Log In

Chasse aux sorcières…

Je suis toujours surpris par la largeur d’esprit dont font preuve les êtres humains, quand je dis largeur ce n’est que pour ne pas être désagréable, mon idée de départ était décrire petitesse, je suis définitivement trop gentil. L’histoire, qu’elle soit récente ou plus ancienne ne sert à rien, les expériences de nos ancêtres, aussi heureuses ou dramatiques qu’elles soient, ne sont absolument pas comprises, analysées et interprétées par leurs successeurs, dont nous sommes aujourd’hui l’aboutissement. A quoi cela sert-il ?

 

chasse-aux-sorcieres-copie-1.jpg

 

Chacun est convaincu de ses opinions et refuse d’admettre que les certitudes en matière d’opinion ne sont que très relatives. Il apparait singulièrement compliqué d’expliquer et de faire comprendre à un être humain que les autres, tous les autres, sont, tout comme lui, capables de penser mais surtout de penser différemment de lui. Que ce soit en fonction de leur physiologie, de leur éducation, de leur instruction, de leur caractère, de l’endroit où ils habitent, du climat dont ils sont les jouets sans pouvoir, et encore bien d’autres choses comme l’histoire en particulier, chacun de nous est différent de son propre frère. Comment faire vivre ensemble des milliards d’individus qui sont persuadés, chacun dans for intérieur, d’avoir raison de penser ce qu’il pense ? Cela ne s’arrête pas à une conviction sereine de ses appréciations, il en va même du rejet quasi automatique des  déterminations des autres, de tous les autres sauf ceux qui, par miracle, partageraient nos propres positions. C’est fort de ces certitudes que des centrafricains tuent leurs opposants, que chaque président nouvellement élu ne peut s’empêcher de faire une chasse aux sorcières dans ses services à l’instar de ce que nous voyons aujourd’hui dans la justice et la police, que chaque religieux ou presque excommunie ceux qui ne partagent pas sa foi, que chaque homme, ou disons beaucoup d’entre eux, se croient supérieurs à une femme. Mais ces certitudes n’en sont que pour ceux qu’elles habitent, et seulement eux. Ceci signifie que le rejet est notre première forme de communication interne de  notre société. Heureusement pour la société de consommation il reste l’intérêt pour donner quelque cohésion à notre monde décadent. Il est triste de se dire que l’argent, triste outil qui fragilise les hommes, peut être utile à des rapports humains, qui ne le sont plus qu’au travers des apparences de l’intérêt particulier.

 

Que la sinistre de la justice Taubira pense que l’élimination de ses éventuels détracteurs, d’un autre bord politique que le sien, soit la solution est dramatique, mais en guise de justification, il lui sera facile de dire que ses prédécesseurs en avaient fait de même. Et c’est ainsi que nos gouvernants passent le plus clair de leur temps à des plaisanteries au goût douteux qui les éloignent de leurs vraies missions. Chacun s’entêtant dans ses points de vue, souvent manichéens, il n’est point de salut pour les ennemis de ceux qui ont pris le pouvoir. Cette valse nous coûte beaucoup, pas seulement de l’argent, mais surtout de l’énergie, de la vigueur et du temps. Au lieu de s’atteler tous au même problème, dans un esprit de justice commune et non pas partisane, nous préférons passer notre temps à trouver dans quels pièges nous pouvons faire tomber nos concurrents. C’est cet esprit de compétition, installé avec la société, productiviste et de consommation, qui fait de nous des prédateurs et nous n’essayons même pas de résister à nos plus vils instincts. Nous nous laissons aller à la facilité du combat face à la difficulté d’établir la paix. Il me semble que pour être un bon homme politique dans le système où nous vivons il suffit de savoir mentir et de savoir se battre sans aucune pitié ni réflexion. Je trouve cela assez abjecte pour le moins et peu rassurant sur la sortie par le haut des problèmes auxquels notre petit monde doit faire face.

 

Je l’ai dit souvent et je le répèterai à l’encan, le bien est beaucoup plus difficile à réaliser que le mal. L’absence d’action est déjà du mal, alors imaginer ce que sont de mauvaises actions !!! Le bien demande de la volonté et du courage, pas le mal qui ne demande rien, ou si peu, juste de l’indifférence… que nous avons à revendre… Dommage non ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com