Log In

Des croissances ou décroissance ?

Si vous vous souvenez bien de ce que vous avez lu dans ces modestes pages, je vous ai promis dans un de mes articles, de vous donner « ma » solution pour ce qui concerne la sortie de crise… Bien évidemment, comme je n’ai pas fait l’ENA, ni ne suis un de vos politiciens préférés, je vais tenir ma promesse. Vous allez donc enfin savoir comment j’entends résoudre, à moi tout seul, une crise qui se veut mondiale… Ah, j’entends l’ambulance qui vient me chercher, je vous laisse et on se reparle à ma sortie de crise… de folie.

 

decroissance.jpg

 

Il faut être effectivement fou pour croire connaître une méthode qui nous sortirait d’un pétrin qui existe depuis la naissance de la société de consommation et qui s’est exponentiellement aggravée depuis la chute des pays communistes en 1989. Vous voilà rassurés ? Je suis fou, donc vous pouvez avoir de l’espoir, seuls les êtres différents peuvent répondre à des questions que tous les autres ne se posent pas, soit pas peur, soit par stupide conformisme, soit pour toutes les bonnes raisons que vous donnent vos dirigeants pour vous abstenir de penser.

 

Après avoir lu le titre de cet article, vous commencez à avoir une idée de mon idée. Je vous confirme que tout ce que je vais écrire ci-dessous n’est que le résultat de réflexions sur des théories sur la décroissance. Je ne les partage pas complètement, elles ne sont pas de moi et elles existent depuis des décennies, ce qui signifie qu’elles n’ont pas été imaginées pour répondre à notre crise mais au départ, pour l’éviter. Comme vous pouvez le constater, non seulement ces idées n’ont pas été suivies d’effet mais au contraire, tous nos hommes politiques, de gauche comme de droite se sont unis contre elles. Quel bel ensemble, droite, gauche, centre, tous unis contre une idée, rien que cela fait que cette idée en question ne peut être que très intéressante. L’unanimité de la politique contre le symbole qui caractérise le mieux notre monde, l’argent et la consommation qu’il permet.

 

Alors, avant d’aborder le sujet de front, pourquoi nos politichiens ont-ils rejeté cette proposition ? La première des motivations qui me vient à l’esprit est la peur du changement, qui se complète par la peur de l’inconnu, ce qui revient sensiblement au même à quelques détails près. La deuxième raison serait peut-être la perte de leur pouvoir sur leurs populations lobotomisées. La troisième est l’obligation de reconnaître leur forfaiture et leur trahison vis-à-vis de ceux qui les mettaient là où ils le souhaitaient, au pouvoir à l’intérieur duquel ils ont mis leurs labyrinthes. Mais si eux aiment justement les labyrinthes, cela ne devrait-il pas nous pousser à tous devenir des Dédales ? Alors pour les incultes qui pensent que dédale signifie un imbroglio de chemins, c’est une erreur, Dédale fût le héros qui trouva justement l’idée du labyrinthe. Petite minute culturelle…

 

Wikipédia : Dédale (en grec ancien Δαίδαλος / Daídalos, adjectif signifiant « artistement travaillé », « l’Astucieux ») est un personnage de la mythologie grecque, un Athénien, descendant de la famille royale issue de Cécrops. Il est principalement connu pour être un inventeur, un sculpteur et un grand architecte, alliant génie esthétique et ingéniosité technique et pour avoir notamment conçu le labyrinthe pour enfermer le Minotaure.

 

Donc, leur amour des labyrinthes m’a changé en Dédale ce qui me permet d’imaginer de trouver des solutions aux méandres qu’ils ont créés. Pour en finir avec leur méfiance à l’égard de la décroissance, pour être certains de ne pas être gênés par elle, il a suffit de la déconsidérer, de la décrédibiliser aux yeux des lobotomisés de service que nous sommes. C’est comme cela, encore aujourd’hui, que dès que vous parlez de décroissance, tout ses ennemis vous ressortent les arguments fallacieux qui consistent à traiter les décroissants de rétrogrades, de les accuser d’être des adeptes du retour à l’âge de pierre ou au mieux à celui de la bougie, Et bien non, la décroissance ce n’est pas retourner dans le passé, c’est aller de l’avant mais en respectant un sens de la mesure qui manque à tous nos gouvernants, leurs commensaux et leurs bailleurs de fonds. L’avenir n’appartient pas qu’aux industriels fous qui croient que la croissance exponentielle, prônée par les gouvernements de toute nature et de tout pays, ne s’arrêtera jamais. L’avenir nous appartient et personne n’a le droit de nous empêcher de penser et de trouver des solutions que nos esclavagistes souhaitent ignorer pour défendre leurs intérêts personnels qui s’opposent à ceux de notre multitude.

 

Donc, que nous demande la décroissance ? Juste d’imaginer des voies qui nous permettraient de ne pas vider notre planète de ses substances pour notre bien-être immédiat, de préserver, autant que cela se peut, l’héritage que nous devons léguer à nos enfants, Pour cela il faut remettre en question notre mode de vie uniquement basé sur la consommation et le gaspillage. Je vais vous donner une exemple, J’ai vécu durant une dizaine d’années en Egypte, Ce pays n’est pas de ceux qui peuvent gaspiller puisqu’il a bien moins que les autres, Quand mon lave-linge était en panne, j’appelais un spécialiste (qui n’en était pas un) qui venait me le réparer. J’ai vu des tambours soudés, des courroies rafistolées, des boutons court-circuités, mais lorsqu’il partait, cela fonctionnait. Parfois cela ne fonctionnait pas longtemps mais souvent c’était pour des mois ou des années. Nous, dans notre beau pays de France, quand un lave-linge tombe en panne, on change des pièces, de temps à autre le lave-linge dans son entier. C’est vrai que les ouvriers ne coûtent pas cher en Egypte, mais c’est vrai aussi que le manque de tout les rend intelligents, astucieux. Nous, cela nous rend commerçants. Il ne s’agit pas de retourner au lavoir mais simplement de ne plus gaspiller comme nous le faisons outrageusement.

 

Vous allez me dire que si nous développons ce type de société, beaucoup d’entreprises vont fermer leurs portes et beaucoup de gens vont pointer au chômage. Tout d’abord, je pense que certaines sociétés fermeront mais d’autres naîtront avec des fonctionnalités différentes. Ensuite, il s’agit aussi d’appliquer l’écologie mentale qui consisterait à mieux partager le travail, entre tous, pour permettre à chacun de survivre et de se développer autrement qu’avec des zéros sur son compte bancaire. Le type de monde dont je parle, n’étant plus soumis aux pressions des profits et de la recherche de flux financiers toujours plus importants. Le partage du travail ne se ferait pas selon les mêmes principes que ceux que nous connaissons. D’ailleurs on voit naître de tels échanges en Grèce où les gens sont bien obligés de trouver des solutions à leur manque d’argent, à leur misère profonde et réelle,

 

Bien sur je ne vous demande pas de me croire sur parole, mais documentez-vous, réfléchissez. Mais mettez de côté vos a priori, vos préjugés et les bons conseils de ceux qui nous réduisent à l’état de mendiants. Ne croyez pas sans contrôler tout ces gens qui vous disent que c’est le retour au collectivisme, c’est justement le contraire, c’est une société non productiviste, basée sur l’être humain avant tout et même le reste.

 

On parlera une autre fois du régime politique qu’il faudrait développer pour rendre cette nouvelle structure sociale pérenne. A bientôt.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com