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Bonnet d’âne au diplomate !

Il n’y a pas un jour où Sarkozy et son gang ne font pas une bêtise. Ceci est dû, dans la plupart des cas, à une volonté de communication positive visant au renouvellement du bail de location de l’Elysée au « petit » gars qui l’occupe aujourd’hui…

juppe.jpgQuand il était petit, il l’est d’ailleurs toujours, Sarkozy avait sans cesse désiré un déguisement de pompier que ses parents lui refusaient obstinément, voyant en lui le messie d’une France en déliquescence, il l’imaginait mieux en costume de Merlin l’Enchanteur. Etant resté petit, comme déjà dit ci-dessus, il a eu à son arrivée à l’Elysée le même réflexe que jadis et écrivit au Père Noël une lettre concluant sur « Si tu ne m’apportes pas mon déguisement de pompier, tu es fini, et tu pourras te casser dans le grand nord pauvre c… » Vous comprendrez que je ne peux citer intégralement le dernier mot du « petit » gars de l’Elysée, cela serait un épouvantable exemple pour les enfants et un abaissement considérable de l’image présidentielle.
D’ailleurs, je ne suis pas sur qu’il ait dit ça le « petit »… Ah oui, il l’a dit… Eh bien, c’est un vilain « petit » président…
Donc, finalement, après tant d’années à attendre son costume de pompier, il l’a eu. Ce fût un cadeau de mariage, offert par son ex-femme, lors de son union contractuelle avec l’actrice enceinte qui donne dans le caritatif entre deux disques. Et c’est pour cela que nous voyons notre « petit » gars de l’Elysée aller de part et d’autre pour éteindre les incendies qu’il a encouragés sinon générés. C’est devenu pour lui une technique de fonctionnement, il n’a pas de plan, ni de stratégie, ni de réflexion, il réagit. Oui, notre « petit » gars est un réactif, il n’aime l’action que lorsqu’elle se fait a contrario d’un fait ou d’un acte. Cela lui donne des repères, il sait d’où il part, mais en ne connaissant pas le but de son voyage qui aboutit souvent dans la création de lois ou de prescriptions, qui n’ont d’autre intérêt que le passage aux journaux télévisés qui lui cirent ses bottes de pompier.
Je suis heureux de vous annoncer que la France a le premier président à réaction, les autres pays du globe se contentant de présidents à hélice, d’ailleurs on ne dit plus « j’achète un ventilateur » mais « je me paie un président », vu la corruption environnante, ça sonne mieux…

Bon, trêve de billevesées, on n’est pas là pour rigoler, hein mon « petit » ? Quelle la sottise du jour ? En fait, il y en a plusieurs, comme à l’accoutumée mais j’ai choisi ce jour de vous parler du clown triste qui sévit au Cirque de l’Elysée. Alain Juppé, notre sinistre des affaires étrangères, notre diplomate en chef, notre porte-parole tous azimuts et tous pays confondus, notre globe-trotter en culotte de golf, notre tintin sans majuscule, l’intellectuel chiraquien de la « bande à Sarkozy ».
Je ne pense pas que le Juppé puisse faire ou dire quoi que ce soit sans l’assentiment du « petit », bien évidemment, ni bouger dans tous les sens comme il le fait en permanence. Alors, lorsque ce clown triste dit qu’il va, à la lumière des informations rapportées par son envoyé en Afghanistan, Gérard Longuet, éventuellement prendre la décision de retirer la France de l’enfer afghan, il ne rigole pas et le « petit » est forcément au courant et d’accord. Bien sur, comme d’habitude, c’est une bévue. C’est encore à des fins électoralistes que notre bouffon annonce cette information, pour faire plaisir au « petit » qui veut à tout prix rester dans son cirque avec le rôle de Monsieur Loyal. Or la loyauté n’est pas ce qui étouffe le « petit » comme toutes ses victimes peuvent le confirmer ainsi que ses « amis ».
A qui veulent-ils faire plaisir cette fois ? Pour une fois, c’est assez complexe… Il y a plusieurs clientèles possibles…

