Log In

Du rififi chez les Chtis…

Bonjour l’angoisse, vous avez vu Montebourg, il est remonté le petit jeune du PS, il est plein d’énergie et veut faire le grand ménage de printemps alors que l’hiver n’a pas officiellement commencé. Quel talent cet homme de ménage possède, c’est fou… Il débusquerait un loup de sa tanière… pardon des moutons de sous le lit, d’ailleurs c’est ce qu’il a fait… Un loup chti surement pas un mouton, fallait le faire dans ces forêts de béton…

 

jean-pierre-kucheida.jpgEt oui, on a droit à une resucée de « Bienvenue chez les chtis » mais en moins comique, quoique je n’ai jamais compris le succès de ce film, soit dit en passant… Notre beau Arnaud, le Montebourg de service, se fait l’écho d’un élu incarcéré qui perd son sang-froid suite à l’abandon dont il est victime de la part de ses… devrais-je dire complices ? ou amis ? ou collègues ? Choisissez vous-même. Sous des aspects positifs de nettoyage des écuries d’Augias, Montebourg n’est-il pas en train de se faire un trou au PS qui lui servira à mettre en place les fondations de sa rampe de lancement pour l’avenir. Quelles que soient les raisons de ce nouveau scandale politico-financier, qui se présente à point nommé pour Zorko et son gang alors que les sondages sont ce qu’ils sont, il est toujours bon d’assainir le « milieu » politique dont certains membres se dévoient et profitent de leurs statuts pour accomplir des actes non seulement répréhensibles mais contraire à l’exemplarité que ces élus devraient appliquer…

 

Notre Héraclès socialiste entrainera-t-il le PS dans une déroute électorale en montrant la réalité du monde politique français. Quelles que soient les opinions, de gauche ou de droite, les systèmes mafieux existent depuis longtemps, même les plus petits partis usent de méthodes disons discutables, allant des promesses de prébende ou de soutien pour telle ou telle cause ou entreprise, jusqu’au racket systématique des entreprises menacées de ne plus « travailler » sans une participation financière à une campagne locale ou nationale. La frontière est mince entre le chantage et l’aide suggérée. Les coûts, toujours plus élevés, des campagnes électorales, les sociétés de communication étant de plus en plus chères, les affiches, les colleurs correspondants n’acceptant aucune autre rémunération que les espèces, les cadeaux à faire, les déplacements, tout cela fait des fortunes que les partis politiques sont bien obligés de trouver. Les comptes de campagne étant ce qu’ils sont et les contrôleurs aussi, comment peut-on s’en sortir ?

 

De tout ce tas d’immondices un seul fait m’intéresse vraiment, comment peut-on faire confiance à ces gens qui nous représentent si leur exemple est à l’opposé de ce qu’ils sont supposés nous montrer. Jean-Pierre Kucheida, Guérini ne sont que deux flocons au sommet de l’iceberg, et, pour l’instant, ils bénéficient de la présomption d’innocence. D’ailleurs, la Martine Aubry, en gelant la candidature de ce quidam aux futures législatives, anticipe la décision judiciaire à venir et fait fi de cette présomption d’innocence qu’elle assénait sur toutes les ondes dans l’affaire DSK… Saurait-elle quelque chose que nous ne savons pas et son « voisin » du Pas de Calais serait-il déjà coupable pour elle ?

Je vous rassure j’en ai autant pour la droite…

Où sont probité, honnêteté, respect… Mots oubliés de nos édiles qui confondent le pouvoir que nous leur donnons avec celui qu’ils souhaitent et ce n’est pas d’aujourd’hui. Je vous livre ci-dessous un texte tiré d’un interview surréaliste de Gaston Defferre, rien à ajouter à ce que vous allez découvrir, c’était il y a 50 ans et c’est toujours comme ça…

 

Interview réalisé par Camille GILLES

Extraits de Paris-presse l’intransigeant  » Dernière heure  » jeudi 26 juillet 1962

Le journaliste

– Dans certains milieux de Marseille on prétend que vous avez à votre disposition une policegaston-deferre.jpg spéciale, genre  » barbouzes  » est-ce exact ?

Réponse de Gaston Defferre

–  » Non, je n’ai pas de  » barbouzes  » à ma disposition mais simplement des militants. Ils sont groupés en section en sous-sections. Il y en a à Marseille un peu plus de 15.000. « 
 » C’est la deuxième fédération de France. Et croyez-moi, ces gens savent se battre. Aux prochaines élections réunions électorales, si les  » pieds-noirs  » veulent nous chatouiller le bout du nez, ils verront comment mes hommes savent se châtaigner. « … Ce ne sont pas eux qui viendront, mais nous qui iront casser leurs réunions.  » N’oubliez pas que j’ai avec moi une majorité de dockers et de chauffeurs de taxis ! « 

 

Si ce n’est pas de la mafia ça… Je veux bien manger mon chapeau…

Alors il est vrai que Marseille est peut-être un exemple caricatural, avec ses crimes de juges (le juge Michel en particulier qui enquêtait sur les rapports qui unissaient la mafia locale avec les élus), ses débordements de langage et de coups de feu, son directeur de la santé publique ou de la sécurité sociale qui se suicide de deux balles dans la tête, etc. Mais n’est-ce pas dramatique, consternant de voir avec quelle impudeur ces voyous de la politique se croient tout permis et au-dessus des lois qu’ils ont bien souvent votées…

 

Non seulement ils ne sont pas des exemples à suivre mais ils sont tous à mettre dans des cachots pour le reste de leurs jours. Se moquer des électeurs est une chose grave, se moquer de son pays l’est aussi, se moquer des grands principes démocratiques de notre République, qui devient chaque jour plus bananière, l’est encore plus.

Je lisais le livre « Sarko m’a tuer » de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, et là encore on voit apparaître une dérive mafieuse avec ses règlements de compte, sa cruauté, ses réseaux et ses hommes de main réservés aux basses œuvres. Tous les coups sont permis, ceux pour conquérir le pouvoir, ceux pour le garder, toutes les tricheries, tous les stratagèmes, toutes les exactions sont bonnes si tant est que l’objectif soit atteint. Et l’impunité de ces gens outranciers et manipulateurs les rend encore plus exécrables.

 

Comme je suis triste de laisser ce monde à mes enfants et mes petits-enfants, je suis un infâme et un lâche, mieux vaut mourir dans l’honneur que vivre dans la honte. Honte à nous de fermer les yeux sur le monde que nous avons construit. Nous n’avons plus d’autres idéaux que l’argent et le pouvoir, vous pouvez inverser ces deux termes cela ne changera rien au fait.

Bonjour tristesse…

 

Haroun.

3 Commentaires

  1. Pangloss Répondre

    Qu’ils soient de gauche ou de droite, les groupies n’aimment pas qu’on dévoile les « imperfections » de leurs partis et sont prêts à accuser l’autre bord d’ouvrir des placards qu’il voulaient
    maintenir fermés. Un peu comme les supporters d’une rosière qui n’aimeraient pas qu’on dise qu’elle a refilé des morpions à la moitié du canton.

  2. Pascale Répondre

    J’aime bien l’image de la rosière qui m’a rappelé, bien sûr, l’affaire DSK. Un boulet dont se serait bien passé le PS. Un pétard qui a explosé alors qu’on pensait l’avoir étouffé. Comme les
    affaires Lang et Dray ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com