictateur aux mains de velours dans des gants d'acier, sachant que leurs intérêts divergent et que chacun ne travaillera que pour les préserver, l'éternel regard vide du téléspectateur décérébré caresse encore les mêmes murs de lumières que sont nos écrans plats, de plus en plus grands, pour éviter de laisser quelque espace dans l'esprit de ceux qui s'assoient devant.

Tout est identique

Pourtant nous savons, soit consciemment soit inconsciemment, que ce que nous voyons n'est que le spectacle, triste et scandaleux, de la longue suite des inconséquences des hommes. De la nôtre aussi, car nous ne pouvons reprocher, à ceux à qui nous donnons la charge de nous représenter et qui nous desservent au lieu de nous servir, de faire ce qu'ils font. Non, nous avons perdu ce droit, puisque nous les laissons faire depuis si longtemps. Ils n'ont fait que prendre un pouvoir que nous leur avons cédé sans aucune contrepartie. Quand les Cannois se plaignent des torrents d'eau qui dévalent leurs vallons, ils oublient que depuis des décennies ils ont réduit les espaces naturels pour y entasser des villas somptueuses ou modestes, avec ou sans piscine, qui ont recouvert le sol d'une nappe de bitume qui fait le lit des cascades qui aujourd'hui les ont ruinés. La terre ne peut plus absorber l'eau qui tombe du ciel, du seul fait que l'imperméabilisation des sols par les constructions l'en empêche. Ce n'est quand même pas compliqué à comprendre et c'est annoncé depuis si longtemps. De même, MSF ne peut exiger de guerriers sanguinaires qu'ils fassent une guerre propre et sans victimes. Il n'y a rien de plus risible que la convention de Genève qui tente, de façon naïve, de donner des limites à la barbarie guerrière de belligérants sanguinaires. C'est incroyable d'attendre de quelqu'un des choses que nous ne sommes pas prêts à donner nous-mêmes, non ? Je me trompe peut-être ?

Tout est semblable

Poutine promet de massacrer Daesh et bombarde les alliés des Américains, en l'occurrence pas leurs alliés mais leurs anciens ennemis d'Al-Qaïda, tout le monde pousse des cris d'orfraie et fulmine contre la roublardise russe. Mais est-ce que le fait que les armes données par les étasuniens se retrouvent dans les mains d'Al-Qaïda est bien logique dans cette guerre sans queue ni tête. Comment peut-on armer des gens contre qui nous demandons à nos troupes de lutter ? Comment peut-on s'étonner de cela, depuis des décennies les dirigeants nous mentent et nous continuons de faire mine de les croire alors que nous savons qu'ils nous mentent. Je vous explique ; ils nous mentent, nous savons qu'ils nous mentent, ils font mine de ne pas savoir que nous savons et continuent de nous mentir, pendant que nous savons qu'ils savent que nous savons qu'ils nous mentent et qu'ils continuent de nous mentir tout en continuant de faire mine de ne pas savoir qu'ils savent que nous savons qu'ils savent que nous savons qu'ils nous mentent sans discontinuer… Ouf ! C'est un peu embrouillé, non ? Mais finalement, la conclusion est toujours la même, c'est de notre faute. Notre culpabilité ne mérite même pas les circonstances atténuantes, nous sommes les seuls coupables. On ne peut pas se ranger parmi les laisser pour compte si nous abandonnons nos prérogatives de citoyens responsables en l'échange de promesses qu'on sait ne jamais être tenues !

La dérive monarchique de la Ve République à donné le pouvoir à une oligarchie, le peuple meurtri de la souffrance de la perte de la démocratie se lamente au lieu de lutter ! N'a-t-il pas, au bout du compte, ce qu'il mérite ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com