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Sans secret pas d’espion, sans mensonge pas de …

Sans secret pas d'espion, sans mensonge pas de ...

Je reviens sur l'interview de Tony Blair, vous savez cet ancien premier ministre travailliste de notre voisin d'outre-Manche. Enfin, quand je dis travailliste je ne garantis pas qu'il le soit vraiment ou même qu'il l'était à l'époque. Cet homme, qui porte une partie non négligeable de responsabilité sur la destruction de l'Irak de Saddam Hussein au profit de l'état islamique, avoue ses fautes. Il tente désespérément de faire amende honorable, à défaut de reconnaître que son obéissance aveugle à son ami Bush l'a mis dans l'obligation d'arrêter de réfléchir et de foncer tête baissée dans le mur qui lui faisait face. C'est le problème de ces gens qui portent la lourde responsabilité de décisions qui ont tout de même fait et continuent de faire des centaines de milliers de morts, tous confondus. Mais en ont-ils réellement conscience ?

Pourquoi des excuses ?

N'est-il pas trop facile de s'excuser après des années de misère pour des millions de personnes, des migrations de millions d'âmes damnées dont personne ne veut, des centaines de milliers de victimes, tout ça pour un peu de pétrole ? Que Blair reconnaisse aujourd'hui que les informations sur les armes de destruction massive étaient fausses ne l'excuse pas. Si moi-même, pauvre franchouillat habitant au Caire, je le savais, comment un premier ministre pouvait ne pas le savoir ? Tout le monde diplomatique et politique était parfaitement informé de la fausseté de cette intoxication des services secrets américains, de qui se moque le grand Tony. Croit-il augmenter le rythme de ses conférences, comme notre ex président, par sa demande de rédemption publique ? La question ne se pose pas sur la responsabilité de ce monsieur, comme celle de Bush. Le seul questionnement qui m'intéresse est pourquoi des excuses aujourd'hui ? A quelles fins ce criminel d'état, cet exterminateur digne d'une cour pénale pour crime contre l'humanité se manifeste-t-il maintenant ? Espérez-vous me faire gober qu'il n'y a pas de raison à cette mise en scène, à ce scénario de film de catégorie Z ? J'aimerai savoir le réel désir sous-jacent de ce simulacre de comportement humain.

Le mauvais mariage de l'économie et de la politique

Tant que l'économie sera l'esclave des économistes et des entreprises multinationales qui, ensemble, ont corrompu tous les pouvoirs politiques des pays de notre terre, rien ne pourra se faire. Comme il est disgracieux d'avouer que la politique est aux ordres des grands financiers, il faut mentir, cacher les influences, voire les nier avec vigueur malgré les réalités qui nous prouvent le contraire. Que les pétroliers américains aient jugé nécessaire d'augmenter leurs profits et leur fourniture de matières premières à bon compte ne justifient pas la gabegie qu'a semée l'association de brutes qui ont attaqué l'Irak sur leurs précieux conseils. Il ne peut y avoir d'excuses et de justification à de tels comportements antidémocratiques, contraires au droit international et à toutes les règles qui touchent à la liberté des états à agir librement à l'intérieur de leurs territoires. C'est la raison pour laquelle nos amis politiciens ont généré cette escroquerie monumentale qu'est le droit d'ingérence humanitaire.

L'arrogance des états riches

Ce principe, l'ingérence humanitaire, est bon et généreux, sur le fond. Sur la forme, il en est diablement différent. Pourquoi ? Tout simplement parce que 5 états se sont donnés le droit de dire ce qui est bien et ce qui ne l'est pas ; j'ai nommé le conseil de sécurité. C'est d'autant plus odieux qu'il suffit à l'un de ces états de mettre son veto à une résolution pour qu'elle n'aboutisse pas. Comment 5 pays, dont la France, peuvent avoir l'arrogance de traiter les autres peuples du monde comme des parties négligeables. Encore plus odieux, l'ONU est entre les mains des Américains et des pays qu'ils maintiennent sous leur influence, comment pouvons-nous espérer régler des problèmes internationaux lorsqu'ils sont soumis aux soucis nationaux d'un pays qui ne comprend rien d'autre que le productivisme et le gaspillage ? Et pour boucler ce cercle vicieux, ne voyez-vous pas que ce sont les multinationales qui engendrent cet état d'esprit productiviste et gaspilleur ? Tant que la politique sera l'esclave sera l'économie, nous ne pourrons aller que de mal en pis ! Il est donc urgent de changer le système, c'était un peu mon sujet de l'éditorial d'hier. Mais dès lors que les hommes qui veulent changer le système ne sont même pas capables de s'entendre sur le tronc commun de la destruction d'un ordre établi à l'encontre des intérêts de l'humanité, il y a du souci à se faire…

En conclusion, même s'il y a peu d'espoir et que mon prêche se perd dans le désert, il faut continuer le combat dans l'attente d'une prise de conscience majoritaire des humains… Pas gagné mais j'essaie tout de même ! Et vous ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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