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Chevènement… Le retour !

Chevenement-1.jpgJe ne savais même pas qu’il faisait encore de la politique. Le gauchiste du PS, façon Mitterrand, refait surface en galéjant devant la presse… Pas n’importe quelle presse, le journal de 20h00 de France 2, ça c’est de l’annonce officielle ou je n’y connais rien… Ok, je n’y connais rien. Admettons que ce soit une séquelle de plus de son passage dans la quatrième dimension… Cela lui a procuré un certain sens de l’humour, c’est là que se trouve le danger…

Chevènement se présente car il veut faire bouger les lignes… Oui, oui, je ne plaisante pas.

 

Tout d’abord, j’ai voulu éteindre la télé, j’ai cru voir le représentant de « chasse, pêche et tradition » ou quelque chose comme ça. Encore une émission sur la pêche et moi je ne suis pas pêcheur, encore moins chasseur quant aux traditions j’adopte celles qui me conviennent…

Bouger les lignes, bouger les lignes… Les hommes politiques ont une imagination débordante. Il est vrai que ce n’est plus original de faire bouger les tables ou en tout cas de les faire tourner mais de là à faire bouger les lignes, quel courage. Il fallait y penser… On l’a rêvé, Chevènement l’a fait ! Se faire élire par les pêcheurs, en voilà une bonne idée.

Qui plus est, il assure avoir beaucoup réfléchi avant de prendre sa décision, celle de se présenter aux présidentielles de 2012. Eh oui, les primaires sont pour les nuls, ceux qui ne réfléchissent pas. Les grands, les vrais socialistes, ceux Chevenement-2.jpgdu temps jadis n’ont pas à se fourvoyer avec la mentalité grégaire de la foule des candidats. Lui, il s’est choisi, il s’est élu tout seul comme le meilleur délégué du PS, en tout cas de son PS. Alors, s’il avoue avoir beaucoup réfléchi, on est en droit de se demander ce qu’il se passerait s’il ne l’avait pas fait… Photo : Chevènement toujours dans le désordre…

 

« J’ai beaucoup réfléchi et j’ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes, comme je l’avais dit, c’est-à-dire pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant nous », voilà ce qu’a dit le candidat de 2002 qui reçu 5,3% des suffrages. Ce monsieur a la mémoire courte, il a été ministre des gouvernements qui ont vu naître la plus belle période d’expansion pour la bourse et ses produits de plus en plus sophistiqués pour favoriser la spéculation. On n’a jamais autant gagné d’argent en bourse que pendant les 2 septennats de Mitterrand. Chirac n’avait plus qu’à continuer dans le même sens sans se poser de questions, si il en avait eu l’intention, ce que je ne crois pas. Alors, parler des défis de l’avenir, c’est tirer les conclusions des égarements passés et surtout tenter de ne plus commettre ces erreurs. Alors, la gauche, la droite… elles partagent toutes les deux les responsabilités de ce qui nous tombe sur le museau et pire encore elles ne sont pas prêtes à adopter les solutions raisonnables qui nous sortiront de ce mauvais pas. On n’est pas élu en annonçant de mauvaises nouvelles…

 

Raison ou tort ?

Notre Chevènement national nous assène sans vergogne aucune « en 2002, j’avais le tort d’avoir raison ». Cela, c’est de la beauté pure, on est proche de l’extase intellectuelle, merci monsieur le candidat. Pour ma part, il a maintenant raison d’avoir tort. Il ne lui reste plus, dès lors, qu’à recommencer à réfléchir, mais vraiment cette fois, pas avec des conseillers en communication payés pour faire briller ses chaussures, une bonne et vraie réflexion personnelle en oubliant son égo démesuré et l’omniprésence de sa suffisance. Comment un socialiste peut être aussi peu « social », il a toujours cultivé sa différence et ne s’est jamais vu comme un suiveur mais plutôt comme un guide, raison de ses Chevenement-3.jpgprises de bec continuelles avec ses camarades dans les gouvernements où il œuvrait. Il a du caractère, c’est vrai mais ça ne suffit pas pour gagner des élections. On perd le sens commun à croire qu’on est plus malin, plus intelligent que les autres. C’est ce qui lui est arrivé, il est en dehors de toute réalité. Le CERES dont il était l’animateur n’a pas eu le succès qu’il aurait pu souhaité et si à l’époque cela n’avait pas fonctionné, de nos jours ce sera encore pire. Maintenant la place est faite à une social-démocratie pasteurisée, aseptisée dans l’esprit des gens qui ne veulent rien d’autre tant qu’on ne les prive pas de leurs i phones et de leur confort.

En parlant du candidat Hollande, il dit de lui que « c’est un homme intelligent et qu’on peut l’aider à se mettre à la hauteur »… Suffisance est encore un doux euphémisme, mais pour qui se prend-il du haut de sa fierté excessive. Imaginer qu’il ne soit pas socialiste, il pourrait presque ressembler à Zorko le justicier…

 

Alors, nous pouvons donner un conseil à Chevènement ; en admettant que les socialistes qui le désignent comme le bouc émissaire de l’échec de 2002, qu’il ne les croit pas reste son opinion mais si maintenant il devait entendre qu’il est d’ores et déjà le bouc émissaire de l’échec de 2012, il faudrait qu’il se remette en question.

 

De toutes les manières, qu’il se présente ou pas, cela ne changera rien d’autre que le nombre de papiers qu’on aura dans les mains parce que pour ce qui est de la politique il ne vaut pas mieux que les autres.

 

Haroun.

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