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De renoncements en traîtrises

De renoncements en traîtrises

Nous pouvons nous demander, depuis que la gauche est revenue aux affaires, quelles seront les limites des renoncements que celle-ci fera pour conserver un pouvoir par des moyens qui, apparemment, ne sont pas bons. Que ce soit pour les allocations aux handicapés, le droit de vote des étrangers, la lutte contre la finance, l'approche écologiste à mettre en place dans des projets comme Notre Dame des Landes et bien d'autres, cette gauche bobo, voire de droite dans le fond, va de reniements en abandons, de lâchetés en traîtrises. Encore une fois, on peut être en accord avec les promesses ou non faites par Hollande jadis, en 2012, cela dépend des opinions de chacun. Toutes les idées sont acceptables tant qu'elles acceptent l'existence d'autres idées et que la discussion s'installe. La politique n'est que la confrontation d'avis divergents, c'est du dialogue tolérant entre gens qui souhaitent le bonheur du peuple… Là est le souci ! Qui pense au peuple ?

Autorité quand tu nous tiens

En voulant imposer un rétablissement de l'autorité de l'état au détriment d'un esprit de justice et de validation de la volonté populaire alors qu'elle s'est exprimée, de façon relative, lors de l'élection de Hollande à la présidence, Valls se trompe. La première des autorités est celle que l'on s'inflige à soi-même pour s'obliger à tenir ses engagements. Sans cette autorité-là, toutes les autres formes que celle-ci peut prendre sont malvenues et injustes. Le droit de vote aux étrangers, que l'on soit pour ou contre n'est pas le problème encore une fois, était une des promesses du candidat Hollande, parmi tant d'autres. Le président peut avoir de bonnes raisons d'annuler ou de reculer un de ses projets, chaque jour emmène des soucis qui peuvent changer les priorités, nous pouvons le comprendre. Mais, dans ce cas, il doit nous demander ce que nous en pensons puisque ce sont ces projets qui ont justifié le choix des électeurs. Rien d'autre ! Il est indéniable que cela ne suffit plus, on ne peut pas élire quelqu'un sur la base de propos verbeux et emphatiques ou plaisants et agréables si les gens qui les prononcent ne se sentent pas obligés de les accomplir. Quelle est cette démocratie où on se fait élire sur un programme pour en réaliser un autre, souvent opposé ? Ce n'est pas de la démocratie, c'est de la fourberie, de la tromperie, de l'escroquerie. L'état n'a aucune autorité s'il est incapable de faire ce qu'il doit.

Autorité n'est pas violence mais respect

Valls ne fait pas la différence entre autorité et respect. L'un n'entraîne pas l'autre et réciproquement. Pour avoir de l'autorité il est nécessaire tout d'abord de respecter ceux sur qui elle s'exerce, ceux à qui elle s'adresse. Mais même avant cela, le respect commence par soi-même. Si vous ne vous respectez pas, si vous avez du mal à vous raser le matin parce la vue de votre visage vous émeut ou vous écœure, c'est cela qu'il faut modifier en premier lieu. Sans respect de soi, et donc de l'accomplissement des missions que nous nous sommes imposées volontairement, rien n'est possible puisque le respect des autres n'en est qu'une conséquence. C'est de ça que meurt la politique. Bien entendu, j'entends déjà certains me dire que les politiciens peuvent se raser malgré leurs turpitudes et leurs corruptions. Peut-être, mais je ne peux me résoudre à penser que leur inconscient sait quel mal ils font, d'abord à eux-mêmes et ensuite aux autres. Je crois effectivement à l'existence d'une conscience et je ne parle pas ici de religion. Je pense à l'éthique, au sens ou à l'instinct de survie qui anime tout animal et nous en sommes un. On peut vivre sans éthique, difficile mais pas impossible. Mais nous sommes toujours rattrapés par ce qui nous manque. Nos élus savent qu'ils nous trompent quand ils le font, ne croyez pas qu'il en soit autrement. Consciemment ou pas, ils savent. La force de l'habitude, les ambitions personnelles, l'avidité de pouvoir, la cupidité sont les fardeaux qu'ils ont à porter et auxquels ils doivent désespérément résister, peu le peuvent mais ils existent.

Le changement c'est quand ?

Beaucoup de travail reste à organiser pour effectivement bouleverser les mentalités, les us et coutumes de nos politiciens. Cela ne pourra se faire qu'en les remettant au niveau du peuple, il faut les ré-inclure dans la société et les descendre du piédestal sur lequel ils se gargarisent de tant d'honneur. Or, il n'est pas d'honneur qui ne se mérite. Ce n'est d'ailleurs pas un honneur de représenter le peuple, c'est un devoir. Si ce devoir est bien accompli là naît l'honneur. Nous mélangeons tout, nous ne savons même plus ce que la démocratie représente, ce qu'elle contient, ce qu'elle oblige. Que le gouvernement passe plus de temps à faire de la communication à des fins électoralistes, que ce soit pour les régionales d'abord et ensuite pour les présidentielles, ce n'est pas la meilleure façon de se faire respecter. Le respect viendra, je pense, lorsque nos gouvernants feront ce qu'ils ont dit et diront ce qu'ils font vraiment.

Comme nous nous en doutons tous, ce n'est pas demain la veille, n'est-ce pas ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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