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La fête continue…

La fête continue...

Lorsqu'on a rien à dire mieux vaudrait se taire. C'est ainsi qu'il devrait penser notre premier sinistre avant d'en faire un peu trop à l'encontre des « voyous » qui ont brutalisé les cadres d'Air France. Nous sommes tous d'accord, ce ne sont pas des méthodes, encore faut-il, lorsqu'on est vraiment de gauche, écouter les gens dont les souffrances, même si elles sont exacerbées et surdimensionnées, sont la justification de ces actes, même s'ils sont intolérables. Or d'écoute il n'y a pas de la part de ce gouvernement d'autistes, et je demande pardon aux autistes qui valent beaucoup mieux que ces malades volontaires. Mais il est vrai que les enquêtes relatives à ce non-événement vont aller beaucoup plus vite que les autres, souvent beaucoup plus graves, pour occuper le terrain des médias et faire du « buzz », comme ils disent. Pendant ce temps-là les vrais problèmes sont ensevelis corps et biens…

Des problèmes ? Quels problèmes ?

Des exemples ? TAFTA, cette négociation secrète, qui met à genoux l'Europe devant son Dieu dollar et son grand prêtre, son représentant sur terre, les USA, fait partie intégrante des problèmes soulevés et vite camouflés sous le tapis persan offert par les impôts des citoyens français à nos ministres. Les indemnisations de la catastrophe qui vient d'arriver dans le sud-est de notre pays, qui bien évidemment ne seront pas à la hauteur des véritables coûts que cela représentera pour les victimes. Voilà au moins deux « petits » soucis dont devraient s'occuper notre gouvernement. A entendre le secrétaire d'état qui participe aux négociations avec les Américains et l'Europe, si les conditions de cette discussion n'évoluent pas dans un avenir « raisonnable », la France quittera la table des négociations. Sachant que les délais raisonnables dans son esprit est l'année 2016, on peut s'imaginer que le poisson sera noyé dans de nouveaux soucis et que le secret restera ce qu'il est, c'est à dire total. Il a fallu que certains journalistes, des vrais pas des brosses à reluire, puissent se procurer des documents relatifs à ces négociations pour que le public soit informé. Pour ce qui est des compagnies d'assurance, qui devront faire face à leurs clients inondés et ruinés par les torrents de boue qui ressemblent aux échanges entre hommes politiques vis-à-vis de ceux qu'ils représentent, vous verrez que cela ne les empêchera pas de distribuer des dividendes l'an prochain. Je ne critique pas le fait qu'ils gagnent de l'argent, je dis simplement qu'ils ne donneront pas aux clients l'intégralité de leurs pertes comme ce fut le cas dans les précédentes inondations. Vous pouvez vous renseigner, c'est le cas à chaque fois. Or l’assurance sert à cela, non ?

Air Fronce ? Les sourcils alors…

Comme écrit ci-dessus, l'enquête vient déjà de livrer 20 coupables putatifs aux violences de lundi. La moitié sont des élus syndicaux. D'autres noms vont être livrés prochainement en pâture aux journalistes pour continuer de nous saouler avec cette non-affaire. Suite à mon article d'hier je dirai que le dicton « qui sème le vent récolte la tempête » est de bon aloi dans ce cas précis. Qui s'est ému des licenciements dont la presse était informée avant les employés ? Pas notre gouvernement de gauche ! Qui s'est ému des conséquences des suppressions de postes en question dans 2900 familles ? Pas notre gouvernement socialiste ! Encore une fois, je ne suis pas de gauche, je suis encore moins de droite, comme dirait Coluche. Mais je ne peux respecter que les gens qui savent se respecter eux-mêmes et surtout ceux qui respectent leurs engagements, qui tiennent leurs promesses, qui font ce qu'ils disent et qui disent ce qu'ils font. Force est de constater que la gauche n'est pas respectable, tout comme la droite et pour beaucoup de raisons communes. Les idéologies se sont changées en intérêts et cela les a vidées de leur sens, de leur valeur. Le réalisme est la seule explication que nous donne ces « gauchistes » devenus « droitistes », mais qu'est-ce que le réalisme ? Le passage d'un espoir de générosité en un calcul froid qui met un prix sur tout et place l'économie sur un piédestal qu'elle ne mérite pas. Je pleure la mort de la gauche car elle était porteuse d'un élan humaniste qui n'existe plus que chez quelques uns de ces vieux dinosaures qui ressassent le Capital de Marx en guise de bréviaire. Elle était le seul moyen de contenir le libéralisme et elle en est devenue l'allié objectif.

A droite toute…

Bernard Maris a écrit « Marx, ô Marx, pourquoi m'as-tu abandonné ? ». Cet économiste, malheureusement assassiné lors de l'attaque de Charlie Hebdo de janvier, était un professionnel de l'économie mais il n'avait pas les œillères que les écoles et autre éna mettent aux experts qui garnissent les plateaux de télévision. Lui, avait un cerveau et s'en servait assurément mieux que ses détracteurs dans son propre domaine d'activité. Dans ce livre il pleurait déjà, comme je le fais aujourd'hui, la mort de la gauche marxiste et l'abandon dont elle est victime de la part de son créateur, Karl Marx lui-même. Encore une fois ce ne sont pas des larmes sur un idéal auquel je me sens lié, non, absolument pas, je pleure sur la mort de la discussion, la mort de l'opposition enrichissante, la mort de la contestation raisonnée, la mort d'un frein à une doxa stérile et qui nous lobotomise.

Le bien ne peut être que le fruit de l'opposition. Savoir dire « non » c'est prouver sa liberté ; la force du refus permet la reconquête de soi. « Soyez résolus de ne le servir plus (le tyran), et vous voilà libres. » La Boétie, Discours de la servitude volontaire.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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