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Lao-Tseu nous aide…

Lao-Tseu dit dans le Tao-Te-King : « Tous les hommes désirent uniquement se délivrer de la mort, mais ne savent pas se délivrer de la vie ». Nous finissons une fois encore cette année 2016 comme nous l’avons commencée : la peur au ventre. Cette peur qui sert de fondation à une république prise en otage par tous les politiciens de droite comme de gauche afin de mieux nous diviser et donc nous manipuler avec facilité. La peur la plus vivace, apparemment, chez les humains est celle de la mort mais c’est faux, c’est de la vie qu’ils s’effraient, sans le savoir, ils confondent la cause et les effets… Comme à l’accoutumée.

Le noir et le blanc

Sans lumière les ténèbres n’existeraient pas, sans souffrance le soulagement non plus, sans le mal le bien idem. Il en est de même de la vie et de sa fin, la mort. Les êtres humains ont bien inventé les Dieux afin de se prémunir contre une mort dont nous ne connaissons rien. Cette période qui suit la fin du corps et qui s’appelle la mort possède-t-elle une autre forme que celles que nous avons connues durant nos existences matérielles ? Les Dieux, leurs affidés, leurs clergés, leurs intégristes développent des façons de pensée reposant sur des dogmes indiscutables et non négociables. Les athées ont aussi leur forme d’intégrisme et leur absence totale de tolérance qui peut s’apparenter aussi à un dogme contre les autres dogmes… Mais où est la différence ? Un dogme est un dogme, une impossibilité de converser, d’échanger avec les autres sur ce que l’on pense. Tout le contraire d’une cohabitation pacifique et partagée entre gens d’opinions divergentes. Que nous ayons la foi en un ou plusieurs Dieux, cela ne nous engage pas à interdire aux autres de partager ou pas notre certitude qui n’est valable que pour ceux qui la détiennent. Est-ce si difficile de tolérer que nos congénères aient leurs propres points de vue ? Il faut croire que oui, le but de chaque être semble tout dirigé vers le but ultime de convaincre tous les autres de la véracité, de la réalité, de la justesse de notre point de vue. Nous nous trompons, tous. Rien ne peut attester que nous ayons raison de penser ce que nous pensons pour ces sujets immatériels.

Une délivrance

Comme Lao-Tseu le dit, nos Dieux nous ont aidés, et continuent de le faire pour ceux qui y croient, à « gérer » nos morts, à nous en délivrer. Qui peut nous dire comment nous délivrer de nos vies ? Car le fait de nous dire ce que nous ne faisons pas ne nous donne pas la solution pour sortir de ce qui semble la plus grande affaire de l’humanité. Savoir vivre n’est-il pas finalement le but de la vie et de la mort ? Ne sommes-nous pas sur cette petite terre pour apprendre à vivre et à mourir ? Cela me rappelle une conversation avec des gens que je ne connaissais pas lors d’un pince-fesse quelconque du temps de ma jeunesse envolée. Un des convives dit d’un absent qu’il n’avait aucun savoir-vivre. Non content de parler d’une personne incapable de se défendre, il en disait du mal, et au surplus cet absent était un de mes amis. Sans vouloir attaquer de front cet ombrageux beau-parleur, je lui demandais si, lui, savait ce que le savoir-vivre était. Il me parla de politesse, de courtoisie, de choses qui avaient leurs propres définitions et qui ne faisaient en rien avancer celle du savoir-vivre. L’interrompant dans ses digressions fantasques mais inutiles, je lui dis que le savoir-vivre était pour moi, comme son nom l’indique clairement, l’art de connaître la vie et d’en user avec justesse. Nous pouvons savoir vivre sans pour autant répondre aux canons de la sociabilité officielle.

La vie n’est-elle pas une chance ?

Je me souviens d’un jeune collègue dans mon dernier emploi. Mais peut-être vous ai-je déjà raconté cette histoire, je deviens vieux. Tant pis… Le jour de l’anniversaire de mes 60 ans, alors que lui fêterait le sien, 40 ans, dans les jours suivants, il me présenta ses vœux et me demanda si je ne me sentais pas vieux et qu’est-ce que cela me faisait. Nous travaillions souvent ensemble, moi comme commercial, lui comme technicien et il m’accompagnait parfois lors de rendez-vous trop techniques pour mes compétences. Alors je lui répondis que le lendemain nous irions en déplacement clientèle ensemble. Il acquiesça. Je lui confirmai que nous prendrions ma voiture et que je pensais que nous aurions un accident qui nous tuerait tous les deux. Il s’alarma et me demanda si j’étais fou. Je lui répondis que non, ma folie n’était pas encore si développée, mais que si nous mourrions vraisemblablement le lendemain j’aurais eu la chance de vivre 20 ans de plus que lui. Lourd silence… La vie, pour moi, c’est cela. Une chance, rien de plus ou de moins. Nous devons savoir vivre et pour cela rien n’est plus facile que de prendre chaque jour comme une chance supplémentaire de voir la lumière, de dire bonjour à des êtres humains, de réaliser des choses dont nous pourrons être soit fier soit honteux mais faire quelque chose de la chance qui nous a été donnée de vivre une journée de plus. Nous serons notre Juge Suprême, pas besoin de Dieux, si nombreux peuvent-ils être. Et au moment de notre mort, lorsque nous verrons défiler notre vie en une fraction de seconde, ce qu’elle aura duré réellement, ce sont nos actes et rien d’autre qui nous feront mourir heureux ou malheureux. Apprenons à vivre et nous saurons mourir.

Vivre chaque jour comme s’il était le dernier, agir dans le respect de son éthique personnelle et naturelle, partager, être prêt à mourir à chaque instant m’aide à vivre pleinement. En ce dernier jour de l’année, je vous souhaite de trouver la paix dans vos cœurs et de savoir vivre. Chacun à votre manière. A l’année prochaine !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

Remercions la Cour de Justice de la République, à laquelle j’accorde des majuscules, qu’elle ne mérite pas, pour avoir jugée Christine Lagarde coupable de négligence sans lui infliger de sanction… en guise de récompense de bons et loyaux services au bénéfice de l’oligarchie.

Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité.

Mais… « L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

2 Comments

  1. Daniel JAGLINE djexreveur Répondre

    Je vous souhaite également d’entretenir la paix en vous et de goûter l’instant présent à sa juste valeur, ce que j’ai pour ma part besoin de peaufiner, ce sera l’une des diverses pistes de travail sur ce que j’ai à faire sur moi même en 2017!

    1. Point de Vue Incorrect Répondre

      Bonjour.
      Merci à vous. Je vous souhaite la meilleure réussite dans les évolutions que vous entreprenez sur vous-même. Si chacun de nous faisait ce travail le monde ne pourrait que mieux se porter. C’est certain. Tous mes vœux pour 2017.

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