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Comment passer du triple A au triple R ?

Il est étrange de constater que ceux qui nous disaient que la perte du triple A, il y a encore quelques jours, soient finalement de l’avis inverse aujourd’hui. Bien évidemment, ils vont ressortir, à qui voudra l’entendre, la célèbre phrase qui là prend tout son sens, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis »…

 

fitch.jpgEn fait, ce dicton est faux, on en a la preuve maintenant, même les imbéciles peuvent changer d’avis…

Sous la dictature actuelle des agences de notation, nous devrions nous souvenir de la période qui précéda la crise du subprime. Cela pourrait nous rassurer et à tout le moins nous dédouaner de toutes nos mauvaises pensées au sujet de ces sociétés privées qui jugent et évaluent, dans le secret de leurs méthodes, tout et tout le monde. En effet, ces damnés de la finance poussaient tous les investisseurs, jusqu’à la veille de la chute de Lehmann Brothers, a acheté des produits financiers aussi pourris que leurs analyses. Quel crédit pouvons-nous donner à ces gens qui sont à la fois juges et parties ? Alors, pourquoi perdons-nous notre temps à les écouter ? Parce que notre train de vie, celui de notre état plus exactement, est beaucoup trop élevé eu égard à nos réels moyens. De ce fait, nous sommes obligés, et cela en permanence, d’emprunter à des investisseurs l’argent dont nous avons besoin pour financer nos dépenses somptuaires. Or, ces investisseurs, complices des agences de notation, prennent en compte les informations qu’ils communiquent afin de réétudier les taux des prêts qu’ils réalisent à notre pays comme à tous les autres.

Donc on ne peut se défaire de ces agences tant que nous serons obligés de tendre notre sébile sur les marchés financiers comme tous les mendiants de la terre.

 

Donc, Sarkozy nous annonce que la perte du triple A rendra les choses plus difficiles mais pas insurmontables… Merci petit, maintenant va te coucher, demain il y a école…

 

Tous les candidats à la présidentielle qui vous parlent de relance sont des menteurs, il ne peut y avoir aucune relance. La première façon de nous remettre sur les rails reposent sur 2 faits… Tout d’abord le remboursement de nos dettes et la gestion saine de notre état. Et pas une gestion avec une règle d’or qui n’a d’or que le nom, une vraie gestion sans aucun déficit, comment peut-on imaginer un déficit ne serait-ce que de 3 % alors que nous souhaitons annihiler nos dettes. Comment se séparer de nos dettes si on les augmente de 3 % par an au minimum ? Combien de temps nous faudra-t-il pour tenir ce pari fou aux yeux des prédateurs qui nous gouvernent, rembourser et bien gérer ? Pour bien gérer, c’est juste une décision et son application, environ 2 secondes, pour le remboursement des dettes, 10 à 15 ans… On n’a pas fini d’en baver, comme vous voyez… Mais sans dette ensuite, la vie sera belle si nous changeons nos gaspilleuses habitudes. Les intérêts que nous payons chaque année s’élèvent à plus d’un tiers de notre budget, trouvez-vous cela normal, équilibré, et quand nous faisons des économies c’est toujours sur le social, pas sur l’armée ou les déplacements en caravane de nos édiles, ministres et président.

 

Il est temps de revenir à une gestion de père de famille et pas de spéculateur ou de flambeur. On rationalise, on économise et on investit au profit des membres de la famille pas de quidams richissimes et de passage. C’est comme cela que nous passons du triple A au triple R, récession, rigueur et réduction d’emplois, bienvenue au club…

 

65 millions d’enfants, c’est une sacrée famille non ? Alors pourquoi n’en prenez-vous pas soin comme vous le devriez, chers gangsters ?

 

Haroun.

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