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Austérité ! En avant, marche !

Les voyous qui nous gouvernent se réunissent une fois de plus, à nos frais, pour décider comment nous extorquer un peu plus d’argent pour permettre à l’euro, comme à leur système défaillant, de perdurer. Il est incontestable qu’ils débordent d’énergie et de moyens pour arriver à leurs fins que nous acceptons, d’avance, comme les seules capables de nous enfoncer toujours un peu plus dans une voie qui s’avère , depuis déjà trop longtemps sans issue.

 

859_nicolas_nielsen.jpgComme je l’écrivais dans un de mes précédents articles, la zone euro ne fait que défendre le dollar. En effet, le dollar, cette monnaie qui ne vaut plus rien, depuis elle aussi très longtemps, est l’outil indispensable aux règlements internationaux des échanges de matières premières comme de beaucoup d’autres produits, comme nos avions par exemple. Quand une crise survient aux USA, comme par enchantement, une crise survient presque aussitôt sur l’euro. Pourquoi est la bonne question ? Croyez-vous que le Dieu des monnaies corrige l’euro par esprit de justice par rapport à ce pauvre dollar larmoyant ? Croyez-vous au hasard en matière d’économie ? Pour moi, le hasard n’existe pas, ni en économie ni en quoi que ce soit. Et je ne suis pas de ceux qui pensent que le hasard est la façon qu’utilisent les Dieux pour agir dans l’anonymat ou par humilité. Non, je crois que lorsque le dollar prend froid la meilleure façon de le soigner est de rendre malade les monnaies compétitrices et… Comme par hasard, qui n’existe pas, il n’y en a qu’une, devinez laquelle… Gagné, c’est l’euro, vous êtes définitivement les meilleurs !

 

Pourquoi ? est encore une fois la bonne question… Il est hors de question pour les américains de laisser une monnaie qu’ils ne contrôlent pas directement, malgré l’aide ô combien efficace de nos stupides gouvernants, devenir « LA » monnaie d’échange mondiale par laquelle le pouvoir peut régner sur une planète corrompue. Les agences de notation n’ont les yeux rivés que sur les pays d’Europe, et surtout les plus à même de devenir de bons et joyeux boucs émissaires. Une nouvelle frayeur sur l’euro détourne l’attention des marchés du dollar vers l’euro. En mettant une pression accrue sur l’euro, le dollar se retrouve donc, non pas en bonne santé, mais, comme vous l’avez tous compris, passe pour une monnaie bien moins dangereuse que celle de pays qui risquent la faillite du jour au lendemain. Le tour de passe-passe d’une dégradation d’un ou de plusieurs pays suffit à baisser la tension sur le dollar pour la reporter, automatiquement, sur l’euro qui devient la vedette en perdition qu’il faut à tout prix sauver de la ruine.

 

La masse monétaire en dollars a été multipliée par 40 alors que les produits que cette monnaie a engendré n’ont été, eux, que multipliés par 4. Ceci veut dire en clair que la planche à billets que nous hésitons à faire fonctionner pour l’euro marche « à plein tube » pour le dollar. La sortie en fanfare des accords de Bretton Woods a été faite le 15 août 1971. Elle a permis au dollar de ne plus avoir de contre-valeur en or, faisant, de ce fait, du dollar une monnaie fiduciaire fiable et stable par rapport à elle-même et à rien d’autre. Autrement dit, les américains n’ont d’autres engagements, vis-à-vis du monde entier, qu’à produire des billets de banque tout vert pour permettre au monde de fonctionner et d’échanger. Le problème est que beaucoup de ces billets ne représentent aucun échange de marchandise et que, par ce fait, ne sont que de la vraie fausse monnaie… Ou de la fausse vraie monnaie… C’est vous qui décidez !

 

Petit rappel technique et étymologique, qu’est-ce qu’une monnaie fiduciaire ? Fiducie vient du latin :

Terme de droit romain. Contrat de fiducie, contrat par lequel une personne à qui une chose était livrée comme garantie d’une créance, s’engageait à rétrocéder cette chose lors du payement de la créance.

 

Pour fiduciaire voici les significations :

·  Terme de droit romain. Héritier fiduciaire, celui qui est chargé de remettre un fidéicommis.

·  Terme d’économie politique. Qui dépend de la confiance. Monnaie fiduciaire, monnaie de papier. Circulation fiduciaire, circulation en papier, la circulation en billets de banque, opposée à la circulation en espèces métalliques.

 

Il faut savoir qu’au départ le propriétaire d’une pièce d’or pouvait la donner temporairement à un tiers contre un papier qui était en quelque sorte sa garantie. Lorsque le papier était rendu à son propriétaire la pièce retournait dans les poches de celui qui l’avait donnée contre le morceau de papier. Mais si on donne des papiers contre rien, où est la quantification de l’échange, celui-ci est subjectif et dépend uniquement de la valeur du papier fixée par son émetteur, celui qui l’a imprimé. Donc c’est vraiment une question de confiance. Il faut que celle-ci soit franchement établie pour que celui qui reçoit le morceau de papier en paiement de son produit, soit sur que cela correspond vraiment au temps qu’il a passé à fabriquer le produit en question, auquel on ajoute le prix des matières premières, l’usage des machines éventuelles et du personnel qui a œuvré.

 

Les américains nous disent que leur dollar est une valeur dans laquelle nous pouvons avoir confiance mais comment pouvons-nous le croire puisqu’ils en impriment sans arrêt et contre aucune marchandise qui pourrait servir d’étalon.

Tout ça pour dire que le dollar est une monnaie de singe qui n’a de valeur que parce qu’on lui accorde une confiance qu’il ne mérite pas. Comme le dollar est utilisé à 80 % en dehors des USA, cette magnifique machine à fabriquer de l’argent ne génère aucune inflation chez les américains.

 

Pour en revenir aux gens qui nous dirigent, et, qui vont encore manger à des 3 étoiles Michelin à nos dépens et tous ensembles, leur défense de l’euro n’aura pas de fin. Nos voyous savent tout ça bien mieux que moi et même bien mieux que nous tous. Mais ils doivent sauver le « système financier », ce fabuleux mécanisme qui n’est dirigé que par une poignée d’individus qui manipulent des nations, je dirai même toutes les nations. Le fait d’avoir vécu à crédit, d’avoir dépensé plus que ce qu’on avait, nous a mis dans une situation difficile car nous en Europe nous n’avons pas de planche à billets et nous nous interdisons d’en avoir une pour, soi-disant, éviter l’inflation. Alors, pour rendre ces billets que nous devons, au lieu de les imprimer comme font les américains il faut qu’on les récupère dans les poches de ceux qui les détiennent, c’est à dire vous et moi…

 

Vous me voyez arriver… Bonjour l’austérité… Et pour rembourser 1700 milliards d’euros, les deux austérités qu’on a eues jusqu’à maintenant ne seront pas suffisantes, car, en plus, on se solidarise avec les pays endettés par le nouveau traité qu’il ne faut absolument pas ratifié sinon bonjour l’angoisse… Et nous serons bientôt tous Grecs… Et au chômage…

 

Haroun.

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