Tout d’abord l’armée, qui, depuis le début de cette affaire, se demande ce qu’elle vient faire dans cette galère plutôt  américaine. Les familles de ces bidasses seraient, elles aussi contentes du retour précipité de leurs progénitures, conjoints, etc.
Ensuite, les opposants à notre engagement près des américains dans ce combat qui n’en est pas un, depuis les pacifistes jusqu’aux écolos de service.
Et encore tous les Français qui voient cette aventure comme une lutte perdue d’avance d’un envahisseur contre un peuple qui veut continuer à cultiver le pavot, et plus si affinité, en paix chez lui.
Enfin, parce qu’on préfère en France les présidents qui achèvent les guerres à ceux qui les débutent. En l’occurrence, là, notre « petit » n’est gagnant qu’à 75 %, cette affaire ayant été lancée par ses deux « amis » Chirac et Bush, mais tout de même gagnant.

En quoi cette pénétration électorale dans les domaines militaire et international est une erreur, voire une faute ? Tout simplement parce qu’un Etat qui se respecte, un vrai pas un ramassis de voyous élus, doit aussi respecter ses engagements, les relations internationales ne pourraient exister si les pays pouvaient promettre et ne pas tenir leurs promesses, ne pas aller jusqu’au bout de leurs engagements. C’est de notre parole qu’il est question, de la qualité de notre volonté à réaliser tous nos contrats quoi qu’ils nous coûtent. Quelle confiance pourront nous donner tous les Etats du monde si nous abandonnons nos partenaires et alliés à la première escarmouche ? La réponse est facile ; aucune.
Sans concertation, sans préavis, sans aucune honte, nous émettons des avis et prenons des décisions à l’emporte-pièce en pratiquant la politique du fait accompli. Décidément, l’arrogance de ce « petit » et de son équipe est totale, son mépris des autres lorsqu’il est question de ses intérêts propres, son dédain n’ont pas de limite.
Quelle honte pour la France devant la scène internationale. Même la Clinton a été blessée par cette possibilité émise par la France et ne veut pas y croire, et, Dieu sait qu’elle a l’esprit aussi large que son mari aime le cigare.

Voilà pour le bonnet d’âne du jour… Mais je ne voudrais pas en finir avec le clown triste de l’Elysée sur une note aussi négative, il nous a fait un coup de folie ces derniers jours, un vrai baroudeur… Il est allé en Birmanie pour remettre une légion d’honneur à l’opposante bien connue au gouvernement birman. Quel courage, quel tempérament, nous avons trouvé notre Rambo mais sans les cheveux.
Déjà que la légion d’honneur l’a justement perdu (son honneur), quel est l’intérêt de la chose ? Encore une action électoraliste pour bien montrer qu’on se bat pour la démocratie dans mon dentier, pardon… le monde entier. Mettre sur la poitrine d’une démocrate la même médaille que celle posée sur les revers de Platini, Bardot, et tous les acteurs, chanteurs, maitres-chanteurs, et autres copains de la troupe du Cirque de l’Elysée, n’est-ce pas finalement la marque indélébile de l’opportunisme poussé à son paroxysme par le « petit » qui veut marquer son temps. Mélanger les vrais courageux aux vrais copains, c’est bien montrer que le point commun entre les deux catégories ne repose que sur le mot vrai, bien que les amis d’aujourd’hui ne le seront peut-être plus demain pour le « petit » qui sait se faire des ennemis à vive allure.

Le ministère des affaires étrangères est le ministère le plus soumis aux pressions du copinage et aux « parrainages », et certains personnels sont envoyés en mission pour couvrir des déplacements touristiques vu le peu de travail fourni par les quidams en question, et, tout ça, avec vos sous. Juppé n’est finalement qu’un tour opérateur…
Vive la diplomatie touristique…

Haroun.

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