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Ah ! Que la campagne est belle, comment peut-on s’imaginer…

Les réseaux sociaux ont cela de bon qu’ils communiquent à la vitesse de l’électron en mouvement toutes les fadaises de leurs membres. Et, quand c’est parti, c’est parti et… C’est souvent trop tard… L’éclairage de la campagne électorale change tout à coup de chaleur, on devient plus intime, on ressert des liens qui n’ont jamais existés et on s’intéresse à des vies dont on ignorait l’existence une seconde auparavant…

JPraffarin 

Malheureusement il n’en est pas de même lorsqu’on est une figure publique, représentative de la République Française qui plus est. On ne peut pas jouer à l’électron libre sans avoir à en payer le prix, à en assumer les responsabilités. Valérie Trierveiler s’est lâchée sur Twitter et Hollande va le payer. Là réside l’injustice, mais jusqu’à quel niveau ? Qui se ressemble s’assemble, parait-il ? Il va devoir assumer les propos de sa dulcinée d’une façon comme d’une autre. J’attends maintenant sa réaction. Quelle qu’elle soit il va y laisser des plumes. En revanche, quand on est la première concubine du Président on doit savoir conserver son calme, avoir un peu de tenue, voire de retenue, voire encore de réserve. En fait de réserve, c’est une citerne, que l’outre pleine d’ambition qui partage la vie de notre président, vient de faire éclater aux visages des socialistes, une citerne de médiocrité. Pleine d’ambition et peut-être de jalousie, l’ex de son mec à la tête de l’Assemblée Nationale, qui plus est mère de sa multitude d’enfants (j’en ai autant, je sais de quoi je parle), elle a peut-être les boules de Noël pas encore rangées dans leur boite, la belle. En parlant de belle, j’y pense, si Hollande ne réagit pas vivement, celle-ci risque fort de devenir la bête qui va lui créer beaucoup de soucis durant son mandat, comme elle avait commencé à le faire pendant la campagne présidentielle.

On a aussi la femme qu’on mérite, hein mon grand !

Pour ma part, mais moi, si je monte un peu trop haut mon pantalon je souffre, je la jetterai dehors sans préavis, à la façon des multinationales qui s’en donnent à cœur joie en ce moment. Mieux vaut être seul que mal accompagné, non ?

 

A droite la campagne prend des couleurs aussi, elle vire au bleu marine, vous ne trouvez pas ? Les sirènes blondes et plantureuses du Front National ont eu raison des nombreux Ulysse (s) de passage dans les eaux troubles de la politique française, mais aussi des Pénélope (s). La poissonnière de l’UMP, Nadine Morano connait bien les sirènes, et oui, à vivre dans le poisson en aurait-il pu être autrement ? C’est le sauve qui peut général, les femmes et les enfants d’abord… Oups… Après… On n’en a rien à faire des gosses et des femmes, ce qu’on veut c’est des sièges à l’Assemblée, alors, tous les moyens sont bons.

Durant la campagne présidentielle Sarkozy avait repris, je dirai même, marchait dans les traces laissées par la Le Pen. C’était difficile pour lui parce qu’il fait des pas beaucoup plus petits que la fille de l’homme au bandeau. Cela obligeait le petit à sauter plus qu’à marcher, mais vous savez, un rien l’amuse ce petit gars. Les deux litanies qu’il psalmodiait à tout va étaient celle de la peur et celle du programme sécuritaire de son inspiratrice qui transpirait aussi la peur mais d’une autre manière.

Son échec, ô combien réjouissant à mes yeux, le fît partir en vacances mais ses garde-chiourmes étaient restés car, l’appétit aidant, il fallait bien trouver un moyen de survivre, les législatives leur en donnant la possibilité. On ne change pas une équipe qui perd est la devise de la droite UMPiste. Et surtout on ne change pas une stratégie qui perd, ce qui est profondément plus stupide. Quelle est leur stratégie, s’ils en ont une, ce que je ne crois pas à entendre les stupidités qu’ils n’arrêtent pas de déballer.

 

La stratégie UMPiste est basée sur les attaques personnelles et la mise en doute de tous les faits et gestes de la population de gauche qui garnit les ministères et l’Elysée. Le problème de cette équipe, qui semble maudite, repose sur le fait qu’ils n’ont absolument pas digéré de se faire éjecter. Ils savent tous que c’est la faute du petit mais ils ne peuvent pas le reconnaître avant les éclatements de leur ex majorité et de l’UMP qui se feront ensembles à en croire l’ambiance qui règne dans leurs pétaudières commune et respective. La campagne, en plus d’agresser personnellement les acteurs opposés, comme Raffarin, le bouffon du roi, le fît à propos de la vie commune passée de Hollande et Royale, se rétrécit comme peau de chagrin autour des thèmes habituels, « hors nous point de salut » ou en version moins littéraire « hors nous c’est le chaos ». Le second axe choisi est bâti sur le support, fabriqué par l’âme damnée de Sarkozy qui l’a « droitisé » au possible (comme s’il en avait besoin), de la peur. « Regardez la Grèce, regardez l’Espagne, regardez le Portugal, l’Irlande, l’Italie, voilà ce qui vous attend, Français grognons et jamais contents si vous n’élisez pas les oligarques d’avant le 6 mai. Nous serons obligés de divorcer d’avec l’Allemagne. » Et bien oui, c’est ce qui nous attend, nous le savons mais en fait, c’est vous qui nous y avez menés dans cet enfer néolibéral où le profit des riches n’est jamais suffisant et où la misère des pauvres ne tient aucune place.

 

Ils ont raison de nous faire peur parce que nous allons souffrir, plus que de coutume et les cicatrices seront longues à cicatriser si elles le font. Nous devons avoir peur, mais surtout peur qu’ils reviennent. On ne peut pas cultiver longtemps sur le terreau de l’injustice, du mépris et de l’indifférence.

 

Plutôt que de vous saouler de mes rancœurs anticonsuméristes et anti profit qui ont fait et qui continuent de faire leurs preuves, je vous livre le témoignage d’une personne grecque qui revient de deux semaines dans son pays complètement bouleversée. Je vous laisse juge.

Article sur la Grèce.

Bien sur et malheureusement les théories de gauche comme de droite se rejettent la balle, mais dans le fond quand la Grèce est entrée dans la Communauté Européenne, nous savions tous que tout était sens dessus dessous dans ce pays et nous les avons acceptés pour des raisons de basse politique, à courte vue et sans jamais vouloir vraiment remédier aux vrais problèmes.

 

Ils ont raison de nous faire peur, ils savent de quoi ils parlent puisqu’ils ont créer l’enfer où ils nous ont jetés. Mais nous n’avons plus rien à perdre et tout à défendre, sans eux bien évidemment.

 

Que le diable les garde !

 

Haroun.

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