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Droite, gauche… Droite, gauche… Droite, droite…

Ho-la, ho-la, gentes gens, on se calme, cool, ne vous enflammez pas de cette façon, vous allez nous faire un infarctus et je vais perdre des lecteurs… Ne vit-on pas dans une ère où l’égoïsme est de rigueur… Survivez, s’il vous plaît, ne serait-ce que pour avoir la joie de me lire… Votre curiosité m’honore, cela signifie pour moi que, ce que j’ai écrit, a été lu et compris un tant soit peu. Mais la question que certains d’entre vous me posent est « comment peut-on être libéral et pour la nationalisation » entre autres…

 

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Petit aparté

Je suis touché par vos courriers via le service contact de ce blog et je vous en remercie. Cependant, j’attire votre attention sur mon but ultime, qui est, je vous le rappelle, de faire que les personnes de ce monde recommencent à réfléchir par elles-mêmes et se forgent leurs propres opinions. Loin des préjugés et du politiquement correct ambiant, se forger son mode de penser personnel est pour moi la priorité des priorités. Lorsque vous m’écrivez directement, c’est moi que vous aidez à progresser en me faisant réfléchir sur vos questions et remarques. Ce serait encore plus riche si vous le faisiez via les commentaires car tous les lecteurs et moi pourrions en profiter et évoluer de concert. Mais, comme je le dis souvent, chacun fait ce qui lui plaît, n’est-ce pas ?

 

Revenons à votre question, celle-ci d’ailleurs montre bien que l’endoctrinement dont nous sommes tous victimes est profond et difficile à déceler et encore plus à combattre. En effet, les théories économiques enseignées par nos écoles et universités sont celles qui ont eu le privilège d’être acceptées par les systèmes en place. Depuis Adam Smith et malgré quelques incartades de points de vue de style keynésien, seules deux manières de penser sont supportées par les modèles sociétaux choisis par nos groupes humains, le capitalisme libéral et le collectivisme. On nous enseigne donc que, hormis ces deux solutions, tout le reste n’est que fadaises et billevesées. Bien entendu, c’est faux. Tout est à inventer, tout est à créer et je fais une confiance sans limite à nos enfants et petits-enfants pour chercher là où nous avons préféré nous résigner. Ils trouveront et nous prouveront par la même occasion que notre imagination est sans borne et que nous ne connaissons rien de nos limites comme de leur putative absence que j’espère.

C’est seulement parce que nous avons été programmés pour ne rien inventer dans le domaine de l’économie que nous rejetons toute nouvelle recherche voire même l’idée de recherche. On nous fait croire qu’il faut améliorer les modèles existants et que tout peut se changer en mieux si on s’en donne la peine mais ce n’est pas vrai, quand l’idée sous-jacente d’un projet est viciée, quelles que soient les améliorations que vous pouvez entrevoir, la racine étant mauvaise, la fleur le sera aussi si tant est qu’elle puisse naître.

 

Pour ma part, je ne crois pas à l’exclusivité positive des méthodes connues et appliquées jusqu’à aujourd’hui. Elles ont montré qu’elles ne fonctionnent pas dans le long terme, qu’elles n’apportent que dissensions et injustice, qu’elles ne jouent qu’avec les côtés les plus obscures de nos personnalités et nos plus bas instincts. Oui, je suis un libéral, je peux même vous confirmer que je n’ai jamais été salarié mais au contraire toujours entrepreneur. Je vous confirme aussi que je ne suis pas de gauche ni de droite, qui sont assez stupides pour essayer de nous faire croire qu’elles détiennent à elles seules et chacune la Vérité. Or chacun a sa propre Vérité et personne ne peut imposer la sienne aux autres sans d’horribles conséquences.

Que l’état soit le seul détenteur de certains biens communs et garantisse leur libre accès à tout un chacun dans la Nation ne me semble pas antilibéral, bien au contraire la mise sous tutelle du bien commun dans l’intérêt d’un seul me paraît plutôt antisocial et contraire à notre définition de la démocratie.

 

Ce n’est pas parce que les corps de l’état évitent de parler de nouvelles solutions et nous empêchent de les rechercher, si elles ne nous apparaissent pas, qu’elles n’existent pas. Elles existeront seulement si nous le souhaitons. La démocratie, cette prostituée mise sur le trottoir sous la houlette violente et barbare des oligarchies qui gouvernent tous les états du monde ou presque, est en lambeaux. Platon disait que la démocratie était une corruption de la République. Mais ce n’est pas ce gai luron qui va nous donner des leçons, lui qui prônait une République où seuls les membres de l’intelligentsia et de la nomenklatura avaient le droit de vote, mais, je dois reconnaître qu’il avait raison sur un point, la démocratie n’est pas la solution, dans tous les cas, pas la seule… A nous de trouver mieux ou moins pire dirait Churchill. C’est possible, mais il faut le vouloir et chasser de nos conscients, inconscients et subconscients le message que nos autorités nous martèlent depuis toujours et qui nous assure de notre stupidité. Nous ne sommes pas idiots et nous sommes capables de penser, de créer, d’inventer et de nous débarrasser des voyous qui nous gouvernent.

 

Si la démocratie est la corruption de la République, c’est à nous de remettre la République à la place qu’elle n’aurait jamais dû perdre. Plus prosaïquement, je dirai que la démocratie est une étape régressive de la République, à la fois nécessaire et enrichissante, qui nous permettra d’aller plus loin et de trouver des voies alternatives qui nous satisferont mieux, au moins un temps car rien ne saurait être parfait parmi les créations engendrées par les imparfaits que nous sommes.

 

Ce constat d’imperfection permanente ne doit en rien nous interdire de chercher, la perfection ne sera jamais atteinte mais parcourir l’itinéraire qui nous en approche est déjà tellement satisfaisant.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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