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Alléluia ! Un pays est né… La Palestine ?

C’est fait, depuis le temps qu’on en parlait, ils ont fini par l’admettre, la Palestine est un pays. Puisque les deux frères ennemis qui vivent sur cette terre sainte, pour les trois religions monothéistes majeures, avaient décidé de négocier une paix, qui n’existera vraisemblablement jamais, sur la base de la création de deux états voisins vivant en parfait accord chacun dans ses frontières, qui restent à déterminer… Pas gagné le jeu, pas gagné…

L’ONU, organe aussi inutile dans sa forme actuelle qu’un bouton d’acné sur le visage d’une adolescente en mal d’amour, vient de reconnaître l’existence d’un état. Celui-ci étant en état lui-même d’achèvement, comme ces bâtiments proposés par des promoteurs indélicats qui commencent à construire pour encaisser l’argent de leurs clients sans se donner la peine d’achever réellement les constructions promises. Il s’agit bien de cela. La Palestine est devenu un pays dans la mesure où, reconnu par ses pairs, il est autorisé à participer, en terme d’observateur silencieux et enjoué, à des débats qui, la plupart du temps, ne servent à rien d’autre qu’à défendre les intérêts des nations riches et industrialisées au détriment de toutes les autres. Quel talent ! Charles de Gaulle avait deviné, depuis le début de cette Société des Nations, que son avenir n’aurait rien de glorieux mais plutôt de malsain. Cela semble tellement évident que seuls les aveugles et les lobotomisés que nous sommes ne s’en aperçoivent pas. Cette organisation n’est qu’une filiale discrète, mais toute assujettie aux USA, qui en ont fait un second secrétariat d’état dévoué corps et âme aux relations étrangères du gendarme du monde.

Malgré cette soumission aux étasuniens, parfois, il arrive, comme dans toute filiale digne de ce nom, qu’elle se rebiffe contre les abus d’autorité de la maison mère. C’est ce qui s’est passé hier et la Palestine en a tiré le maximum de profit. Mais n’est-ce pas aussi les intérêts des États Unis ? Ceux-ci n’auraient-ils pas fait mine de s’y opposer, tout en laissant aller cette galère au fil des courants nécessaires à la résolution de ce problème, qui tend à s’envenimer de jour en jour ? Ils sont assez machiavéliques pour ça et pour bien pire. Nul autre qu’eux-mêmes ne connaissent réellement leur vision à court, moyen et long terme du monde qu’ils souhaitent. La CIA et d’autres entités sécuritaires se battent pour accroître leur pouvoir respectif et en manigançant, dans le dos des élus jusqu’au président, leurs propres opérations légales et surtout illégales touchant à tous les domaines du crime, depuis les assassinats jusqu’au commerce international de la drogue et le montage de révolutions factices, telles celles du printemps arabe.

Cela étant et pour rester un tant soit peu positif, ce pot pourri de nations aux intérêts divergents n’est pas aussi inutile qu’il n’y paraît. Il permet à des pays, qui ne font que s’opposer en permanence, d’établir et d’entretenir des relations qui, si elles ne sont pas bonnes, ont au moins le mérite d’exister et certaines fois d’éviter le pire. L’idée de ce méli-mélo de nations aux langues, cultures, religions,économies si différentes n’est pas mauvaise en soi, ce qui la rend perverse est la manière outrecuidante et dictatoriale dont certains pays l’utilisent et en particulier les USA, champion du monde de la duplicité. La Palestine va payer au prix fort cette pénétration dans la cour des grands. Je ne sais pas encore comment mais rien n’est gratuit en ce bas monde, gouverné par l’argent et toutes les mauvaises habitudes et les vices qu’il engendre par sa manipulation par les hommes vénaux qui nous gouvernent. Je le dis une fois de plus, l’argent n’est pas à maudire, ce sont les hommes qui le pervertissent et le change en Dieu au lieu de continuer de l’utiliser pour ce qu’il est, un outil d’échange.

Donc, la Palestine va pouvoir porter plainte, à la Cour Pénale Internationale, contre Israël pour les exactions que ce pays commet contre des populations entières. Ceci est certes la plus conséquente des suites à donner au statut d’observateur attribué aux Palestiniens. Encore faut-il que ceux-ci puissent parler d’une voix et d’une seule. C’est peut-être là le piège. Le Hamas va bien et vient de s’auréoler de sa trêve avec son belliqueux voisin. Alors ne fallait-il pas, pour contre balancer cette victoire, presque à la Pyrrhus, des islamistes, lâcher un peu de lest pour redorer le blason du président fantoche Mahmoud Abbas ? En ce qui me concerne, j’en suis persuadé, mais mon importance, comme celle de mes opinions, dans ce débat, est encore moins grande que le même bouton d’acné que ci-dessus mais sur la fesse gauche de la même adolescente. Inutile de vous dire que tout ce que j’écris restera indubitablement et irrémédiablement entre nous… La théorie « diviser pour mieux régner » s’applique ici dans son plus bel exemple. En rétablissant un équilibre entre le Hamas et le Fatah, on les neutralise et on les fait se remettre en ordre de bataille l’un contre l’autre. Une suprématie, quelle qu’elle soit, n’est pas envisageable ni supportable pour Israël et ses alliés américains.

Si les Palestiniens arrivaient à s’entendre, ce serait un terrible constat d’échec pour les docteurs Folamour des services spéciaux étasuniens, mais on en est tellement loin que, pour l’instant, ils ont diablement raison…

Mais ce que j’en dis…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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