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Editôt ou éditard… (262) Pourquoi écrire ?

Le peu de lecteurs habitués à mon blog me disent de recommencer à écrire. Je vous l’ai déjà dit plusieurs fois, il est parfois lassant, voire souvent, de prêcher dans un désert qui présente, en sus, l’inconvénient d’être peuplé seulement pas des grains de sable sans vie ou presque qui symbolise le peuple en qui j’ai mis toute ma foi. Mais… Ils ont raison !

Écrire ou ne pas écrire ?

« Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ». Voilà une sentence qui prend, ici, tout son sens. Bien entendu, il est plus plaisant d’être suivi, cela flatte l’ego, cela rassure, cela nous met en avant. Mais effectivement, le principal n’est pas là. Je n’écris pas pour convaincre. Je noircis des pages sans cesse, j’ai écrit un livre paru et un autre à paraître, pourquoi ? En réalité il s’agit d’une catharsis, d’une guérison qui vient en exploitant moi-même le choc que provoque la vue de la société en ce qui me concerne. Ce drame permanent me révulse au point de me réveiller, de me sortir de la torpeur que génère le regard trop appuyé sur soi qui nous fait croire que nous sommes le plus malheureux des Hommes. C’est faux, nous ne sommes jamais ni les plus malheureux ni les plus heureux. Il faut faire ce que l’on croit devoir faire, sans se poser de question au sujet de soi mais seulement dans l’apport aux autres. Ils en feront ce qu’ils veulent mais nous leur aurons donné une raison de réfléchir.

Macron 1er sait écrire

Tous les discours de notre sémillant président sont toujours bien écrits. Ils sont pleins de cette emphase, de ce nouvel élan légitimiste de la fonction présidentielle tant mise à mal par le mollasson de Hollande et le mis en examen de Sarkozy. Mais ne nous y trompons pas, cette révolution libérale que nous organise notre empereur en est bien une, rien de moins. La destruction des services publics au profit de l’agrandissement des écarts entre pauvres et riches, au profit de ces derniers, la défense permanente des sociétés du CAC40 et des amis du locataire à titre précaire de l’Élysée, voilà le programme de notre chef. Contrairement à ce qu’il dit et fait dire à ses clones, son programme ne contenait pas les « réformes », que je qualifierai de destructions, qu’il entreprend maintenant, en tout cas pas dans le sens où elles sont réalisées ni dans leur volume. Il souhaite, il veut rendre impossible le retour de la pensée généreuse, de la tendance protectrice que tout état doit offrir à ses citoyens les plus fragiles.

Un seul mot dans leurs bouches hypocrites, compétition. Ils nous noient dans des combats perdus d’avance pour tous leurs participants, nous nous entre-tuons au profit des faiseurs d’argent. Honte à eux, honte à nous !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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2 Comments

  1. Daniel Jagline Répondre

    Question récurente quotidienne pour moi aussi, l’encouragement par un taux de lecture en très légère augmentation et l’inscription assez régulière de quelques lectrices ou lecteurs depuis quelques semaines me maintiennent tout de même sur le pont.
    Je ne peux nier non plus qu’en fait j’en ai tellement besoin pour avoir l’impression d’exister que je persiste même si comme vous, si je comprends bien, je suis peu lu.
    Ce qui me mine le plus, à titre personnel, c’est le manque, qui me semble incompréhensible, de commentaires, et de retours, comme si en creux cela pouvait m’envoyer comme signal un inintérêt patent pour mes réflexions ou analyses, que je n’arrive pas à m’expliquer.
    A moins que ma lucidité ne laisse sans voix ! (je plaisante !).
    Je me sens si proche de votre « exaspération », c’est le qualificatif qui dépeind dans mon esprit le mieux ce que je ressens de vos écrits, mélée de colère et d’indignation, que je partage tout autant.
    Il paraît qu’il faut proposer (ce que vous avez fait à travers votre livre que je lis par bribe) des solutions, que la dénonciation ne servirait à rien si on est pas soit même « force de proposition » sauf que là aussi les propositions sont déjà partout, j’en relaie de nombreuses, hors elles ne valent que si l’ont sort d’abord de l’engrenage infernal dans lequel nos sociétés occidentales nous engluent, et pour cela ne faut-il pas bousculer les consciences, comme vous le faites ?
    Vous lire à nouveau est un encourgement pour moi en tout cas.

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