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Ce n’est pas encore parti, mais ça ne va pas tarder…

Donc, comme nous l’avons vu, nous avons changé de président. Le 7ème président de la Vème République prendra ses fonctions dès que le petit lui aura rendu les clefs du palais de l’Elysée, qu’il avait subtilisées en 2007, lors d’élections où beaucoup fût promis et un quinquennat où peu de ces promesses furent tenues…

 

Passation.jpgNon, je ne suis pas partial. Un Président, avec une majuscule, se doit de protéger son peuple et non pas d’organiser une oligarchie avide et cupide. C’est son devoir, c’est son travail, et, le pire de tout, c’est que c’est lui-même qui désire cette fonction, ô combien difficile, si elle est accomplie comme il se doit dans le respect du peuple et de la mission donnée par lui.

Revenons un peu sur la politique dans son exercice, les Français ignorent beaucoup du fonctionnement des institutions qui les gouvernent, et, qui obéissent à l’exécutif sous la responsabilité et la légitimité de son Président élu au suffrage universel.

Les trois pouvoirs, chers à Montesquieu, sont le Judiciaire, le Législatif, et enfin, l’exécutif. Toute cette gentille organisation est placée sous la tutelle d’un Président choisi par le peuple sur un projet qui déterminera pour une période donnée, aujourd’hui un quinquennat mais il fût d’abord un septennat, la vision du pays dans les limites temporelles qui lui sont attribuées.

 

Si nous reprenons dans le bon ordre les actions qui doivent être entreprises, il faut d’abord des candidats à l’élection présidentielle, ceci en admettant que nous conservions la Constitution de la Vème République. Chacun doit venir avec son projet, sa vision. Bien entendu, il n’est pas obligatoire d’en avoir mais c’est mieux, ne serait-ce que pour faire la différence entre les différents compétiteurs. Le projet, la vision, doivent non seulement être clairs mais aussi explicites. Les débats et la campagne ne servent qu’à instruire les électeurs du contenu de ceux-ci. Il n’est pas nécessaire et encore moins obligatoire de circonscrire son projet et sa vision aux limites fixées par la Constitution dans sa durée, soit 5 ans. Bien au contraire, la vision à court terme doit être complétée par une présentation des moyen et long termes qui permettent, ou plutôt permettraient, aux électeurs de comprendre où le candidat veut mener le pays dans son avenir conjugué au futur, le futur des électeurs mais aussi de leurs enfants et petits-enfants. Cela serait l’idéal. La politique politicienne, celle qui participe aux opinions présentées par les partis politiques, est, à ce moment précis de la détermination du futur d’un Etat, le seul outil proposé par chaque candidat pour atteindre ses objectifs, pour réaliser son projet, pour rendre crédible sa vision.

 

En dehors de cette période d’élection présidentielle, la politique intervient aussi dans l’espace législatif et surtout durant les élections législatives. Celles-ci sont organisées pour permettre au Président de parcourir l’itinéraire qui mènera le pays au terme de la vision que le peuple a choisi, via l’option qu’il a prise en élisant tel candidat plutôt que tel autre, en légiférant pour ce faire. Donc, les partis sont importants car ils proposent des voies, plus ou moins différentes, pour aller où les candidats souhaitent nous mener, avec notre accord et même avec notre mandat. Il est évident qu’une Assemblée Nationale de la même couleur politique que le Président sera bien plus efficace pour atteindre l’objectif proposé par celui-ci. Une Assemblée opposée rendra non seulement les choses difficiles mais pourra même aller à l’inverse du chemin pour lequel le Président fût élu. La cohabitation n’est pas la meilleure façon de gouverner et est contraire à l’esprit même de la Constitution de 1958. Il apparait nécessaire, pour vérifier la qualité du projet présidentiel, de lui attribuer une majorité stable et favorable à son projet.

 

Pour finir, le pouvoir Judiciaire, lui, doit être indépendant, en tout cas le plus possible, de toute action partisane ou politicienne, ceci fausserait l’esprit même de la Justice et mettrait une partialité politique dans un univers qui doit en être dépourvu, celui des rapports entre les citoyens, basés sur leurs droits et leurs devoirs face à la communauté nationale, dans le cadre des lois de la République.

 

Théorie

Un Président est élu sur son projet sociétal. Une Assemblée Nationale est élue et représente tous les courants de pensée des électeurs à partir d’un seuil de représentativité fixé par la Constitution ou la loi.

Les ministres choisis par le Président doivent être un véritable exécutif et ne pas faire autre chose que de faire appliquer les lois de la République. Ce sont des techniciens et aucunement des politiciens professionnels.

L’Assemblée Nationale propose par ses élus des lois souhaitées par le peuple qu’ils représentent.

Le ministre de la Justice est responsable de l’application du droit et des lois dans le respect de celles-ci et des êtres qui demandent à la Justice de régler leurs différents.

Le Président comme les ministres et les élus sont responsables devant le peuple de leurs actes, de leur gestion ainsi que de leurs comportements à la fois civilement et pénalement si nécessaire. Ils rendent compte de cette gestion devant le peuple dans son entier.

 

Pratique

Un président est élu sur son projet sociétal. Une assemblée nationale est élue et représente les grands partis en faisant l’impasse sur près de 50 % des opinions des inscrits et dans le plus profond mépris de la citoyenneté.

Les ministres choisis par le président sont des faiseurs de lois au fur et à mesure des évènements qui ponctuent la vie de la Nation.  La réactivité des ministres et du président doivent plus à la culture de leurs personnalités et de leur volonté de paraître au devant de la scène sur tous les médias qu’à un besoin réel de législation. Ce gouvernement d’opportunistes n’est composé que de professionnels de la politique qui ne connaissent et ne connaîtront jamais rien de la vie réelle et des vrais problèmes de leurs administrés.

L’assemblée nationale n’est qu’un ramassis de fainéants qui ne participent à rien d’autre qu’aux avantages de leur fonction. C’est une chambre d’enregistrement inutile et coûteuse où les idées se limitent aux fixations des dates de congés.

Le ministre de la justice est aussi un politicien professionnel qui ne connait rien à la Justice, la vraie, et qui aide le président à nommer tous les copains aux postes qui lui permettront de continuer à faire des frasques ruineuses pour la République et honteuse devant le regard de ses citoyens.

Personne n’est responsable de rien, tout le monde se gave, sauf le peuple qui paie et qui peine sang et eau pour permettre à ses élus de se moquer de lui.

 

Conclusion

Monsieur Hollande, vers quelle République voulez-vous nous mener ? Je rêve de la théorie mais je crains d’avoir à me satisfaire de la pratique depuis trop longtemps employée dans notre république bananière.

A vous de jouer… Monsieur le Président. Je vous laisse encore la majuscule mais attention, je serai prompt à l’enlever, vous bénéficiez pour un temps limité de la présomption de bonne volonté et d’honnêteté.

 

Haroun.

1 Comment

  1. Sékateur Répondre

    Ca promet d’être difficile. A mon avis, il ne faut pas attendre d’un seul homme une amélioration pour l’avenir. J’espère quand même qu’il saura offrir une direction d’avenir. Réduire les déficits
    ne peut pas être le seul projet d’avenir à proposer au pays…

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