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Pas si Nobel que ça !

Pas si Nobel que ça !

Connaissez-vous le « Prix de la banque de Suède » ? Non ? Oui ? Peut-être ! En fait, ce fameux prix, mondialement connu est le Prix Nobel. Eh oui, ce sont des banquiers qui paient les centaines de milliers d'euros aux différents lauréats de ce prix qui, peut-être, n'en est pas un… Appelé Nobel pour lui retirer toutes les mauvaises influences du mot banquier sur le mental du public en général, et surtout pour lui donner une symbolique merveilleuse et scientifique, quelque chose de plus sain que l'ennemi de notre président Hollande, ennemi qu'il a épousé en cours de route.

Qui est Alfred Bernhard Nobel ?

Donc, la finance ce n'est pas beau puisqu'on la dissimule derrière le nom d'un scientifique, ce n'est pas moi qui le dit, c'est la banque de Suède elle-même car elle s'efface volontairement derrière une vitrine plus noble. Encore une preuve, si nécessaire, de la fourberie marketing de ces gens puissants que sont les banquiers. Mais ce chimiste qui vécut en France avant de finir sa vie en Italie, San Remo, n'est rien d'autre qu'un fabricant d'armes. Il inventa des explosifs à base de nitroglycérine qu'il appela « dynamite », c'est vous dire que c'est un personnage sulfureux… Drôle, très drôle, mais pourquoi diable choisit-on le nom d'un chimiste spécialisé dans les outils de dévastation pour célébrer la paix, la littérature, les sciences et surtout l'économie ? Bonne question, n'est-ce pas ? Qu'un industriel de la guerre soit utilisé pour fêter la paix, cela semble incroyable. C'est néanmoins vrai. Au-delà de cela, ses expériences ayant même coûté la vie de son frère cadet, Emil, cet inventeur habitué à faire la bombe, n'a jamais écrit, n'a jamais pondu une de ces théories plus ou moins fumeuses que les savants nobelisés découvrent au mérite de leur travail et de leur temps passé dans leurs laboratoires. Non, il s'occupa d'explosif uniquement et bâti sa fortune sur l'extractivisme naissant, celui qui tue notre planète aujourd'hui.

Quel est le pire Prix Nobel ?

Donc, après tout cela, pourquoi la banque de Suède a-t-elle choisi Nobel pour labelliser un prix qui devint LE prix des prix ? J'avance une idée, certes saugrenue mais qui a le mérite d'exister. Les banques travaillent dans un domaine qui s'appelle l'économie. En jouant, soit à créer de la monnaie ou à l'utiliser, elles sont les courroies de transmission inévitables dans toute démarche commerciale, dans le sens le plus large de ce terme. Aucun acte ne peut se faire aujourd'hui, surtout dans une économie basée sur le marché, sans l'intervention de l'argent, donc des banques. Elles sont le point de convergence de toutes les opérations réalisées par les êtres humains dans le cadre de leurs vies quotidiennes. Salaires, achats, ventes, campagnes électorales, tout transite par les banques via l'argent qui est leur unique vecteur mais ô combien important. Alors, admettons que je sois banquier, que je sache la mauvaise presse que le mot « banque » porte, à juste titre. Que je veuille augmenter à loisir mon emprise sur le monde qui m'entoure tout en ne me découvrant pas. Que je veuille régler les affaires du monde sans que j'apparaisse comme le faisant. Que dois-je faire ? J'invente une action noble, qui récompense des gens pour des découvertes scientifiques exceptionnelles et j'en profite pour mettre les miennes dans le lot, ni vu ni connu. Connaissant, la déification de la science et du progrès dans le cœur des gens simples, je jouerais sur du velours, non ? Et si je crée un Nobel de l'économie, je pourrais encore faire mieux, valider mes moyens de m'enrichir par la récompense donnée à une théorie qui défend mes intérêts. La boucle est bouclée !

Nobel de l'économie = validation mondiale du néolibéralisme

Eugène Fama, prix Nobel de l'économie en 2013, est un ultralibéral. Il obtint son prix en créant sa théorie de l'efficience des marchés… Tous les prix d'économie vont dans ce sens, y compris dernièrement celui du Français dont j'ai oublié le nom. Ah oui, c'est Jean Tirole qui a fait l'«analyse de la puissance du marché et de la régulation» pour obtenir le Nobel en 2014. Le prix Nobel sert de garantie scientifique, de garantie morale, de garantie mondiale et valide donc, 5 années après le crack boursier, une théorie destructrice et antiéconomique, dans le sens noble, s'il en a un, de ce mot. Vous vous étonnez ensuite que le monde entier soit victime de cette vague bien-pensante du libéralisme enchanteur, celui qui va enrichir les foules en liesse. Tout cela n'est en fait qu'une gigantesque escroquerie, une manipulation encore plus fine que celles de nos politiciens qui en sont, heureusement pour nous, encore loin. Si nos hommes et femmes politiques étaient aussi malins que nos financiers, nous serions certainement très mal, très très mal. Heureusement, leur avidité, leur cupidité et surtout leurs ego démesurés les affaiblissent. Contrairement à eux, nos amis les banquiers sont moins autocentrés, ils ont une réflexion d'espèce et font tout ce qu'ils peuvent pour sa survie. La banque est un espace communautaire partagé par ceux qui veulent le réel pouvoir et, dans cet esprit, les liens entre eux sont plus solides que la filiation. Leur imagination est commune, leurs talents sont réunis, leurs compétences sont regroupées au service d'une seule mission : le pouvoir sur le monde. Mauvaise nouvelle : ils l'ont parce que nous leur avons donné !

Tout ce que nous pouvons et devons faire est de reprendre ce pouvoir que nous avons si négligemment distribué à des bandits…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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