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A quand les présentateurs muets ?

 

Il fût un temps, on entendait Zorko et l’équipe de bras cassés qui l’accompagne, nous dire que ce serait une catastrophe abominable de perdre notre triple A, que ce cataclysme coûterait fort cher à la France et que nous ne nous en relèverions peut-être pas. Ce même credo nous est toujours récité dans le cadre de la défense de l’euro… Que croire ?

Laurent-Ruquier.jpgAujourd’hui, riche de notre nouveau AA+, on écoute, dans le vent léger de cet hiver agréable, les voix des nymphes de l’Elysée nous conter la nouvelle fable à la mode. Le triple A, sa perte ? Ce n’est pas si grave que ça… De qui se moque-t-on ? Comment peut-on dire tout et son contraire à quelques heures d’intervalle et quand bien même ce serait à quelques jours, croyez-vous qu’ils n’étaient pas au courant, pensez-vous qu’ils ignoraient ce qui nous pendait au grand et gros nez de notre petit président. Si on arrive si facilement et si rapidement à nous faire prendre les vessies d’hier pour des lanternes d’aujourd’hui, c’est que le problème c’est nous, nous les électeurs, nous les fiscalisés, nous les « rigorisés », nous les « austérisés »… Croyez-vous que nos dirigeants souffriront un tant soit peu de l’austérité à venir, surement pas, ils n’ont déjà pas accepté de réduire leurs émoluments de 10 % ce n’est pas pour accepter plus, n’est-ce pas ? Mais qui nous dira la vérité ? En politique ? Personne parmi les partis en place, y compris les petits, qui ne servent que de tremplins à leurs maîtres et leur permettent d’obtenir des prébendes sans souci après négociations.

Bien sur que vous ne craignez rien en ayant perdu le triple A, de toutes façons, nous ne rembourserons pas nos dettes étatiques ou si peu. La misère accable l’Europe et permet à ses états, misérables eux-mêmes, de renégocier comme la Grèce l’a déjà fait, ses dettes. Un cadeau de 50 % à celui-ci, plus ou moins en fonction de sa proximité du général Angela, on va bien s’en sortir. Mais en attendant, il va vous falloir payer mes frères franchouillats, vos impôts, votre TVA, sociale ou pas, vos taxes sur les plaisirs essence, cigarettes, alcools et bientôt prostitution, car notre état n’est qu’un vulgaire souteneur, un sanguinaire proxénète qui ne vise qu’à sa seule survie au milieu des cendres à venir du futur combat que nous livrerons pour survivre. Nous sommes les péripatéticiennes de nos nouveaux sAigneurs, la nuit du 4 août doit se renouveler si nous ne voulons pas mourir sous le joug des fallacieux et des tricheurs, des menteurs et des traîtres à leur patrie. La félonie de nos gouvernants n’a décidément pas de limite et n’a d’égale que notre pleutrerie.

Ces chantres de la démocratie et des droits de l’homme nous trompent en permanence et trouvent dans des impasses sombres et fétides des techniciens et des experts qui valident leurs mensonges, qui nous les font gober comme de petits œufs de caille pour ne pas nous étouffer trop vite. La perte de l’euro ne sera pas pire que la perte de notre triple A, ceci est ma conclusion, après en avoir tant entendu au sujet des notes données par les trois organes qui se prennent pour Dieu tout puissant, et, assènent leurs jugements sans possibilité d’en faire un quelconque appel.
Pour parodier une autre crapule, comme nous en avons beaucoup de nos jours à la cime du pouvoir, je dirai : « quand j’entends un économiste je sors mon revolver ». La politique ne se résume pas à l’économie et c’est de cela que l’Europe risque de mourir, l’argent, finalement ne suffit pas aux êtres pour les satisfaire, il leur faut autre chose, du rêve, du spirituel, de la reconnaissance, etc… Notre civilisation change, nous ne le voyons pas et ceux qui le voient détournent la tête, de peur de n’être point crus par leurs congénères s’ils disaient ce à quoi ils ont assisté.

Ce n’est pas un triple A que nous avons perdu, c’est plutôt un triple C que nous avons gagné…

Vous avez certainement vu l’émission « on n’est pas couché » présentée par Juquier et ayant comme invité Bayrou… Imagineriez-vous qu’une chaine de télévision pourrait s’accorder le droit d’attribuer un temps de parole, aux candidats à la présidentielles, proportionnel à leur positionnement dans les sondages ? Eh bien, c’est fait…

Que penseriez-vous d’une chaine qui établirait une grille de cette forme ?…
Si toi y en a avoir plus de 12 % dans sondage, toi y en a avoir 30 minutes.
Si toi y en a avoir moins de 5 % dans sondage, toi y en a avoir 10 minutes.

Compris ? Alors, que penseriez-vous de ce pays aux chaines publiques pires que les chaines privées ? Nous sommes d’accord, ce n’est pas un pays démocratique, bravo, je vous mets 10/10, et pas besoin d’avoir fait Science Po pour en arriver là.
Figurez-vous que ce pays existe, je l’ai rencontré et même parcouru tant et tant, c’est la France. Ceci veut dire que sur la foi d’un sondage demandé et payé par des organes privés et des médias, réalisé par des instituts (comme ils s’appellent eux-mêmes) privés, on vous distribue un droit de parler proportionnel à votre résultat dans ces mêmes sondages. En traduction claire, une décision publique, et financée par les contribuables, de la plus haute importance est prise sous le dictat d’entreprises privées dont personne ne connait les buts qu’elles se sont fixés.  C’est l’image déliquescente que notre télévision publique donne de notre pays, de notre démocratie. Je savais que les médias étaient sous la coupe de ses donneurs d’ordre politiques de haut vol mais une chaine nationale à ce point à genoux, c’est à la fois grossier et vulgaire.

Notre démocratie en devient risible, et d’ailleurs, je rirais si je n’avais pas les yeux pleins de larmes, sanglotant sur nos libertés perdues. Et tout est comme ça et, personne ne dit rien, ne fait rien, ne pense rien. Je suis né trop tard dans un monde trop moderne.

Haroun.

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