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Choisir son maître n’est pas la liberté !

Lorsque j’ai vu les images de la manifestation de dimanche dernier par les opposants les plus extrêmes de notre Culbuto 1er, je me suis dit que c’est leur faire bien trop d’honneur que de leur dédier un article, quand bien même celui-ci leur serait défavorable. Mais, dans le pays de Rousseau, Voltaire, Hugo, qui étaient tous des adeptes du « fais ce que je te dis mais ne fais pas ce que je fais », il me semble impossible de ne pas dire tout le mal que je pense de ces attardés mentaux qui défilent dans le mauvais sens…

 

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Il est incroyable de voir des monarchistes employer des mots de voyous banlieusards, des catholiques extrémistes oublier ce que sont la charité et le pardon, des fascistes se cacher derrière des récriminations qui se veulent plus politiques que violentes alors qu’ils insultent et maltraitent des journalistes, qui pour une fois prennent des risques sans le savoir. Même si je n’aime pas les mauvais faiseurs d’articles, utiles uniquement dans le cadre de la brillance des chaussures des gens du pouvoir en place quel qu’il soit, la violence m’est odieuse. Si nous devions taper sur tous les crétins qui se présentent nous aurions plusieurs problèmes. Qui détermine qui est crétin et qui ne l’est pas ? Quels que soient ceux qui seront élus crétins, leur nombre ne fera-t-il pas que nous ne pourrons pas leur donner les coups qu’ils méritent faute de mains assez nombreuses ? Les sauvages qui défilèrent dimanche, en marge d’une manifestation principalement faite pour entretenir la peur dans les rangs socialistes et l’agressivité des perdants revanchards du 6 mai 2012, ne font que jeter encore un peu plus de discrédit sur notre république bananière, qui s’éloigne à grands pas de la démocratie qu’elle s’entête à instituer partout chez les moins forts qu’elle, alors qu’elle ne sait même plus ce que le mot lui-même signifie. Car que nous le voulions ou non, que nous soyons ou pas parmi les électeurs trahis de notre gros président, il n’en reste pas moins qu’il a été élu. Même si ce sont ses mensonges qui le firent vainqueur d’un combat de dupes, il est élu par la majorité des Français qui se sont déplacés ce fameux 6 mai pour lui donner le pouvoir.

 

Que nous ne soyons pas heureux de sa manière de gérer le pays, que nous nous sentions trahis, pour ceux qui attendaient de Culbuto autre chose que la mise en application des théories chères aux élèves de l’éna, nous devons soit respecter l’expression des urnes, soit faire une vraie révolution pour mettre à bas une république qui ne nous convient pas. Mais la révolution n’est pas ce que désire la majorité des Français et nous en sommes bien loin, regardez les scores des marchands de révolution, même le résultat de la Le Pen n’est pas fantastique et ne peut nous faire craindre le grand soir du fascisme triomphant. Je crois que les Français veulent la paix, qu’on ne leur casse pas trop les oreilles, qu’on arrête de taper dans leurs bas de laine et qu’on les laisse faire leurs petites incartades ridicules à coups d’excès de vitesse ou de gestes déplacés à l’égard des flics mais surtout sans être vus. Nous ne sommes plus des révolutionnaires et c’est à la fois mal et bien. Nous préférons choisir celui qui tiendra les chaînes qui pendent à notre cou que de lutter pour inventer des solutions nouvelles à d’anciens sujets de préoccupation. Mais choisir son bourreau n’est pas une preuve de liberté, bien au contraire. C’est ce que font aussi les grandes gueules qui voulaient dimanche passé envoyer ailleurs les juifs et les sionistes. Vous connaissez mon opinion sur le sionisme et ses excès, mais si c’est pour retomber dans les travers d’un racisme stupide, d’un éclatement de la société en fonction des pseudo races ou des religions, nous ne prouverons qu’une seule chose, que nous sommes bien des animaux. Des animaux qui pensent ? Peut-être, mais des animaux tout de même.

 

Je persiste à dire que toutes les opinions sont bonnes à dire et à participer à une vie qui doit sortir de son politiquement correct stérile. Les Dieudonné et autres tenants des modes de réflexion extrêmes ont le droit de penser ce qu’ils pensent et de le dire. C’est à tous ceux qui ne partagent pas leurs avis de lutter pour montrer au reste de la population les erreurs de jugement de ces gens violents et barbares. Ce n’est pas dans l’interdiction de ces groupuscules puants de haine mais bien dans la lutte dans les esprits de tout un chacun contre leurs idéologies que se trouve la véritable victoire. Nous avons les citoyens que nous méritons, peu importent les raisons, ils sont là et il faut « faire avec » comme on dit.

 

Alors serait-il possible de rester démocrate et de leur mettre une déculottée en convainquant les électeurs de s’en écarter ? Pour cela il faut plus de testicules que pour interdire, il faut surtout avoir des convictions réelles et profondément ancrées, ce que nos gouvernants n’ont plus depuis que leurs vies personnelles, leurs besoins de reconnaissance et d’enrichissement gouvernent leurs propres comportements… Pauvre France, cher pays de mon enfance… oups !

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

4 Commentaires

  1. Pangloss Répondre

    Sur plusieurs milliers de manifestants (30 000 est un chiffre vraisemblable) quelques centaines ont manifesté des opinions choquantes pour certains. Et ça me rassure sur la petite santé de notre
    société: on peut encore dire et crier ce qu’on pense même si ce n’est pas « mainstream » et même si ce sont des conneries. Certains ont même été violents (il y en a dans toutes les manifs). Mais
    assimiler les casseurs et l’immense majorité des manifestants est un peu rapide.

    Quant aux opposants à Hollande, ce ne sont pas seulement des revanchards de 2012 mais aussi des déçus de 2014 qui n’ont voté à gauche que pour virer Sarko mais sans être vraiment de gauche.

    N’oublions pas non plus que beaucoup de ceux qui aujourd’hui accusent leurs adversaires politiques de fascisme ont soutenu en leur temps Idi Amin Dada, Mao, Staline (pour les plus anciens), Pol
    Pot etc., toutes choses que j’ai lues non pas dans l’Humanite ni dans Rouge mais dans Le Monde à l’époque.

     

    1. Point de Vue Incorrect Répondre

      Dans toute démocratie qui n’applique pas les principes de base de cette forme de régime, et ceci bien qu’elle s’en réclame, les amis d’aujourd’hui seront les ennemis de demain, la trahison et
      l’ignominie étant les seules règles qui unifient tous les régimes entre les mains de mécréants.

  2. michel-la-six Répondre

    L’existence du (des) fascisme, partout, est aussi évidente que l’illusion d’une démocratie pourtant sur-proclamée puisque c’est justement sur les manquements et absences de gouvernance réelle de
    notre république que croissent tant d’idéologies délirantes, qu’elles soient politiques, mystiques, économiques et maintenant écologistes. La démocratie vraie ne peut se contenter d’affirmer des
    principes, que l’on peut mettre en doute, surtout s’ils sont fondés sur le bon sens humain sans qu’une règle stricte en fixe qualité, mesure et conditions. La ré-évolution est notre seule issue,
    sinon notre à venir risque répétition de la décennie trente dans le siècle dernier.

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