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Economie dirigée… par qui ?

J’écoutais ce matin le candidat PS, François Hollande… A la question du journaliste concernant le chantage odieux fait par l’UMP sur la réaction des marchés à son éventuelle élection, François (on est très intime au PS, on se tutoie et on s’appelle par les prénoms, comme aux USA…, mais moi je ne suis pas au PS, donc…)  Hollande répondit avec brio que de tels débats n’était pas du niveau d’une campagne présidentielle… Mais, mon bon… Le niveau est tellement bas, que ça ou rien, ça ne changera pas grand chose…

Mais le problème est néanmoins posé, est-ce que les marchés ont leur avis à donner sur nos affaires intérieures, sur notre politique nationale, sur les opinions des Français ? Je crois que non… J’espère que non… Finalement, je pense que oui et c’est un droit que nos gouvernants actuels leur ont donné, avec d’autres menus morceaux de notre souveraineté, en guise de gage de notre adhésion à un fédéralisme rampant, et que tous semblent réclamer.

Il y avait, jadis, un choix entre deux dogmes économiques bien différents, le premier était le communisme avec une économie dirigée par l’état au profit (soit disant) du peuple. Le second était le capitalisme avec une économie dirigée par les marchés au profit (soit disant) des consommateurs. Dans un cas comme dans l’autre les bénéficiaires de ces techniques de gestion n’étaient pas ceux pour qui on les avait créés. Dans le premier tout bénéficiait au parti et à sa nomenklatura, tandis que pour le second tout profitait aux marchés, représentés par leurs plus grosses entreprises multinationales bien plus puissantes que les états eux-mêmes avec les banques en tête de peloton.

Premier constat : dans un sens comme dans l’autre, l’économie était dirigée par des institutions ou des hommes qui avaient perdu de vue la véritable raison de leur fonction.

Second constat : l’une et l’autre de ces formules magiques, qui visent à la satisfaction des êtres de cette planète, ont échoué à satisfaire cette accession au bonheur tant promise et jamais atteinte.

 

Riches de ces constats plutôt décevants, pourquoi nous entêtons-nous à garder ces moyens dépassés, surannés et contraires à nos objectifs ? Pourquoi ne cherchons-nous pas d’autres voies, d’autres solutions ? Les hommes ont peur du changement, de l’inconnu, de l’effort. Cela suffit à tout bloquer et à faire que les vieilles recettes continuent à donner de mauvais résultats. Par manque de courage de nos gouvernants qui ne sont que nos pâles caricatures, nous nous contentons de ressasser les mêmes phrases qui nous rassurent parce que nous les connaissons par cœur. Nous devons aller de l’avant, nous devons chercher et surtout trouver d’autres outils, d’autres moyens, d’autres hommes qui nous porteront sur d’autres chemins pour enfin tenter d’atteindre, si ce n’est au bonheur, dans tous les cas au respect de nous-mêmes et des autres.

 

Pour revenir à la question posée par le journaliste et surtout sur les propos des umpistes qui l’ont inspirée, est-ce que ce chantage, cette technique basée sur la peur d’une aggravation de la crise, est-ce que tout cela est digne ? C’est un peu comme si des élections avaient dû se faire avant la dernière guerre et qu’un candidat dise aux électeurs, votez pour moi sinon vous serez bientôt Allemands, pour peu qu’il soit nationaliste. Ou encore votez pour moi et vous serez Allemands pour peu qu’il soit germanophile et collaborationniste. C’est quoi cette façon de mélanger des choses qui n’ont rien à voir les unes avec les autres, c’est quoi cette manière de brouiller le jeu en permanence par l’introduction d’éléments étrangers au débat de fond qui doit avoir lieu ? C’est essayer de nous prendre pour ce que nous sommes… des crétins ! Ils n’oseraient jamais le faire si nous n’en étions pas, ils nous connaissent mieux que nous-mêmes, ce sont eux qui nous ont faits ce que nous sommes. Il n’y a pas de quoi en être fier.

 

Sarkozy et son orchestre sentent l’heure de la fermeture arriver et tous les moyens sont bons pour tenter d’arracher une victoire fusse-t-elle à la Pyrrhus.

 

Cependant, il va falloir que Hollande m’explique quelque chose, nous sommes d’accord, Sarkozy est un corrompu et un maître-chanteur, mais lui, le Hollande, quand le MES s’est présenté à l’assemblée nationale, puis au sénat, qu’ont fait les élus socialistes ? Je vous le donne en mille, ils se sont abstenus et ont laissé passer une loi qui met notre pays à genoux… Alors, moooossieur Hollande, l’autre mangeur de fromage, de qui vous moquez-vous ? Comment pouvez-vous ironiser sur les techniques de votre compétiteur et adhérer à son point de vue sur l’importance des marchés et le déférent respect qu’on doit leur porter ? Vous avez accepté de nous vendre aux marchés en vous abstenant, vous êtes du même acabit que votre ennemi et ne valez pas mieux que lui. J’ose simplement espérer que vous serez moins corrompu mais je n’en suis pas sur et votre clique lorgne déjà sur les prébendes de retour dans leurs escarcelles déjà bouffies.

 

On dit toujours que de deux maux il faut choisir le moindre, aujourd’hui nous avons le choix entre le sida et le cancer…

 

Je prends le cancer, et vous ?

 

Haroun.

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