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Conférence de Bresse… Comme les poulets !

Aujourd’hui, première grand messe médiatique de notre nouveau roi Culbuto 1er… Pourquoi cet événement qui n’en est pas un ? Pour une seule raison, pour combler le déficit d’image et de communication du rondelet qui nous gouverne, et, de son « jazz band » qui n’a pas assez de souffle pour faire swinguer nos oreilles au rythme de leurs résultats positifs… S’il y a lieu…

 

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Comment un président peut-il être réduit à organiser un « show » pour valoriser, faire connaître le travail qu’il accomplit, là est la question. Quand de Gaulle faisait une conférence de presse, ce n’était pas pour expliquer ce qu’il avait fait mais bien pour commenter ses intentions sur son futur comportement politique et économique. C’est une différence notoire, l’un parle du passé alors qu’il est présent, l’ancien parlait de son futur et celui du pays qu’il estimait représenter, à juste titre. C’est l’esprit de ce dialogue qui est complètement à l’opposé de celui que le créateur de la Vème République utilisait. Et, à y regarder de plus près, une conférence de presse est-elle censée nous relater ce que nous n’avons pas vu ou entendu des actions terminées et en cours, ou bien nous présenter les directions qui nous sont proposées dans nos court, moyen et long termes ? Pour ma part, mais une erreur est toujours possible, la seconde solution me semble plus logique, plus pertinente, plus judicieuse.

 

Notre république bananière se donne en spectacle parce qu’elle n’a rien à nous proposer d’autre, pas d’idéal, pas de vision, pas de projet dans lesquels on pourrait mettre nos espoirs, nos énergies, nos volontés. Nous n’avons que la maigre expectative de succès de nos recettes social-démocrates antédiluviennes, tout juste bonnes à faire voler les cendres de Keynes et celles des libéraux qui s’opposaient à lui et dont Friedman était un pur représentant. Rien de nouveau, aucune prise de risque quant à la construction d’une société qui aurait autre chose à partager que des I phones et des vacances sur des plages baignées de mers et d’océans pollués. Nous n’avons d’autre raison d’exister que la consommation, vous vous demandez encore pourquoi les gens sont tristes ? Nos idéaux se limitent à nos changements de maisons ou de voitures, à l’apparat qui se lie à toutes nos acquisitions faites pour être montrées plutôt que pour la joie de les partager réellement avec les personnes qu’on aime. La superficialité de nos rapports humains n’a d’égale que notre avidité, notre sombre volonté à montrer ce que souhaiterions être plutôt que ce que nous sommes vraiment. La virtualité de notre monde, exacerbée par des réseaux sociaux, qui n’ont rien de social mais qui sont la vitrine de nos vies publiques où le faux se voit plus que le vrai. Voilà que notre président nous fait le coup des réseaux sociaux sous forme de conférence de presse. Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’espère que le discours de cet après-midi soit celui de la vérité, de la découverte d’un autre itinéraire qui, de gré ou de force, va s’imposer à nous très prochainement. Comme il serait bienvenu que notre plus haut dirigeant nous montre cette nouvelle voie, et nous annonce que, tous ensembles, nous allons avancer côte à côte sur des sentiers qui ne sont pas battus. Ces mêmes nouveaux chemins qui nous mèneront vers des lendemains qui chanteront plus et mieux que ceux que l’avenue que nous parcourons actuellement à toute vitesse, tout en sachant que c’est une rue sans issue, close par un mur plus épais que la muraille de Chine.

 

Je pressens une grande déception pour ceux qui pensent et espèrent comme je le fais moi-même. Je ne demande rien d’autre que de l’honnêteté car, sans elle, nous ne pouvons voir ce que notre vue, altérée par notre amour de nous-mêmes, ne nous fera jamais imaginer.

Ce n’est pas d’une célébration de notre manque de créativité que nous voulons, mais bien d’une consécration de vielles idées qui ne demandent qu’à se renouveler avec les outils de notre temps pour produire un avenir meilleur. Ces vieilles idées ne sont que celles de nos philosophes antiques qui s’évertuaient à vouloir définir ce que liberté, beauté, justice signifiaient. Ces mots qui paraissent contenir des énergies incommensurables mais qui, à notre époque, ne veulent plus rien dire. Si nous reprenions un peu le cours de ces réflexions inutiles mais ô combien riches, peut-être arriverions-nous à nous recentrer, à nous rassembler sur de vraies valeurs, celles qui correspondent au devenir de toute notre petite humanité.

Mais, apparemment, ce n’est pas pour aujourd’hui… Peut-être suis-je dans l’erreur ?

 

Vous ne pouvez imaginer dans quelle mesure j’aimerais me tromper et voir un président français parler une langue que le monde entier comprendrait, même sans l’appliquer, la langue de la vérité et de la défense d’une humanité en perdition.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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