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Beckam… lotte…

Donc tout va bien en France aux dernières nouvelles puisque le foot va bien… Les nouveaux propriétaires du Paris Saint Germain, Qatari plein de pétrodollars et de bonnes intentions ont la volonté affirmée de changer le PSG, qui signifie Purée le Super Gaspillage, d’un puits sans fond à des fonds perdus… Ils sont bien partis, « mais jusqu’où s’arrêteront-ils ? » (Coluche)

 

david.jpgLe spice boy, enfin le mari de la spice girl, fait figure de proue sur la caravelle qui orne le blason parisien. De son nom, David Beckam, et de son origine anglaise, on sent bien qu’on a à faire à forte partie. Les Anglais sont bien plus fort que nous en affaires, la preuve ils se sont « évadés » de l’Europe pendant qu’il était encore temps. Beckam fait le contraire, il vient envahir Paris ou plutôt le libérer… Le libérer de ses fantasmes de victoire dans les compétitions européennes et nationales. Après un départ en fanfare, la marche, jouée par des instrumentistes de talent, s’est changée en requiem… Un renfort était nécessaire et la fortune des actionnaires de cette Petite Saleté Gaspilleuse aidant, celui-ci est grandiose. David Beckam, et la foule en délire scande son nom ad libitum… Le messie du football est un homme, un vrai, un tatoué, je vous laisse l’examiner et vous n’en croirez pas vos yeux exorbités.

 

Dans ces temps de sacrifice général et de ceinture à rétrécissement automatique, voir un quidam taper dans un ballon pour 800 000 € par mois, auxquels se rajoutent les bonus et les produits marketing, sans compter la publicité, ressemble presque à de la provocation. Mais les pauvres sont terribles, ils aiment le football, il est vrai que leur lobotomisation les aide bien à consommer le foot sans modération, comme la bière qui l’accompagne. Alors, c’est vrai que les misérables se répandent dans les stades, mais surtout devant leurs écrans de télé, à la vitesse de la lumière dès l’annonce d’un PSG – OM, autrement dit Perdre Sans Geindre contre Oh Merde. Mais cela vient-il vraiment de leur goût immodéré pour le ballon rond ? Aiment-ils ce sport à ce point qu’ils en perdent toute notion de « normalité », tout sens de la mesure ? C’est au moment de l’encaissement de leur chèque de salaire qu’ils devraient retrouver cette mesure perdue au gré d’une passion aussi stérile que dévastatrice au niveau de leur ouverture d’esprit. Car, pendant qu’ils s’extasient devant les élucubrations de ces millionnaires en culottes courtes qui se bousculent, se poursuivent, se piétinent, voire parfois se tapent dessus, comme de vulgaires voyous sans cervelles, pendant ce temps là eux gagnent le SMIG, Salaire de Misère pour Imiter les Gueux.

 

Comment en sommes-nous arrivés à ce point ?

La capitulation mentale généralisée est le fruit d’une machination ourdie par des complices fort connus de nous, cette bande aussi vénale qu’irrespectueuse de ses congénères. Ces gangsters de bas étage, ces pilleurs de sébile, ne sont que nos hommes politiques qui se suivent et s’entrecroisent dans les couloirs du Parlement, dans les ministères, et, qui, au gré de nos caprices électoraux, possèdent temporairement le pouvoir que nous leur attribuons sans aucun discernement. Comment ont-ils pu nous réduire à un tel état de délabrement mental et intellectuel ? Facile, ils tiennent l’école et les médias.

 

L’école…

Nous avons le système scolaire qui est le plus lourd en temps de présence des élèves dans les classes. Nous avons le système qui ostracise tout élève qui, sans être surdoué, à des facultés plus élevées que la moyenne. Nous avons les programmes les plus lourds qui soient donnés d’avoir et ceci dans tous les niveaux scolaires. Nous avons des étudiants de grande valeur en sortie de nos universités et grandes écoles mais…

Nos enfants sont formatés plutôt qu’instruits, ils sont manipulés plutôt qu’aidés, le fait d’engranger des connaissances dans leurs cerveaux dépendants ne leur donne pas la liberté de pensée nécessaire à la différenciation de notre identité humaine vis-à-vis des autres espèces animales. On en fait des consommateurs au lieu d’en faire des Hommes, on leur communique le culte de l’avoir en annihilant celui de l’être. On les marque du sceau indélébile de la compétition à tout prix, partout, en permanence et à toutes les étapes de leur vie, afin de les laisser se perdre dans le labyrinthe des prétentions futiles générées par une évaluation continue  et une comparaison circonstanciée entre eux. Le règne du moi est construit dès l’école primaire, par une absence totale de l’amour de la connaissance au profit de l’attachement à la possession matérielle, par une atrophie de la vraie fonction enseignante qui n’est pas de faire apprendre un contenu mais au contraire « d’apprendre à apprendre ». Les contenus ne sont plus dans les livres uniquement mais bien disponibles pour pas cher ou pour rien sur les réseaux de toutes sortes et en particulier Internet. Il faut donner aux enfants l’envie d’apprendre et leur donner le mode d’emploi de l’autonomie et de la recherche personnelle établie sur une réflexion personnelle approfondie.

Bien entendu toutes les tendances politiques, les syndicats d’enseignants, et tous les partis sont contre cela, si on veut manipuler, il faut créer des « objets » manipulables…

 

Les médias…

Là, inutile de faire un roman, vous constatez tous les jours que Naguy et d’autres présentateursDavid-Beckam.jpg absorbent la totalité des heures de grandes audiences avec leurs émissions dites de loisir. Je ne vous parle même pas des matchs de football… Or ces programmes ne visent qu’un seul objectif, celui de nous appauvrir en autonomie en nous proposant de gagner de l’argent par les jeux, de diminuer notre capacité d’analyse au profit de la régurgitation de connaissances sans intérêt autre que le gain financier. La culture, qui était ce que nous savions après avoir tout oublié, est devenue ce que nous savons pour sortir de notre positionnement social. Qui ne rêve pas de gagner un million ?

Les informations pleuvent de partout et nous avons en boucle toujours les mêmes images tronquées, truquées, partielles, qui nous font nous déterminer sans aucune autre issue que d’adhérer au consensus politiquement correct prôné par les voyous qui nous gouvernent et son  opposition politique par le biais de leurs outils médiatiques, télés, radios, magazines…

Nous croulons sous les informations inintéressantes et sans valeur au détriment des vraies qui sont noyées dans cette masse nauséabonde et passent inaperçues.

 

Comment, avec ce cirque médiatique permanent, voulez-vous garder le contact avec la réalité, comment rester zen lorsque le tsunami passe sans cesse devant vos yeux effrayés, que les manifestants de la place Tahrir sont vos invités à longueur de journée, comment pouvez-vous encore accorder quelques instants de réflexion sur les dernières décisions de votre propre gouvernement qui vous fait prendre des vessies pour des lanternes ? Impossible… Et nous devenons tous des lobotomisés, bienvenue au club…

 

Bienvenue monsieur David Beckam, à défaut de nous rendre intelligent ou cultivé, peut-être rendrez-vous vos maîtres plus riches ? Personnellement, et bien qu’ayant été un sympathisant du football dans le passé, je ne vous regarderai pas. Mais que cela ne vous empêche pas de courir pour les autres et surtout pour vous…

 

Haroun.

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