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343 salauds se sont démasqués, déjà ça… A qui le tour ?

On prépare ardemment la manifestation en Bretagne, les uns démontent le mobilier de ville et les panneaux indicateurs, les autres ramassent les œufs et les choux à jeter à la figure des CRS qui, de leur côté révisent et nettoient leurs armes de plus en plus agressives et destructrices, voire la perte de la main de Michaël. Chacun vaque à ses petites occupations, à ses petites nécessités soit professionnelles soit administratives pour les fonctionnaires balanceurs de grenades. Pendant ce temps, et pour soulager les baudruches et autres guignols de notre gouvernement, 343 salauds font et refont parler d’eux depuis plusieurs jours, pour le plus grand bien de leurs produits à vendre…

 

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Je n’ai rien contre la révolte, bien au contraire puisque je la réclame. Mais la mienne est non violente et peut-être, je dirais même certainement, plus efficace et efficiente comme on dit dans les cercles intellectuels nauséabonds de la capitale. Je ne vise pas à l’abolition, l’annulation ou le report d’une loi ou d’une taxe, je préconise un changement de société et la disparition de tous ces professionnels de la politique qui se gavent sur nos dos et se gargarisent de moqueries dont les sommes les victimes. Sans aucune violence on peut tout mettre par terre et tout recommencer, recréer une solidarité humaine qui n’a rien à voir avec les contrats d’assurance qui nous garantissent tout en nous éloignant les uns des autres, en rendant anonymes ceux qui financent avec nous une solidarité virtuelle et finalement fictive dans beaucoup de cas. Ce que je crains avec la barbarie des uns et des autres c’est que nous donnions à ceux qui ne sont pas impliqués une mauvaise idée de ce qu’il faut faire pour obtenir gain de cause. Si la violence fonctionne, il faudrait être idiot pour ne pas l’appliquer à ses problèmes et demander de la même façon à nos dirigeants de rectifier les erreurs qui nous sont propres, mais ce n’est pas le problème, on est à côté des vraies questions, on ne les voit même plus. La spirale de la violence finit toujours par la réussite du plus fort tel que le dit la devise bien connue. Raison pour laquelle il ne faut pas entrer dans ce cycle où seuls les extrêmes sortent vainqueurs, et, en particulier chez nous, le FN à la fois fort et bien organisé et formé à la violence depuis toujours. Ceci ferait que des communautés particulières seraient violentes pour réclamer un traitement de leurs problèmes spécifiques alors que c’est l’ensemble des modes opératoires qui rendent obsolètes toutes les techniques de gestion des conflits appliqués par nos gouvernants. Ce n’est pas un ou quelques problèmes qu’il faut résoudre mais bien la façon dont sont traités les problèmes en question car c’est de là que viennent les conflits potentiels.

 

Alors que demain, des agriculteurs (pour moi je les appelle d’un nom plus noble « paysans » qui me parait beaucoup plus proche de leur réalité et de leur mission, les défenseurs du pays et de son peuple grâce au travail pour la survie commune), des futurs chômeurs et bien d’autres vont essayer de faire valoir leurs droits à la survie nous passons encore une fois près du souci sans jamais le traiter. De plus, les agriculteurs ne sont pas non plus parfaits, surtout ceux qui veulent profiter de l’énergie de ce mouvement pour arracher d’autres avantages qui devraient encore plus enfoncer la Bretagne sous les algues vertes et la pollution générale par les lisiers entres autres choses. Nos agriculteurs n’ont pas compris non plus que le productivisme n’est pas la solution, ils crèvent du surdéveloppement de leurs exploitations et maintenant ils sont victimes de leurs propres ambitions internationales. Alors, rien n’est tout blanc ou tout noir, l’écotaxe aurait pu être un rapprochement entre une solution de financement en faveur de l’écologie et un recentrage sur des fermes moins importantes et qui produiraient moins de produits mais des bons, des très bons, comme nos paysans savaient les faire avant de vouloir devenir des entrepreneurs riches et puissants. Mais voilà, on se bat, mais pas pour les bonnes raisons… Si déjà ils réfléchissent avant de se battre, tout n’est peut-être pas perdu…

 

Qui sont les 343 salauds qui se dénoncent eux-mêmes comme tels ? Je n’en connais que quelques-uns mais quand on voit certains noms on sait immédiatement qui va se trouver sur la même liste et pour quelles raisons. Dans tous les cas, je leur reconnais que le fait d’avouer leur faute les fait pardonner à moitié… Comme Washington. Reste encore l’autre moitié bien entendu… Ces gugusses s’opposent à la pénalisation des actes de consommation des clients des prostituées. Ils le font en parodiant un autre manifeste fait par femmes en son temps pour le droit à l’avortement. Sans entrer dans le politiquement correct qui voudrait, une fois encore, que le bien soit d’un côté et le mal de l’autre, il faut éviter un tel manichéisme et cette dichotomie simpliste des gens et de leurs problèmes. Il y a différents types de péripatéticiennes, celles qui sont à la solde de proxénètes et celles qui œuvrent pour leur compte et seulement le leur. Sans connaître les statistiques par cœur, je suis convaincu que les premières sont plus nombreuses que les secondes. Il en existe un autre genre, les prostituées occasionnelles, des femmes qui ne vendent leur corps que pour alimenter leur famille, souvent leurs enfants et qui préfèrent s’avilir personnellement plutôt que d’humilier toute leur famille en fréquentant les institutions sociales qui ne fonctionnent même plus correctement faute de budget. Cela ne me dérange pas que ces 343 vrais salauds, puisqu’ils le disent eux-mêmes et ils doivent savoir de quoi ils parlent, fassent du bruit autour de leur point de vue, ce qui me gêne ce sont les réactions de tous ces journalistes qui ne tolèrent plus que chacun ait sa propre opinion et qu’il l’exprime. Je crois que nous avons trop de lois dont peu sont vraiment employées quotidiennement. Ce ne sont pas les clients des prostituées qui doivent être punis ou pas seulement, ce sont surtout les proxénètes qui font de ces femmes de la viande à l’étal d’un boucher, ce sont eux d’abord, ces esclavagistes ignobles qui corrompent la police et les politiciens en leur offrant des femmes pour satisfaire leurs fantasmes.

 

Alors, par qui commençons-nous ? Les clients ou les proxénètes et leurs complices ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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