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Liberté, liberté chérie, je meurs en ton nom !

Liberté, liberté chérie, je meurs en ton nom !

Je ne parlerai pas ce jour des événements de la nuit, par respect des victimes et pour ne pas mélanger ma voix au brouhaha médiatique des opportunistes politiques. Demain peut-être… C'est tellement odieux…

Les salariés qui ont eu l'amabilité d'aider le directeur des ressources humaines à ôter sa chemise auraient dû aussi lui retirer son pantalon. Pourquoi ? Parce que cela lui aurait permis de courir plus vite voyons ! Et aussi parce qu'aujourd'hui ils se sont faits licencier pour faute faute grave sans indemnité ni préavis. Alors pourquoi s'arrêter à la chemise si c'est pour obtenir un résultat identique. Ils n'auraient certes pas pu se faire licencier deux fois, n'est-ce pas ? Quant au militant de « Border » qui s'est fait arrêter pour avoir, aux dires des policiers et de leurs donneurs d'ordre du gouvernement, « poussé des migrants » à la révolte, voire à l'insurrection, que dire ? Quand on se souvient des larmes de crocodile versées par nos socialistes qui n'étaient pas encore des sociaux-démocrates lors des renvois dans leurs pays d'origine des sans papiers, nous pouvons décemment nous poser des questions. Non ? Ah, ça aussi c'est interdit… Où sont nos libertés ?

Où est la place de la contestation en France ?

Je répète la phrase, de George Orwell, citée il y a deux jours dans un de mes articles : « Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice. » Oui, nous sommes les complices de cet état liberticide où les droits de l'homme sont aussi bafoués que dans la plus vile des dictatures. Quand je pense que Mitterrand, le premier renégat à sa cause en 1983, avait écrit « le coup d'état permanent » pour juger sans ambages de la république fabriquée de main de maître par le Général De Gaulle. Et aujourd'hui de voir un gouvernement dit de gauche faire cent fois pire me donne la nausée. Imaginez-vous que je suis pas socialiste et que j'en arrive à ne plus comprendre ce que ce mot signifie. Mais même en n'étant pas au PS, j'ai le droit d'être horrifier par la lâcheté et la traîtrise de ces gens qui se moquent de ceux qui leur ont donnés la béquée et qui continuent de le faire. Ce qui horrible n'est pas d'être socialiste ou pas, chacun a le droit d'avoir ses opinions politiques propres, c'est le gouffre qui s'est créé entre une idée généreuse et des comportements qui en sont diamétralement opposés. On ne peut plus contester, on ne peut plus manifester sans être taxé de fauteur de troubles. Mais qui est la source de ces troubles en question ? Là est la question !

Quid de la violence ?

Je vous l'ai déjà écrit, je suis non-violent. Cependant, je comprends que certains puissent être exaspérés par le fait de n'être jamais entendus, pire encore, de n'être même pas écoutés. C'est de cette exaspération que naît la violence. Lorsque vous criez votre désarroi devant des situations ubuesques et que les réponses, apportées sur un plateau d'argent par ministres et porte-paroles gavés de caviar, sont non seulement inappropriées mais contraires au respect humain, que faire ? La solution de facilité est de se rebeller, de devenir violent. Quand on envoie des gendarmes armés comme s'ils livraient bataille contre des manifestants aux mains nues, avec des grenades, armes de guerre réelle en guise d'outils de communication, que voulez-vous qu'il advienne ? Les gouvernements successifs de droite et de gauche n'ont été que des groupes d'autistes qui refusent la mutation d'un monde qu'ils n'acceptent pas de peur d'en perdre le contrôle dont ils jouissent sur lui. Que dire devant tant d'iniquité, de cynisme et d'arrogance cumulés. Tel la poule et l’œuf, les autorités se retranchent derrière leur défense de l'ordre contre les durs, les activistes les plus convaincus accusés d'avoir semé la dévastation. Mais celle-ci n'est-elle pas la décision prise par ces mêmes autorités de faire ce qui est inconcevable pour défendre une minorité de nantis qui défendent leurs prés carrés. Je vous prédis que la jungle de Calais apportera pire encore dans un avenir qui n'est pas lointain.

Retranchons-nous, barricadons-nous hurlent les détenteurs du pouvoir

Pendant que l'Europe, le monde se « droitisent », voire « s'extrême-droitisent », que l'Autriche construit un mur, que d'autres les ont déjà érigés, que nous fermons nos frontières pour cause de COP21, la manifestation la plus coûteuse et inutile de l'année, nous licencions ceux qui défendent, peut-être un peu énergiquement, les droits des plus désespérés d'entre nous. Pas nécessaire d'être de gauche ou marxiste, pour ressentir de la colère, il suffit d'être humain. Voilà un mot dont le sens est désormais enseveli dans les oubliettes de nos ministères. Il ne s'agit même plus de politique, il est question ici d’humanité. Les peuples sont les entités les plus maltraitées que je connaisse. Leurs avis ne comptent plus, sauf en période électorale où on fait encore mine de se battre contre une autre tendance qui fera la même gestion et les mêmes mesures liberticides et favorables à une minorité de gens au-dessus des lois. Mais ne nous y trompons pas, la gauche, la droite, le centre et même les extrêmes feront la même chose. Ne voyez-vous pas que le FN est en train de modifier la présentation de ses arguments, de les mettre en phase avec une éventualité de gouvernement ? Les pourfendeurs de l'UMPS sont comme les autres, ils luttent pour prendre le pouvoir et le garder. Qu'en feront-ils ? Rien de mieux que leurs collègues aux commandes depuis trop longtemps, certainement pire avec une dose de racisme, une autre de sectarisme et une dernière de destruction de nos libertés fondamentales. La seule solution ne repose que sur nous, sur notre reprise en main de notre pouvoir, celui du peuple souverain comme l'appelait Jean-Jacques Rousseau.

Pendant que apprenons la profondeur de la résignation, les dirigeants licencient et frappent sur les têtes de nos enfants qui ne veulent pas du monde que nous leur laissons. Et si au lieu de pleurer nous donnions un coup de main à nos gosses ? N'est-ce pas le moins que nous puissions faire ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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