Log In

Belle plante, le philo… dindon !

Hier soir j’ai participé à un « Café Philo » organisé par une association dont je suis membre. Il s’agit de l’Université Populaire de Philosophie. Ces soirées sont réalisées tous les mardis soirs dans une brasserie toulousaine fort sympathique au demeurant. Notre soirée, où plus d’une trentaine de personnes étaient présentes, s’est passée très agréablement autour d’un thème ô combien d’actualité. « Peut-on vivre sans peur ? » Vaste question…

 

Alderaan_planeta.jpg

 

Bien évidemment, ce n’est pas pour vous raconter ma vie que je vous dis cela. Loin de vouloir faire de l’exhibitionnisme intellectuel, je souhaite plutôt vous faire part des propos que nous avons échangés et soyez sûrs qu’ils étaient divers, différents, voire parfois opposés. C’est toute la richesse de ce genre de débat, il nous procure à la fois, des raisons de réfléchir, de penser, et, surtout, de constater que nous ne réfléchissons, nous ne pensons pas tous de la même façon. C’est un travail qui repose à la fois sur une recherche personnelle et sur la tolérance absolue des résultats des recherches de nos comparses. Double fonction qui nous oblige à écouter et entendre, ce n’est pas tout à fait la même chose, tout en synthétisant nos propres réflexions pour les faire partager et les rendre compréhensibles. Mais ce n’est pas ma motivation dans le choix de ce sujet. En fait, je crois que la philosophie est la mère de visions qui animent nos vies, à la fois sur le plan intime mais aussi sur celui collectif ou sociétal. Les visions nous sont nécessaires pour donner une forme, une image de l’objectif personnel que nous espérons atteindre. Il en est de même des sociétés et des groupes sociaux. C’est pour cela qu’il est nécessaire, pour ne pas dire obligatoire, lorsqu’on est un personnage politique qui veut prendre en charge la gestion des affaires communes dans l’intérêt des membres qui composent une société, d’avoir une vision claire et précise de la société que l’on veut obtenir à des termes différents, court, moyen et long.

 

C’est la raison pour laquelle j’ai adhéré à cette association, Alderan pour ne pas la nommer, je suis convaincu que sans vision il est difficile, même impossible, de mener un groupe, d’établir une politique, de bâtir une société et encore mieux, une civilisation. C’est ce qui cause la perte de nos hommes politiques de tous bords. Leur vision est à très court terme et n’a d’autre finalité que la conservation du pouvoir qu’ils nous ont volé, par l’accumulation de mensonges qui nous ont trompés et nous ont poussés à leur donner un pouvoir qu’ils ne méritent pas. La vision sociétale d’un Copé ou d’un Fillon, par exemple, est contraire aux intérêts des participants de leur propre parti. Le décalage entre les militants et leurs dirigeants est tel que plus rien n’est commun entre eux. Les militants rêvent d’une société capitaliste où les affaires et l’argent dominent tout dans l’intérêt de tous, alors que ces deux clowns ne baient que de devenir président d’une république de plus en plus bananière, celle de notre beau pays exsangue de ses énergies vitales jetées aux quatre vents par l’incurie de nos gouvernants successifs depuis des décennies.

 

Un pays dont les gestionnaires n’ont pas de vision est une contrée en perdition. L’avenir d’un état ne peut se contenter des ambitions personnelles de pauvres diablotins à qui, seule, la télévision donne vie. Il faut penser un pays, l’imaginer dans sa forme finale, quelle qu’elle soit. Bien entendu, la Le Pen a bien sa vision de notre nation que je ne partage pas, tout comme Nathalie Arthaud ou Besancenot ou Poutou que je ne partage pas non plus, mais au moins ont-ils des visions précises et détaillées du monde qu’ils nous proposent. L’immense majorité des dirigeants de notre petite planète, n’ont pas de vision du tout. Ce dont ils parlent, ce qu’ils nous proposent c’est de trouver des moyens illusoires de survivre encore quelques temps, suffisamment longtemps pour pouvoir vivre pleinement leur pouvoir et les prébendes qu’ils se sont attribués dans l’immoralité la plus absolue. J’aime la politique et je ne veux en faire, en parler qu’à la condition expresse d’avoir quelque chose de concret, de réel à proposer. Je ne suis pas complètement fou, je vous rassure, je sais que mon taux d’écoute est nul, malgré l’intérêt de quelques lecteurs qui me suivent et que je remercie du fond du cœur de leur soutien moral et amical à mes propos toujours un peu violents et coléreux mais sans cesse sincères. Je sais que je ne serai jamais ni président, ni député, ni rien de tout cela, mais la direction de la Cité ne se fait-elle pas par l’entremise des citoyens qui la composent.

 

Le pouvoir, le vrai est entre nos mains, que nous soyons ou pas diplômé de sciences politiques, notre devoir est de nous occuper de la gestion de notre Cité, de notre société, de notre civilisation et personne n’a ni le droit ni le pouvoir de nous priver de ce devoir indissociable de notre citoyenneté.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com